Copyright : ©fondationLouis-vuitton/marcdomage ©
La Fondation Louis-Vuitton se félicite de consacrer, pour la première fois depuis son ouverture, l’ensemble de ses espaces d’exposition à un seul créateur. Cet « événement » est doublement « exceptionnel » : d’une part il s’agit d’une créatrice ; d’autre part, cette femme s’est consacrée à un art réputé mineur, celui de l’aménagement intérieur et de la conception de mobilier. Voici donc Charlotte Perriand célébrée dans un haut lieu du chic culturel international. Pour le meilleur et pour le pire ? Exposition

Disons-le d’emblée, l’exposition est magnifique, opulente, passionnante. Elle rassemble une quantité impressionnante d’œuvres – originales, copiées ou reconstituées (parfois spécialement pour l’exposition) – impeccablement mises en scène. À cet égard, le « clou » de l’exposition, ou plutôt les clous car il y en a plusieurs, ce sont les reconstitutions d’espaces, en particulier celles menées sous la houlette de l’architecte suisse Arthur Rüegg, qui en a déjà donné plusieurs exemples magnifiques par ailleurs. Pour la première fois, le visiteur contemporain peut ainsi déambuler – comme il y a tout juste quatre-vingt-dix ans – dans le célèbre stand du Salon d’automne de 1929 intitulé « Équipement intérieur d’une habitation » et co-signé, à l’instar du célèbre mobilier tubulaire qui y est présenté, « Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand ». Certes, les dimensions sont identiques, les casiers et les matériaux mis en œuvre aussi fidèles que possible ; mais les bouquets de fleurs sont en plastique, les meubles, des rééditions : tout est neuf et étincelant, comme à l’époque (...)$##$ Le fabricant de meubl (...)

Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne