Copyright : ©Giulio Boem
Reconnu pour ses travaux sur l’architecture climatique, à travers installations, projets théoriques, livres et enseignement, notamment dans les universités américaines, Philippe Rahm vient de terminer un parc de 67 hectares à Taichung sur l’île Taïwan. « Un jardin météorologique » qui lui permet d’appliquer à l’échelle territoriale les principes qu’il a su expérimenter in vitro depuis plus d’une vingtaine d’années. Nous le retrouvons dans son agence, rue Chabanais à Paris, pour revenir avec lui sur les principales étapes de son parcours. D’a : Vous êtes architecte, pourquoi vous êtes-vous d’emblée intéressé à la composition chimique de l’air ?

Au départ, j’ai simplement voulu revenir sur un élément essentiel de ma discipline : l’espace. Je n’ai pas cherché à l’aborder comme un volume creux – comme le fait Bruno Zevi par exemple – mais comme une matière propre. Il est effectivement constitué d’air qui peut avoir des caractéristiques physiques et chimiques qui ne sont pas forcément perceptibles en elles-mêmes mais qui affectent directement les corps qui s’y exposent.

L’air est peut-être plus transparent et léger que l’eau, mais nous nous y baignons en permanence de la même manière. Nous sommes tout le temps plongés dans un mélange de gaz composé notamment d’une certaine quantité d’oxygène, portant d’infimes gouttelettes d’eau comme de nombreuses particules en suspension (...)$##$ et traversé par des r (...)

Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne