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  • « On ne répondra pas aux enjeux climatiques de demain avec les standards d’aujourd’hui », entretien avec Alain Bornarel TRIBU.

    Cofondateur du bureau d’études environnemental TRIBU et membre de l’ICEB (Institut pour la conception écoresponsable du bâti), Alain Bornarel a toujours milité pour les techniques douces incluant la ventilation naturelle et le rafraîchissement passif. L’ingénieur poursuit cet engagement au sein du Mouvement pour une frugalité heureuse & créative, qui a lancé le manifeste du même nom en 2018. Il revient sur quelques notions élémentaires au sujet du confort climatique qu’il serait bon de retenir.
  • 25 ans d’expérience sur les grands projets universitaires qui montrent les limites des PPP et le formidable potentiel qu’offre toujours la loi MOP.

    Qu'il s'agisse de la récente construction de l'ENS Paris-Saclay, de la complexe restructuration du campus de Jussieu ou plus récemment du Campus Condorcet, Hélène Gobert, ingénieure hors classe des travaux publics de l'État, a participé et dirigé en tant que maître d’ouvrage aux projets majeurs des campus universitaires français. Elle a constaté les limites des PPP et trouvé dans la loi MOP un outil toujours aussi efficace, pour autant que l’on sache bien anticiper tous les enjeux, notamment ceux de l'exploitation-maintenance.
  • Couvertures en matériaux traditionnels. Couvertures en matériaux traditionnels

    Les matériaux traditionnels de couverture n’ont pas dit leur dernier mot. À l’heure où le monde du bâtiment s’implique dans la décarbonation, les architectes redécouvrent les vertus de la toiture en pente et des métiers artisanaux qui lui sont attachés. À chaque matière, ses avantages : la variété pour les tuiles de terre cuite, la texture naturelle pour les ardoises, la souplesse de mise en œuvre pour le zinc à joint debout. Et si la modernité n’était pas celle de la toiture-terrasse, mais celle du savoir-faire, du rapport à l’histoire et au territoire ? Bref, de l’architecture située, « non délocalisable ».
  • Dans l’enceinte des irréductibles. Pôle culturel dans une ferme briarde, Chessy, Seine-et-Marne

    Maîtres d'ouvrages : Ville de Chessy
    Maîtres d'oeuvres : Opus 5, Bruno Decaris, Agnès Pontremoli, Pierre Tisserand
    Entreprises :nc
    Programme : pôle culturel, école de musique, auditorium de 200 places et salle polyvalente
    Surface SHON :2 600 m2 et 6 300 m2 d’aménagements extérieurs
    Cout : 7,9 millions d’euros
    Date de livraison : 2021-2022 

  • Expérimentations décarbonées avec le biochar : une solution miracle ?


    En 1966, dans la forêt amazonienne, Wim Sombroek cartographiait de larges étendues d’un certain type de sol. Cet agronome néerlandais ouvrait ainsi le champ de recherche sur la terra preta, terre noire en brésilien, un type de sol aux propriétés de fertilisation incomparables. Aujourd’hui désigné par le terme « biochar » (de biomass et charcoal, charbon), ce matériau est obtenu par la pyrolyse de matières organiques en milieu très pauvre en oxygène. Utilisé dans de très nombreux domaines grâce à ses propriétés physiques et chimiques, ce supermatériau fait aujourd’hui l’objet de nombreuses études et expérimentations quant à son application dans l’industrie de la construction.
  • Familiarité singulière. Réhabilitation-extension d’une piscine communautaire, Saint-Méen-le-Grand, Ille-et-Vilaine

    Maîtres d'ouvrages : communauté de communes Saint-Méen Montauban
    Maîtres d'oeuvres : RAUM, architectes 
    BET: Leicht (structure), Tual (fluides), CMB 35 (économie/OPC), Vincent Hedont (acoustique) 
    Entreprises : Pompei (terrassements et VRD), TNS BTP (désamiantage et démolition), Le Chêne Constructions (gros oeuvre), Cruard Couverture (étanchéité et couverture ardoises), Deschamps (charpente bois et métallique), Scob (bardage bois), Renouard (menuiseries extérieures et métallerie), Delalande (menuiseries intérieures), Navic (mobilier et agencement), Béthuel (cloisons sèches, doublage, isolation), Guivarch (faux plafonds), Volutique (plafonds bois), Baille (carrelage et étanchéité des bassins), Aubert Louis (peinture), RPC (équipements de piscine), Groupe Fee (plomberie, chauffage, ventilation), Aqua-Tech (traitement de l’eau), Bernard Électricité (électricité, courants forts et faibles)
    Surface : 1 388 m2 SP dont 760 m2 SP de l’extension 
    Programme: création d’un bassin sportif et d’un espace aqualudique, restructuration du bassin de loisirs, de l’accueil, des vestiaires, douches, sanitaires et abords
    Cout : 4,9 millions d’euros HT
    Date de livraison : 2023

  • HOMMAGE I Jean-Paul Robert

    Architecte et critique d’architecture, Jean-Paul Robert était l’un des auteurs qui, il y a vingt ans, ont marqué la renaissance de d’a. En tant qu’ancien rédacteur en chef de L’Architecture d’Aujourd’hui – succédant à François Chaslin, il dirigea la revue de 1994 à 1998 –, ses conseils avaient été précieux lorsqu’il a fallu entièrement repenser le magazine. Brigitte Mestrot, sa compagne, qui redessina entièrement la maquette et le logo, est encore aujourd’hui à l’œuvre tous les mois. Jean-Paul écrivit ensuite régulièrement dans les pages de d’a, tenant ces dernières années les pages consacrées à la photographie, mais aussi notre dernière page et son Quésaco ?, courte rubrique dans laquelle son ironie mordante et son appétence à pourfendre la bêtise faisaient mouche. Sans jamais n’en rien montrer, il se battait depuis sept ans contre un cancer et c’est avec une grande tristesse que nous avons appris sa mort survenue le matin de Pâques à Angers, où il était né en 1952. Il était donc important pour nous d’ouvrir ce numéro de mai en lui rendant hommage. Paul Chemetov a eu la gentillesse de lui consacrer quelques lignes qui nous rappellent combien sa vie, si riche d’engagements sous toutes ses formes, a été passionnément vouée à l’architecture.

    Emmanuel Caille

  • Le maire, l’architecte et les chiroptères. La halle de Saint-Dizier, Haute-Marne

    Maîtres d'ouvrages : Mairie de Saint-Dizier
    Maîtres d'oeuvres : Christophe Aubertin, collectif studiolada, architecte mandataire, Aurélie Husson, architecte associée ; Lucie Lemaire et Caique da Costa, collaborateurs
    Entreprises : gros œuvre, Fior, Valenti ; charpente métallique, Fourcade SAS ; pierre massive, Rocamat ; charpente ossature bois et résille : Buguet
    BET : C&E ingénierie (Jean-Marc Weill et Alexandre Noceto), structure ; Barthes bois, structure bois ; Fluidconcept, fluide ; Aida, acoustique ; Ecocoop, environnement 
    Surface SHON : 1 500 m2
    Programme : marché couvert, auvents extérieurs couverts, zone technique
    Coût : 3,9 millions d’euros 
    Date de livraison : 2023

  • Le plan, la structure et les matériaux. Concours pour les lots L3 et L4, quartier des Messageries, Paris 12e

    Le Pavillon de l’Arsenal expose jusqu’au 20 août 2023 trois nouveaux quartiers, promus par Espaces Ferroviaires, en train d’émerger sur des enclaves appartenant à la SNCF. L’occasion de comprendre comment se font la ville et l’architecture d’aujourd’hui, en analysant les projets d’un concours récemment lancé sur l’un d’entre eux.
  • L’air, angle mort de la pensée architecturale ?

    Alors que les scientifiques ne cessent d’alerter sur les causes du dérèglement climatique, n’est-il pas impérieux de mettre un terme aux appareils énergivores et polluants imposés pour le traitement des conditions d’air et de leur substituer une approche moins mécaniste, conjuguant économie d’énergie et confort raisonné ? Ce sujet ne semble guère avoir gagné les consciences : dix climatiseurs seront vendus chaque seconde dans le monde d’ici 2050 selon les projections de l’Agence internationale de l’énergie. (1)

  • L’air, cet amplificateur d’ambiances

    Bruther

    Pour la restructuration des Galeries Lafayette de Pau, l’agence Bruther interroge les standards des grands magasins, en particulier le confort banalisé de la climatisation. Sans autre artifice qu’une enveloppe technique en EtfE, le projet est régulé dans ses ambiances et son atmosphère, adaptant son climat intérieur avec ce qui l’entoure. Mis à l’arrêt à la veille du chantier, ce lieu expérimental devrait, s’il redémarre, ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire des Galeries Lafayette.

  • Mettre les choses en relation, Entretien avec Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart

    Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart, Grand Prix national de l’architecture 2016, m’accueillent dans leurs nouveaux locaux à Montreuil. Un plateau très lumineux d’où l’on voit tout Paris. Ils m’entraînent immédiatement dans la salle de réunion. Ils parleront parfois en leur nom propre, voix grave et soprano en contrepoint. Tandis qu’à d’autres moments, l’un commencera une phrase que l’autre achèvera dans un même souffle…
  • Mix & Match

    Fondé en 2020, le collectif Hall.Haus – qui réunit Abdoulaye Niang, Sammy Bernoussi, Teddy Sanches et Zakari Boukhari – veut échapper aux codes du design. « Hall » fait référence à celui des immeubles où se retrouvent les jeunes, tandis que « Haus » évoque le mouvement modernisme allemand du Bauhaus. Diplômés des Arts & Métiers en génie des énergies renouvelables pour l’un et de l’ENSCI-Les Ateliers pour les trois autres, les jeunes designers réconcilient cultures urbaines et arts décoratifs. Leur philosophie se résume en trois mots : objet, expérience et transmission. En réinterprétant et en s’appropriant des pièces iconiques, Hall.Haus veut réveiller les esprits pour rendre le design accessible à tous. Dans chacun de leurs objets, leur univers urbain et culturel se trouve insufflé avec humour, poésie et une volonté de transmission. Hall.Haus multiplie les projets, les collaborations et les workshops et lance une première collection en autoédition, présentée au dernier salon Maison & Objet.
  • Patrimoine bâti : le potentiel des cheminées existantes

    ylé / Nobatek / inef4
     
    Lauréats de l’appel à projets urbains innovants FAIRE1 en 2019, l’agence ylé et le bureau d’études environnemental Nobatek/inef4 développent une recherche sur la ventilation naturelle et le rafraîchissement passif dans les immeubles parisiens existants. Prêtes à s’intégrer dans des projets démonstrateurs à l’échelle 1, ces solutions passives qui revisitent les cours et conduits de cheminée visent à adapter les logements anciens aux vagues de chaleur, devenues récurrentes dans la capitale.
     
  • Pierre Dufour et Aymeric Antoine, l’existant comme terreau projectuel

    Créée en 2016, l’agence Antoine Dufour, dont le nom prête à confusion, compte bel et bien deux associés : Aymeric Antoine et Pierre Dufour, architecte en chef des Monuments historiques. La succession de nominations, récompenses et prix qu’ont engrangés les deux praticiens jalonne un parcours d’une grande densité, processus qui vient de les mener jusque sur le parvis de Notre-Dame de Paris. La stricte sélection des projets qui rentrent dans l’agence reflète les attentes de ces jeunes maîtres d’œuvre vis-à-vis de l’exercice de leur profession.
  • Réconcilier architecture et technique

     
    Julien Boidot / Émilien Robin / Boris Bouchet

     
    Incontournable dans les logements neufs, la ventilation mécanique contrôlée (VMC) est remise en question par certains architectes qui explorent d’autres voies, comme celle d’utiliser un système de ventilation naturelle hybride éprouvé dans la rénovation. Une technologie dont ils se saisissent pour repenser la morphologie des bâtiments et leur langage.

     

  • Toiture respirante, Harquitectes

     
    Harchitectes
     

    Créée en 2000, l’agence catalane Harquitectes s’emploie dans tous ses projets à explorer les potentialités de l’architecture pour répondre aux questions de confort thermique et de performance énergétique autrement que par la technologie. Parmi ses réalisations, le centre civique réalisé à Barcelone a particulièrement retenu l’attention par l’intelligence des dispositifs mis en œuvre et la puissance esthétique qui s’en dégage.

  • Ventiler et rafraîchir sous le nouveau régime climatique

    Le dérèglement climatique et la crise énergétique peuvent-ils déstabiliser l’hégémonie des climatiseurs, ventilations mécaniques et autres technologies énergivores, qui constituent l’alpha et l’oméga du rafraîchissement et de l’assainissement de l’air dans les bâtiments ? Calculée par les logiciels et strictement contrôlée, camouflée par principe dans les gaines et faux plafonds, l’aéraulique est traitée dans la plupart des régions du monde de manière générique pour produire des conditions de bien-être et d’hygiène analogues, quand le réchauffement planétaire commande, au contraire, de bousculer ces standards et nos exigences de confort.
    Avant que ces systèmes industriels ne deviennent la norme, l’architecture a pourtant une histoire riche de dispositifs frugaux et opérants que certains concepteurs cherchent d’ailleurs à réactualiser dans leurs projets, non sans difficultés. Comment, par quels moyens et quels appuis, l’architecture peut-elle se libérer de cette approche techniciste et être repensée dans sa relation à l’air ?