Copyright : ©Gio Pini
1Les premiers développements de la LED étaient étroitement liés aux économies d’énergie. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’on s’est intéressé aux possibilités que la technologie offrait pour améliorer le bien-être et se centrer sur l’humain (Human Centric Lighting). Aujourd’hui, l’HCL trouve des applications en éclairage dans le tertiaire, la santé, le transport aérien et même l’industrie. En 2015, Philippe Rahm proposait déjà une installation artistique qui traduisait ce concept technique. Concept qui a ensuite fait l’objet d’une suspension « grand public » éditée par Artemide, pour finalement ne garder que les intentions esthétiques. Mais l’idée de départ est de sortir du luminaire pour questionner les valeurs physiques de la lumière sur l’humain et reconsidérer son impact pour mieux éclairer. Est-ce que la lente évolution de la LED, qui amène à reconsidérer le corps des appareils et la disparition de la lampe, va aussi s’accompagner d’une plus large application du HLC ? Le point de départ : les fonctions biologiques. Selon un dossier réalisé par l’Inserm en 2013 (réalisé en collaboration avec le Dr Claude Gronfier, neurobiologiste à l’Institut Cellule Souche et Cerveau, Inserm Lyon), les fonctions de l’organisme aussi diverses que le système veille/sommeil, la température corporelle, la pression artérielle, la production d’hormones, la fréquence cardiaque, mais aussi les capacités cognitives, l’humeur ou encore la mémoire sont régulées par le rythme circadien – cycle d’une durée de 24 heures. Plus généralement, les données de la recherche scientifique montrent que presque toutes les fonctions biologiques sont soumises à ce rythme d’une durée de 24 heures, qui alternent veille/sommeil. Or, il existe une hormone, la mélatonine, souvent dénommée d’ailleurs hormone du sommeil, qui régule ces rythmes chronobiologiques (...)$##$ Elle est synthétisé (...)
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