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  • Choix de la librairie Mollat

    Implantée sur 2700 m2 au cœur de Bordeaux, la librairie Mollat a fêté ses 120 ans en 2016. Notre site www.mollat.com se veut le reflet numérique de la librairie et propose coups de cœur, dossiers, podcasts et vidéos d’auteurs. Depuis plusieurs années, un espace est consacré à l’architecture.

  • Choix de la librairie Volume

    Habitats,Lina Bo Bardi et Studio Julia,Humboldt Books, 24 x 32 cm, 96 p., illustré, 18 euros (en anglais).


    Handbook of Tyranny,Theo Deutinger, Lars Müller Publishers, 21 x 30 cm,167 p., illustré, 30 euros (en anglais).


    Hassan Fathy, Earth & Utopia,de Salma Samar Damjuli et Viola Bertini, Thames & Hudson, 25 x 33 cm, 368 p., illustré, 85 euros (en anglais).


    Le Corbusier - 5 Architectures,Guido Guidi, Kehrer Verlag, 29 x 31 cm, 120 p., 49 euros (en anglais et italien).


    Un enclos dans la forêt, le musée de Préhistoire de Nemours,Roland Simounet,Les Productions du EFFA, 20 x 25 cm, 112 p., illustré, 29 euros.


    Présences de l’histoire, Peter Zumthor et Mari Lending,Scheidegger & Spiess, 11 x 19 cm, 84 p., illustré, 29 euros.


    La ville, quoi de neuf ?Didier Cornille, Éditions Hélium, 21 x 28 cm, 88 p., illustré, 16,90 euros (à partir de 6 ans).

  • Concrètement, que veut dire être une architecte féministe aujourd’hui ? Trajectoires, idées et projets de neufs architectes :

    Cette rubrique conteste la façon dont certains architectes, notamment l’Institution, définissent la profession afin de l’élargir et d’englober une pluralité de pratiques et d’orientations. Ce faisant, des valeurs et des priorités peu reconnues sont mises de l’avant et reflètent leur apport considérable à l’architecture. Se revendiquant féministes, ces architectes redéfinissent les fondements de la discipline tant au niveau de la conception que des représentations inhérentes aux architectes et aux usagers : ils le font tant dans la production que dans les domaines dans lesquels ils s’immiscent. 

  • De l'âge de glace à l'ère numérique

    Depuis dix ans, Karola Dierichs et Achim Menges dirigent un laboratoire de recherche fondamentale à l’université de Stuttgart. Explorant les possibilités numériques des matériaux, ils se sont intéressés aux possibilités techniques des agrégats – tels que le sable ou les flocons de neige –, à l’aide d’une installation pour la première fois testée en 2015. Cette année, le perfectionnement de leur « ICD Aggregate Pavilion » permet de dresser la synthèse de leurs recherches. En résulte un délicat écrin constitué d’étoiles blanches et de sphères gonflables. 

  • Déconstruction et réemploi

    S’il y a bien une idée qui fait consensus dans la construction mais que personne ne parvient à mettre en œuvre, c’est bien celle du réemploi. Enfin presque, puisque les Belges de Rotor se font connaître depuis une décennie pour leur engagement à développer des filières et des stratégies de déconstruction et réemploi. Ce livre, qui rassemble autour d’eux chercheurs et praticiens, dresse un état des lieux de cette question qui devient de plus en plus cruciale, lorsque l’on sait que le BTP est le premier consommateur de matériaux au monde. Les auteurs rappellent d’abord que ce n’est qu’au XXe siècle que l’on a abandonné l’idée de réutiliser les éléments des édifices que l’on démolissait, et abordent ensuite les problèmes du recyclage au regard de l’économie et des politiques publiques avant de concrètement donner des conseils pratiques de méthodologie.


    Déconstruction et réemploi, Rotor, Presses polytechniques et universitaires romandes, 24 x 17 cm, 232 p.,39,50 euros.

  • Des rapports de domination dans la profession et l'architecture

    Dans ce dossier, deux perspectives permettant de déconstruire ces rapports de domination sont exposées : l’une se rapporte à la visibilité, à la représentation et au statut des femmes dans la profession et l’autre, aux rapports de pouvoir existants dans la conception et l’aménagement de dispositifs spatiaux.

  • Du sacré au profane, concours Ville-Port de La Grande-Motte

    La Grande Motte, ses pyramides aztèques revisitées par Vasarely et l’op art : le rêve d’une architecture populaire et moderne moins fondée sur la nécessité et les besoins que sur le superflu et les plaisirs. Une création ex nihilo qui a surgi des marais insalubres languedociens par décision d’État comme la Brasilia de Niemeyer et Costa s’est élevée sur son plateau désertique par la volonté du charismatique Juscelino Kubitschek. Mais comment repenser cette station balnéaire dont le contexte a évolué ? C’est toujours la plage, l’été et le soleil, mais c’est aussi la métropole montpelliéraine, tous les jours, même en temps de pluie. Les regards croisés des quatre équipes en lice nous donnent des indices sur les potentialités de cette hétérotopie des sixties.

  • Gio Ponti, une modernité italienne

    On connaît surtout de Ponti le gratte-ciel Pirelli de Milan (1956-1960), la villa Planchart à Caracas (19531957) et la chaise Superleggera pour Cassina (1957). À découvrir jusqu’au 10 février au musée des Arts décoratifs, l’exposition « Tutto Ponti, Gio Ponti archi-designer » – des commissaires Sophie Bouilhet-Dumas, Dominique Forest et Salvatore Licitra – a avant tout le mérite de combler un vide : il s’agit là de la première rétrospective consacrée en France à Giovanni (dit Gio) Ponti (Milan, 1891-1979). Céramiques, verreries, mobilier, scénographies, revues, architectures : la muséographie met en scène la nature polyédrique d’un architecte capable de concevoir « de la petite cuillère à la ville », selon la célèbre formule d’Ernesto Nathan Rogers.

  • Hybride design : entretien avec le designer Martial Marquet

    Architecte, designer et enseignant, Martial Marquet défend une approche du design selon laquelle la capacité à « faire espace » n’empêche pas de produire une certaine étrangeté : une incongruité nécessaire à qui veut modifier la relation à l’usage, aux choses et au contexte. Nous l’avons interrogé sur son travail et sa manière d’envisager l’objet mobilier.

  • Image des microcosmes flottants - Nouvelles figurations architecturales japonaises

    « Comme tu n’écris rien, montre-moi ce que tu dessines et je te dirai comment tu penses. » Cet aphorisme auquel s’essaie Olivier Meystre dans ce très élégant ouvrage résume parfaitement ce dont il est question ici. Depuis la fin des années 1980, les architectes japonais semblent avoir abandonné toutes velléités d’écrire ou de théoriser sur l’architecture, si ce n’est avec des discours dont la naïveté n’émerveille que le philistin comme on a pu le constater cet été en écoutant Ishigami à la Fondation Cartier. Parallèlement, alors que les moyens de représentation numérique autorisaient une débauche d’obscénité promotionnelle, les architectes nippons développaient en réaction un art subtil du dessin où l’épure et la simplicité tentaient de renouer avec une certaine poésie du rendu. Si ces images ne séduisent pas forcément les clients, elles « renseignent sur la manière dont les architectes conçoivent leur projet, […] donnent des clefs de lecture, explicitent des processus », écrit l’auteur, professeur à l’EPFL qui a travaillé, ce n’est pas un hasard, au Japon à l’Atelier Bow-Wow. Alors que ce type de rendu est aujourd’hui en passe de devenir en Europe un nouveau cliché du rendu de concours, ce livre apporte un éclairage particulièrement opportun.


    Image des microcosmes flottants - Nouvelles figurations architecturales japonaises, Olivier Meystre,Park books, 20 x 27 cm, 240 p., 38 euros.

  • In statu quo – Structure of negotiation

    S’il y a bien une ville au monde où les questions de partage de l’espace public se posent avec une intensité qui confine parfois jusqu’à la violence, c’est bien Jérusalem. Pour la dernière Biennale d’architecture de Venise, le pavillon israélien avait présenté et analysé cinq lieux où l’architecture est le théâtre de négociation d’appropriation de l’espace par des communautés qui se haïssent : musulmans, juifs et chrétiens d’obédiences multiples. Le tombeau des Patriarches, qui est aussi une mosquée, la tombe de Rachel de Bethléem qui est en territoire palestinien, le Saint-Sépulcre, le mur des Lamentations et la rampe des Maghrébins qui relie ce dernier à l’esplanade des Mosquées. Si l’absurde et le pathétique règnent malheureusement souvent dans les stratégies que développe chaque protagoniste, les commissaires et ce catalogue qui l’accompagne font de ces luttes des leçons d’architecture où l’intelligence et la beauté ne sont pas absentes.



    In statu quo – Structure of negotiation, Ifat Finkelman, Deborah Pinto Fdeda, Oren Sagiv, Tania Coen Uzzielli, Catalogue du pavillon israélien de la 16e Mostra Internationale di Architettura, Hatje Cantz, 18 x 25 cm, 330 p., 40 euros.

  • JACQUES FERRIER - Parc aquatique Aqualagon, Val d'Europe

    Maître d'ouvrage : : Villages Nature Paris (Pierre et VacancesCenter Parcs Euro Disney SCA) 

    Maître d'oeuvre : Jacques Ferrier Architecture, architecte mandataire 

    Entreprises :  Ingénieur structures et enveloppes : C&E Ingénierie / Paysagiste : Interscene Thierry Huau /HQE : Transsolar / BET fl uides : Inex / Économiste : Artelia / Acousticien : Peutz / Concepteur postes maître-nageur sauveteur : Sensual City Studio

    Surface SHON : 8 000m²

    Date de livraison :2017

  • Jean-Jacques Lequeu, bâtisseur de fantasmes

    « L’œuvre de Lequeu était restée jusqu’ici un secret bien gardé parmi les érudits », écrivent les auteurs Laurence Engel et Christophe Leribault dans la préface du catalogue. Après avoir longtemps travaillé pour le cadastre et très peu construit, Lequeu a légué toute son œuvre à la Bibliothèque royale. L’exposition et ce catalogue qui l’accompagne réparent l’oubli dont l’étrange dessinateur à l’obscénité facétieuse a jusqu’à présent été l’objet(voir p. 42-49 notre article, par Jean-Paul Robert). 











    Jean-Jacques Lequeu, bâtisseur de fantasmes, Laurent Baridon, Jean-Philippe Garric, Martial Guédron, Éditions Norma, 22 x 27 cm, 192 p., 39 euros.

  • Jean-Jacques Lequeu, l'insaisissable

    Regain de flamme pour l’obscur et extravagant Jean-Jacques Lequeu (1757-1826), à l’occasion d’une exposition au Petit Palais de Paris sur un « bâtisseur de fantasmes » et de la réédition révisée du livre que consacra, au mitan des années 1980, l’historien Philippe Duboÿ à cette « énigme ».

  • Joël Lemoine : "Une posture d'éditeur qui met en avant le travail du designer"

    Née en 1927, la société stéphanoise Tôlerie Forezienne est d’abord une entreprise sous- traitante dans la fabrication de conduits de cheminée, d’enceintes de machines ou de sous-ensembles mécaniques en tôlerie ou en tubes. Mais depuis 2007, elle s’est diversifiée en devenant éditeur et fabricant de mobilier urbain. Faisant figure d’outsider dans ce milieu, elle se démarque par ses collaborations régulières et fructueuses avec de nombreux designers. Aujourd’hui, son catalogue compte une cinquantaine de références innovantes revendiquant une qualité made in France. À sa tête, Joël Lemoine donne quelques éclairages quant aux tendances et aux évolutions des usages.

  • KAAN ARCHITECTEN - Crématorium Siesegem à Alost, Belgique

    Maître d'ouvrage : Intergemeentelijke Samenwerking Westlede (IGS) 

    Maître d'oeuvre : KAAN Architecten (Kees Kaan, Vincent Panhuysen, Dikkie Scipio)

    Entreprises : Paysagiste : Erik Dhont / Entreprise : Jan De Nul, Hofstade / Alost (Belgique) / Programme : crématorium, salles d’assemblée, restaurant, espaces familles, espaces condoléances

    Surface SHON : 5 000m²

    Date de livraison :2018

  • KAAN ARCHITECTEN - Utopia, bibliothèque et Académie des arts du spectacle, Alost, Belgique

    Maître d'ouvrage : Autonoom Gemeentebedrijf Stadsontwikkeling Aalst (AGSA) 

    Maître d'oeuvre :  KAAN Architecten (Kees Kaan, Vincent Panhuysen, Dikkie Scipio)

    Entreprises : Conseil construction : UTIL Struktuurstudies, Schaerbeek / Conseil installations techniques : Studiebureau R. Boydens NV, Bruges SintMichiels / Acoustique : Tractebel Engineering SA, Bruxelles /Durabilité : Studiebureau R. Boydens NV, Bruges Sint-Michiels – Entrepreneur principal : Groep Van Roey NV, Rijkevorsel / La ville d’Alost a établi un partenariat public-privé (PPP) basé sur un contrat Conception-Réalisation (Design & Build)

    Surface SHON : 8 309m² + 235m² (parking vélo)

    Date de livraison :  conception, mars 2016 ; livraison, mai 2018 

  • L'architecture, une question de féminisme

    L'architecture n'y échappe(ra) pas : en France, depuis quelques années, l'architecture est un sujet des féministes et passe sous le spectre du genre. En effet,de plus en plus d'architectes, d'urbanistes, de géographes, de politiques critiquent, dénoncent et militent contre le manque d'équité entre femme et homme dans le milieu architectural et dans l'usage des dispositifs spatiaux. Fondation d'associations, création de prix d'architecture, nouveaux enseignements dans les écoles et actions politiques cherchent à redéfinir les normes et à remettre en question les (mauvaises) habitudes. S'exprimer sur le sujet permet incontestablement de déplacer le curseur : depuis le hashtag #MeToo (BalanceTonPorc) de 2017, les plaintes pour les violences sexuelles déposées en France ont augmenté de 30% et nombre de milieux professionnels dénoncent les rapports de domination existants. Ce n'est pas une affaire de femmes puisque nous sommes collectivement impliqués dans les réflexions et les débats quant à l'évolution de notre profession et la fabrication de nos villes.

  • La matérialité de l’architecture

    La matérialité de l’architecture, Antoine Picon, Parenthèses, 24 x 16 cm, 144 p., 22 euros.


    À lire dans le d’a n° 267, la rubrique Livres : L’architecture entre pratique, langage et connaissance, par Solive Nivet, p. 38-40.

  • Le Corbusier, Tout l'oeuvre construit

    Le photographe anglais Richard Pare a fait pendant dix ans le tour du monde des œuvres de Le Corbusier pour en saisir le passage du temps. De ces bâtiments, on connaît soit les photographies publiées par l’architecte dans les ouvrages qu’il éditait lui-même simultanément à leur livraison, soit celles, contemporaines, qui tentent souvent de retrouver une vision idéalisée d’édifices vus comme des icônes. Restaurées, patinées ou altérées, Pare les montre telles qu’ils sont aujourd’hui. C’est parfois cruel, mais le photographe parvient toujours à capter la poésie de cette architecture, à l‘inscrire dans son contexte au fil des saisons. Quasiment exhaustif de l’œuvre qui s’étend de 1907 à 1965, le livre permet aussi de découvrir nombre de bâtiments que l’on connaît mal ou que l’on croyait disparus parce qu’ils n’étaient pas accessibles. L’introduction et les textes de l’historien Jean-Louis Cohen qui accompagnent ce voyage contribuent à faire de ce luxueux livre présenté en coffret un des plus beaux et des plus émouvants consacré à Le Corbusier.


    Le Corbusier – Tout l’œuvre construit, Jean-Louis Cohen et Richard Pare, Flammarion, 28 x 26 cm, 480 p., XXL, 99 euros.