Copyright : © Gobert
Qu'il s'agisse de la récente construction de l'ENS Paris-Saclay, de la complexe restructuration du campus de Jussieu ou plus récemment du Campus Condorcet, Hélène Gobert, ingénieure hors classe des travaux publics de l'État, a participé et dirigé en tant que maître d’ouvrage aux projets majeurs des campus universitaires français. Elle a constaté les limites des PPP et trouvé dans la loi MOP un outil toujours aussi efficace, pour autant que l’on sache bien anticiper tous les enjeux, notamment ceux de l'exploitation-maintenance.  Vous pilotez depuis longtemps la maîtrise d'ouvrage de grands projets universitaires. Quelle leçon en tirez-vous ?
Entre 1998 et 2006, j'ai piloté la cellule de programmation de l'Établissement Public du Campus de Jussieu avant d'y diriger le service Stratégie, Pilotage et Contrôle de Gestion pour planifier et coordonner la remise en sécurité et la recomposition de ce campus de 350 000 m2, en site occupé , avec des enjeux calendaires forts et l'architecture d'Albert à préserver.
Au début, il a fallu décider par quelles zones commencer pour lancer le désamiantage et la restructuration progressive de ce site où les secteurs disciplinaires s'étaient imbriqués au fil du temps, aux dépens des implantations d'origine, d'où un casse-tête pour préserver le fonctionnement des différentes Unités de formation et de recherche. 
Pour conduire cette opération, forcément sur un temps très long, nous avons découpé le campus en secteurs de 20 000 m2 à 110 000 m2. Nous avons dû construire et gérer plus de 100 000 m2 de locaux tiroirs : installation de préfabriqués sur le grill d'Albert pour (...) $##$ maintenir le maximum de salles de cours in situ, réaménagement (...)
Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne