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  • Alex MacLean Impact

    Avec Impact, qu’édite Dominique Carré, le photographe aviateur Alex MacLean souligne les menaces qui pèsent sur les établissements humains implantés le long des côtes atlantiques nord-américaines. Ce livre est une démonstration, rigoureusement construite, solidement étayée et superbement illustrée. Il permet encore de vérifier à quel point l’image photographique, quand elle est instruite et construite, est aussi indispensable qu’irremplaçable.
  • Architecture de la contre-révolution, l’armée française dans le nord de l’Algérie

    Née à Alger, formée en Algérie puis à Mendrisio, en Suisse, Samia Henni a passé en 2016, à l’ETH de Zurich, une thèse dont est issu cet ouvrage, d’abord publié l’année suivante en langue anglaise par gta Verlag, maison d’édition suisse. Elle est aujourd’hui professeure à l’université de Cornell, où elle enseigne l’histoire de l’architecture, le développement urbain et l’aménagement du territoire. Et c’est bien à la croisée de ces champs que se situe son travail, qui narre, analyse et documente comment la France a lancé et mené entre 1954 et 1962 une transformation radicale du territoire colonisé, destinée à fixer et contrôler les populations autochtones. Les grands acteurs de cette politique de planification, menée manu militari et proprement contre-révolutionnaire, se retrouveront aux manettes en France une fois la guerre terminée. Tels Paul Delouvrier ou Maurice Papon, l’un à la tête de la Préfecture de Police, l’autre chargé de « remettre de l’ordre dans le bordel » de la région parisienne, selon les mots du général de Gaulle. Il en ira de même pour les différents opérateurs, entreprises, aménageurs, bureaux d’études et architectes qui auront pris part à ce qui apparaît comme le laboratoire refoulé de l’aménagement de la France des Glorieuses.

     

    Architecture de la contre-révolution, l’armée française dans le nord de l’Algérie, Samia Henni, Éditions B42, Paris, 2019, 352 p., 23 x 16 cm, 73 illustrations noir et blanc, 29 euros.

  • Architecture en fibres végétales d’aujourd’hui

    Publié parallèlement à l’exposition du Pavillon de l’Arsenal, ce livre que l’on doit à notre confrère et collaboratrice Dominique Gauzin-Müller est le premier consacré à l’art de bâtir en fibres végétales. C’est déjà une bonne raison pour l’inclure dans toute bonne bibliothèque d’architecte. L’auteure a rassemblé des projets contemporains époustouflants, elle ne quitte cependant jamais son rôle d’enseignante et propose des pages très didactiques sur les techniques constructives.

     

    Architecture en fibres végétales d’aujourd’hui, Dominique Gauzin-Müller, Éditions MUSEO, 24 x 33 cm, 146 p., 28 euros.

  • Architecture et climat : du défi technologique à la refondation disciplinaire

    En moins d’une décennie, au fur et à mesure qu’achevait de se révéler une crise environnementale sans précédent, la question des rapports entre architecture et environnement, architecture et climat, longtemps reléguée à la périphérie de la discipline architecturale, s’est retrouvée propulsée au rang de préoccupation majeure. Matériaux biosourcés, empreinte carbone, bâtiments à énergie positive font désormais partie d’un paysage professionnel en évolution rapide. La multiplication des prises de position et surtout le nombre élevé de réalisations expérimentales les concernant s’accompagne toutefois d’ambiguïtés persistantes concernant l’orientation générale qu’il convient d’adopter afin de promouvoir une architecture satisfaisante d’un point environnemental.
  • Central Park de Taichung, île de Taïwan

    Sous ce climat subtropical, les températures oscillant entre 24 et 38 °C au cours de l’année, avec des taux d’humidité atteignant 80 % en été, peuvent rendre les activités en extérieur difficilement supportables… si bien qu’on y préfère les promenades dans des malls climatisés. C’est avec la volonté de saisir à bras-le-corps ces importantes contraintes climatiques – au sens météorologique du terme – que l’équipe formée par la paysagiste Catherine Mosbach et l’architecte Philippe Rahm (secondée sur place par l’agence Ricky Liu & Associates) a remporté le concours pour l’aménagement du Central Park de Taichung en 2011.

    Pour sortir vainqueurs de cette compétition internationale, ils mettent en place une méthodologie fondée sur leurs complémentarités respectives, associant par dialectique un travail sur les éléments naturels (l’eau, la terre, le végétal) et des artefacts techniques (l’artificiel, l’architecture, l’ingénierie, le design) et ce, dans le but d’offrir aux promeneurs un « confort climatique supportable en plein air ».

    À partir de cibles bien identifiées que sont la chaleur, l’humidité, la pollution ou le traitement de l’eau, l’équipe de maîtrise d’œuvre souhaite déployer et tester des solutions innovantes et expérimentales à grande échelle afin de créer un parc à zones plus ou moins tempérées. Du plan-masse aux moindres détails de signalétique, en passant par le plan de plantation, le morphing des sols, la construction des infrastructures et le balisage d’un mobilier connecté : chaque mètre carré est déterminé en fonction des forces météorologiques, dans un but d’optimisation, d’équilibrage et d’absorption, toujours pour le confort du promeneur. Albédo des matériaux, îlots de chaleur, traitement de la qualité de l’air, artificialisation et porosité des sols, smart landscape et smart grid, simulation numérique des dynamiques des fluides : toutes ces données encore peu considérées ou disparates lors de la création des écoparcs au début des années 2000 sont alors ambitieusement intégrées dès la conception générale, faisant aujourd’hui de Taichung un laboratoire à grande échelle de l’urbanisme de demain. Si le parc – partiellement livré mais pas encore inauguré – doit dessiner un axe transversal au sein d’un vaste territoire urbain encore en friche, il accueille déjà du public, et l’on peut y faire l’expérience de la promenade jusqu’à la nuit tombée. Nous avons visité cet incroyable paysage en octobre dernier, et vous convions à le visiter avec nous.

    Maître d’ouvrage :Gouvernement de la ville de Taichung, district de Xitun

    Maîtres d’oeuvre : Mosbach paysagistes, Philippe Rahm architectes, Ricky Liu & Associates

    BET structures :Bollinger & Grohmann (France)

    BET simulations thermodynamiques :Transsolar (Allemagne)

    BET VRD & hydraulique :Atelier LD (France), Sepia Conseils (France)

    Ingénierie de systèmes intelligents : Fabric.ch (Suisse)

    Ingénierie de l’éclairage :Philippe Rahm architectes, Ricky Liu & Associates (Taiwan)

    Programme : transformation de l’ancien aéroport en Central Park, comptant un bâtiment d’accueil, un centre de maintenance, 10000 m2 de panneaux photovoltaïques, tous les équipements (toilettes, locaux techniques, mobilier)

    Superficie : 67,32 hectares

    Coût :80 millions d’euros

    Calendrier : 2011-2020 (2011 : premier prix du concours international, 2012 : fin des études préliminaires, 2013 : fin des études détaillées, 2014 : début du chantier, 2020 : fin de la mission)

  • Charlotte Perriand : artiste capitale du XXIe siècle

    La Fondation Louis-Vuitton se félicite de consacrer, pour la première fois depuis son ouverture, l’ensemble de ses espaces d’exposition à un seul créateur. Cet « événement » est doublement « exceptionnel » : d’une part il s’agit d’une créatrice ; d’autre part, cette femme s’est consacrée à un art réputé mineur, celui de l’aménagement intérieur et de la conception de mobilier. Voici donc Charlotte Perriand célébrée dans un haut lieu du chic culturel international. Pour le meilleur et pour le pire ?
  • Charlotte Perriand – L’œuvre complète volume 4 1968-1999

    Le quatrième et dernier volet de l’œuvre complète de Charlotte Perriand est enfin paru. Il est essentiellement consacré aux stations de sport d’hiver auxquelles elle a consacré les dernières années de sa vie.

     

    Charlotte Perriand – L’œuvre complète volume 4 1968-1999, Jacques Barsac et Michèle Perrot, Archives Charlotte Perriand – Éditions Norma, 23 x 30 cm, 528 p., 95 euros.

  • Comment le CO2 est en train de refonder la discipline architecturale sur elle-même

    Les fondements climatiques de l’urbanisme de Vitruve à Alberti

    Jusqu’au milieu du XXe siècle, l’urbanisme et l’architecture étaient traditionnellement basés sur la santé et le climat. Dans les traités de Vitruve du Ier siècle avant J.-C., ou chez Leon Battista Alberti, au XVe siècle, l’architecture, dans sa forme la plus classique, est avant tout climatique. Il faut analyser l’humidité et les températures d’un lieu avant d’y fonder une ville, s’appuyer sur l’exposition au vent, l’orientation au soleil pour positionner et dessiner le tracé des rues, la forme des places et des bâtiments, comprendre la flore et la géologie pour choisir les matériaux de construction en adéquation avec les ressources locales.

  • Dans la peur de l’été - Concours pour l’aménagement des secteurs Farini et San Cristoforo à Milan

    À Milan, une ville toujours plongée dans une activité économique intense, viennent d’être annoncés les résultats d’un concours international visant la réalisation d’importantes extensions métropolitaines sur des terrains appartenant à la société nationale de chemins de fer.
  • Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris

    La réédition de l’ouvrage de Viollet-le-Duc et de Guilhermy publié en 1856 est cette année plus que nécessaire. En le relisant, il s’impose comme le premier chapitre d’un débat passionnant qui un siècle et demi après sa publication reprend avec une vigueur inespérée.

     

    Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris, Ferdinand de Guilhermy et Eugène Viollet-le-Duc, Éditions Parenthèses, 15 × 23 cm, 192 p., 16 euros.

  • Éléments d’histoire des climats intérieurs

    Quelles températures pouvaient régner dans les habitations de nos ancêtres ? Pour répondre à cette question, l’historien se doit de faire preuve d’inventivité, de ruser avec les sources et de croiser les approches. Car les climats intérieurs résultent d’interactions multiples entre une culture matérielle (la maison et les dispositifs techniques qui l’équipent), des sources d’énergie et des pratiques quotidiennes qui relèvent de ce que Georges Perec nommait « l’infra-ordinaire », cet ensemble de « choses communes » qui ne laissent pas de traces et qui parlent pourtant « de ce qui est, de ce que nous sommes. »
  • Entretien avec Philippe Rahm : Retour vers le futur

    Reconnu pour ses travaux sur l’architecture climatique, à travers installations, projets théoriques, livres et enseignement, notamment dans les universités américaines, Philippe Rahm vient de terminer un parc de 67 hectares à Taichung sur l’île Taïwan. « Un jardin météorologique » qui lui permet d’appliquer à l’échelle territoriale les principes qu’il a su expérimenter in vitro depuis plus d’une vingtaine d’années. Nous le retrouvons dans son agence, rue Chabanais à Paris, pour revenir avec lui sur les principales étapes de son parcours.
  • Façades, parcs et jardins

    Peut-on associer les parcs, les jardins et le patrimoine bâti lorsqu’il s’agit d’éclairage ?
    Oui et non : les problématiques ne sont pas tout à fait les mêmes en termes de solutions, quoique, à part les bornes et les colonnes, les différentes catégories de produits utilisés conviennent aux deux domaines. Par exemple, les encastrés de sol, les luminaires linéaires et les projecteurs sont parfaitement adaptés aux mises en lumière des façades et trouvent également leur place le long des allées et des cheminements des parcs. Ces espaces se côtoient dans la cité : il n’est pas rare en effet que les bâtiments s’entourent de jardins, ou que les parcs s’immiscent dans les espaces construits pour y apporter un peu – voire beaucoup – de verdure. Cette promiscuité ne doit pas nuire aux éclairages que concepteurs lumière et paysagistes s’ingénient à façonner et à moduler pour les faire cohabiter dans la ville. Mais pour autant, il ne s’agit pas de tout éclairer tout le temps ; d’où la mise en place de trames noires savamment dessinées et de technologies qui permettent de détecter, d’éteindre, d’allumer, de grader la lumière.
  • Fantasmagorie

    Au XVIIe siècle, une fantasmagorie est l’art de faire parler les fantômes, les apparitions surnaturelles en projetant sur un écran de toile ou de fumée des tableaux miniatures peints ou gravés. À l’occasion de la dernière Paris Design Week de septembre, la galerie des Ateliers de Paris présentait dans une surprenante scénographie dark et brumeuse l’exposition « Fantasmagorie ». Invités à réfléchir sur le lien entre la lumière et les matériaux, les designers ont proposé des luminaires narratifs et poétiques, des pièces uniques réalisées spécialement pour l’événement ou présentées pour la première fois. Les 15 projets exposés sur de grandes feuilles de plastique noir froissées bon marché sont à la fois luminaire et objet de contemplation révélant textures, reflets, brillance et couleurs.
  • Fernand Pouillon et l’Algérie

    Selon Auguste Perret, « l’architecture, c’est ce qui fait de belles ruines ». Celui qui fut le mentor de Fernand Pouillon ne serait pas déçu par ce dernier, plus particulièrement par les innombrables et sublimes édifices qu’il réalisa en Algérie durant plus de vingt ans. Depuis, l’état du pays a condamné à la déréliction, donc à la ruine, donc au sublime, forcément sublime, la plupart des aménagements de Pouillon. Le très beau livre des éditions Macula, platement sous-titré Bâtir à hauteur d’hommes, en témoigne. Il réunit les travaux de deux photographes qui portent un regard radicalement différent sur les mêmes lieux : Daphné Bengoa saisit sur le vif les détails de la vie quotidienne, quand Leo Fabrizio embrasse, à la chambre, la magnificence déchue des pierres. D’Alger à Oran en passant par Ghardaïa et les gigantesques complexes touristiques de Tipasa, El Kala, Sidi Fredj ou Seraïdi (qui comptent souvent plus de 1 000 lits), leurs images nous rappellent que l’œuvre de Pouillon ne s’arrête pas aux monumentaux immeubles de logement algérois, Climat de France et Diar-es-Saâda.

    Fernand Pouillon et l’Algérie, photographies de Daphné Bengoa et de Leo Fabrizio, avec un texte de Kaouther Adimi, Macula, 2019, 22,5 x 30,5 cm, relié, 192 p., 45 euros.

  • HCL : le pouvoir insoupçonné de la LED

    1Les premiers développements de la LED étaient étroitement liés aux économies d’énergie. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’on s’est intéressé aux possibilités que la technologie offrait pour améliorer le bien-être et se centrer sur l’humain (Human Centric Lighting). Aujourd’hui, l’HCL trouve des applications en éclairage dans le tertiaire, la santé, le transport aérien et même l’industrie. En 2015, Philippe Rahm proposait déjà une installation artistique qui traduisait ce concept technique. Concept qui a ensuite fait l’objet d’une suspension « grand public » éditée par Artemide, pour finalement ne garder que les intentions esthétiques. Mais l’idée de départ est de sortir du luminaire pour questionner les valeurs physiques de la lumière sur l’humain et reconsidérer son impact pour mieux éclairer. Est-ce que la lente évolution de la LED, qui amène à reconsidérer le corps des appareils et la disparition de la lampe, va aussi s’accompagner d’une plus large application du HLC ?
  • Heidegger et la question de l’habiter – Une philosophie de l’architecture

    « Peut-on être architecte sans avoir lu Heidegger ? » Une question rhétorique pour l’autrice Céline Bonicco-Donato. Dans son ouvrage, reprenant les concepts du philosophe allemand qu’il développa dans Bâtir, habiter, penser, elle s’attache à faire un commentaire méthodique de sa pensée. Méticuleusement, elle développe son argumentaire pour révéler la puissance de la théorie heideggerienne lorsqu’elle se transforme en concept architectural. Et c’est en s’appuyant sur le travail de Peter Zumthor, très imprégné de cette pensée heideggerienne, et plus particulièrement ses Thermes de Vals, qu’elle en fait une démonstration convaincante.

     

    Heidegger et la question de l’habiter – Une philosophie de l’architecture, Céline Bonicco-Donato, Éditions Parenthèses, 15 x 23 cm, 208 p., 18 euros.

  • Histoire des outils de modélisation environnementale pour l’architecture et l’urbanisme

    La « Feuille de route carbone » de l’Union européenne vise une réduction de 90 % des émissions de CO2 d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 19901. Pour atteindre cet objectif, il faut, entre autres mesures, repenser fondamentalement la pratique architecturale. Pour aider architectes et ingénieurs à concevoir des bâtiments neutres en carbone, des simulations de la performance des bâtiments (SPB) informatisées sont nécessaires à l’appui de la prise de décision. Cela justifie un changement de paradigme dans la pratique, passant d’un traitement de la durabilité comme une réflexion après coup à l’intégration profonde de la pensée écologique dans le processus de conception architecturale. Cette approche de conception basée sur des données probantes offre la possibilité de découvrir des synergies environnementales et de créer un nouveau langage architectural qui vise à atteindre et à dépasser la neutralité carbone pour conduire l’humanité vers un avenir plus durable.

  • Histoire d’un projet – De la demande à l’usage

    Les architectes le pratiquent quotidiennement mais peu d’ouvrages en rendent compte. C’est chose faite avec ce livre qui retrace le processus d’élaboration, du premier croquis à sa livraison, du siège de la Métropole Rouen Normandie de l’agence de Jacques Ferrier. Un livre indispensable à tout apprenti architecte.

     

    Histoire d’un projet – De la demande à l’usage, Loïc Couton et Jean-Jacques Terrin, Infolio Éditions, 15 x 22 cm, 240 p., 25 euros.

  • Hors Nature – L’enceinte, une figure de la sédentarisation

    Voilà un livre particulièrement ambitieux qui, même s’il se propose de s’interroger sur l’état du monde uniquement à travers le prisme de l’architecture, a manifestement le dessein de s’élever au-dessus des débats théoriques ou disciplinaires auxquels nous sommes habitués. Un peu à la manière de Sapiens, le best-seller d’Harari, Frank Rambert décline en dix tableaux l’histoire de l’humanité. Des deux structures annulaires de la grotte de Bruniquel édifiés il y a plus de 170 000 ans à l’image de la terre prise par la NASA en passant par l’Unité d’habitation de Firminy, c’est par la figure de l’enceinte qu’il construit une réflexion qui entend comprendre comment Homo sapiens en est venu à détruire son propre milieu. « La sédentarisation a sanctuarisé notre histoire et l’enclos est la figure qui nous montre la condition dans laquelle évolue l’humanité ; qu’il soit celui des origines ou qu’il soit, maintenant, la planète dans son entier. La sédentarisation a consommé une rupture avec la nature », écrit-il. En 2014, Frank Rambert nous avait déjà enthousiasmé avec un magnifique livre sur un sujet pourtant peu engageant, les cimetières militaires britanniques de la Grande Guerre (Jardins de guerre, chez le même éditeur), ce Hors nature se lit avec le même plaisir.

     

    Hors Nature – L’enceinte, une figure de la sédentarisation, Frank Rambert, Metis Presses, 14 cm × 19 cm, 140 p., 16 euros.