n°325 - mai 2025

  • "4°C entre toi et moi" L'architecture sous réchauffement climatique à la Biennale d'architecture et de paysage d'Ile-de-France (Bap!) - Sommaire

    La Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France est la plus importante exposition d’architecture dans l’Hexagone. Pour sa troisième édition, Sana Frini, du cabinet mexicain LOCUS, et Philippe Rahm, du cabinet français Philippe Rahm Architectes, ont été sélectionnés comme cocommissaires de l’exposition de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, qui sera présentée dans les écuries du Château de Versailles jusqu’au 13 juillet. L’exposition part du constat que la France connaîtra une hausse de 4 °C des températures d’ici 2100, faisant passer son climat de tempéré à subtropical. L’exposition « 4 °C entre toi et moi » revisite d’abord l’architecture des climats chauds d’avant l’air conditionné, en proposant l’étude scientifique de bâtiments vernaculaires et en dévoilant leurs stratégies climatiques pour rester au frais, et pour résister aux sécheresses ou aux inondations – un travail réalisé avec des étudiants du monde entier. Est ensuite présenté le travail d’une quarantaine d’architectes contemporains exerçant déjà aujourd’hui dans ces latitudes plus chaudes, pour comprendre comment leur architecture fait face à la chaleur. Une dizaine d’essais sur l’avenir de l’architecture face au réchauffement climatique clôt l’exposition. Nous avons sélectionné les moments les plus emblématiques de cette biennale, espérant vous inciter à en découvrir sur place toute la richesse.

  • "Journal de Londres", 1er janvier 2010

    Carolyn Steel est une universitaire et éminente spécialiste de l’alimentation et des villes. Ses ouvrages primés Ville affamée – Comment l’alimentation façonne nos vies(Rue de l’Échiquier éd., 2008) et Le ventre des villes, Comment l’alimentation façonne nos vies (Rue de l’Échiquier éd., 2021) ont établi son concept de « sitopia » (lieu de nourriture) dans le monde entier et sa conférence TEDGlobal de 2009 a été visionnée 1,5 million de fois.

  • À peine 4 °C, mais une révolution pour l’architecture

    Malgré leur précision et leur clarté, les mots sont parfois impuissants à incarner la force d’un fait. Ainsi en va-t-il du terme réchauffement lorsqu’il qualifie l’évolution du climat. Car, avouons-le, celui-ci évoque d’abord une sensation de bien-être ; ne dit-on pas « ça me réchauffe le cœur » ou « le réchauffement des relations diplomatiques » ? On sait pourtant que la « petite » augmentation de 4 °C des moyennes de température d’ici 2100 aura de terribles répercussions. Parler de dérèglement, d’échauffement, voire d’embrassement climatique ne permettrait-il pas de marquer plus intensément les esprits ?

  • Amélie Fontaine : Saine bâtisseuse en son jardin

    Amélie Fontaine vit et travaille dans sa terre natale, l’Avesnois, qui est devenu en 1992 l’un des 56 parcs naturels régionaux que compte actuellement l’Hexagone. Elle est donc une architecte résolument ancrée dans une région, les Hauts-de-France, et dans un département, le Nord. Mais cette inscription locale, cet enracinement dans le paysage de l’intimité fut l’objet d’un retour délibéré bien que choisi sur « un coup de tête. Car s’installer ici n’était pas du tout une évidence », confie-t-elle. C’est plutôt le résultat d’un itinéraire professionnel mouvementé bien qu’auréolé de succès. L’engagement total d’une militante opiniâtre pour réenchanter sa ruralité bien-aimée.

  • Architectes conseils de l’État : une action de plus en plus essentielle

    Lionel Orsi vient de succéder à Aline Hannouz à la présidence du corps des architectes-conseils de l’État1 (ACE). Alors que les ACE ne sont plus consultés pour les permis de construire, nous leur avons demandé comment ils envisagent leur rôle au sein des nouveaux enjeux territoriaux et vers quelles évolutions ils souhaitent renforcer leur action.

  • Architecture cyclopérenne : 25 logements sociaux, Palma de Majorque, Espagne

    L’agence Harquitectes s’est fait remarquer depuis une vingtaine d’années tant pour ses prouesses techniques que pour ses expérimentations esthétiques. La visite à l’automne dernier dans l’archipel des Baléares de l’un de ses projets alors en fin de chantier confirme que l’inventivité et la créativité de ces architectes catalans se nourrissent particulièrement bien de situations insulaires où les ressources sont de fait limitées.

  • Biennale internationale Design Saint-Étienne (1/2)

    La 13e Biennale internationale Design Saint-Étienne, placée sous le thème « Ressource(s), Présager demain » se tiendra du 22 mai au 6 juillet. Cet événement, créé en 1998 par Jacques Bonnaval, alors directeur régional des Beaux-Arts de Saint-Étienne (aujourd’hui Esad Saint-Étienne), offre un panorama des enjeux contemporains à travers le prisme du design. La nouvelle édition explore au sens large la notion de « ressource(s) » et questionne le designer, acteur de premier plan. Expositions, conférences et ateliers rythmeront la Biennale sur deux principaux lieux d’exposition, La Platine – Cité du design et les halles Barrouin, au cœur de la ville de Saint-Étienne.

  • Changement de paradigme : Entretiens avec Sana Frini et Philippe Rahm

    Deux entretiens individuels en visio avec les commissaires de l’exposition 4°C entre toi et moi : l’un avec Philippe Rahm depuis un lieu indéterminé en Europe ; l’autre, avec Sana Frini depuis Mexico… Des localisations moins séparées par des milliers de kilomètres que par quelques degrés Celsius, une nouvelle manière d’aborder le monde que ces deux architectes vont nous faire découvrir à l’ENSA Versailles à partir du 6 mai…

  • Ciel rouge, ciel noir

    Gabriel Kogan, architecte et critique, est titulaire d’une maîtrise en gestion de l’eau de l’UNESCO-IHE (Pays-Bas, 2013) et d’un doctorat en architecture de la FAU-USP (Brésil, 2025). Professeur à l’Escola da Cidade (Brésil) et critique invité au Politecnico di Milano (Italie), il a également été professeur invité au Tokyo Institute of Technology (Japon, 2021) et chercheur à l’université de Kyoto (Japon, 2022). Il dirige actuellement un bureau d’architecture indépendant basé à São Paulo.

  • Déjà-là ! Concours pour la réalisation d’un groupe scolaire dans le quartier Lisière, Satory Ouest, Versailles

    Un territoire en mutation dédié à la recherche militaire inscrit dans un paysage idyllique, un plan urbain respectueux de la respiration de la nature et un concours mettant en compétition des équipes qui ont rivalisé d’ingéniosité pour répondre aux contraintes climatiques pesant aujourd’hui sur les constructions nouvelles.

  • Drawing Matter : penser, classer, montrer

    D’a s’est rendu au spring open weekend de Drawing Matter à Londres. Le site internet ouvrait au public sa collection de dessins séminaux d’architectes, de la Renaissance à aujourd’hui. Portrait d’une institution en trompe-l’œil.

  • Façade et confort d'été : en quête d'inertie

    Pour lutter contre le réchauffement localisé et l’inconfort thermique d’origine anthropique, nous présentons deux stratégies passives pour l’enveloppe du bâtiment : créer de l’ombre et limiter l’absorption des rayons solaires. Nous avons volontairement exclu les procédés techno-solutionnistes consommateurs d’énergie. En effet, les options passives présentées dans ce dossier sont souvent suffisantes pour garantir le confort d’été.

  • La Balise : une enveloppe réemployée pour penser le confort autrement

    « La Balise » est une expérimentation concrète d’un nouveau rapport à l’enveloppe, où la matière remplace la technique pour créer du confort, et où la légèreté d’intervention se confronte aux habitudes de construction et d’usage d’un programme de bureaux.

  • Maison de la FFCK à Vaires-sur-Marne : l’équilibre thermique sans ramer

    À Vaires-sur-Marne, la Maison de la FFCK se distingue par une conception bioclimatique, garantissant fraîcheur estivale et confort thermique, sans recours à la climatisation ni à la surconsommation énergétique.

  • Marcher sur deux jambes ou comment révolutionner l’architecture sans la tuer

    Définir l’architecture est une gageure. Mais à l’heure de la remise en cause, plus que légitime et nécessaire, de l’hégémonie de la construction neuve, nous ne pouvons faire l’économie de repenser, après tant d’autres, ce qui caractérise l’architecture. Au risque, sinon, de souffler le froid et le chaud sur son avenir, sans que l’on sache bien si c’est de la discipline ou de la profession, ou encore d’autre chose dont on parle. Au risque surtout de manquer sa cible.

  • n°325 - « 4°C entre toi et moi », l’architecture sous réchauffement climatique

    La Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France est la plus importante exposition d’architecture dans l’Hexagone. Pour sa troisième édition, Sana Frini, du cabinet mexicain LOCUS, et Philippe Rahm, du cabinet français Philippe Rahm Architectes, ont été sélectionnés comme cocommissaires de l’exposition de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, qui sera présentée dans les écuries du Château de Versailles jusqu’au 13 juillet.

    L’exposition part du constat que la France connaîtra une hausse de 4 °C des températures d’ici 2100, faisant passer son climat de tempéré à subtropical.

  • Prendre la chaleur

    Beatriz Colomina est titulaire de la chaire Howard Crosby Butler d’histoire de l’architecture à l’université de Princeton. Elle écrit et organise des expositions sur les questions de design, d’art, de sexualité et de médias. Parmi ses livres et expositions, citons We the Bacteria: Notes Toward Biotic Architecture,2025, Triennale de Milan, avec Mark Wigley. Mark Wigley est quant à lui professeur d’architecture et doyen émérite de l’université de Columbia. Historien, théoricien et critique, il explore l’intersection de l’architecture, de l’art, de la philosophie, de la culture et de la technologie. Parmi ses livres et expositions, citons Are We Human? Notes on an Archaeology of Design avec Beatriz Colomina.