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S’il y a bien une ville au monde où les questions de partage de l’espace public se posent avec une intensité qui confine parfois jusqu’à la violence, c’est bien Jérusalem. Pour la dernière Biennale d’architecture de Venise, le pavillon israélien avait présenté et analysé cinq lieux où l’architecture est le théâtre de négociation d’appropriation de l’espace par des communautés qui se haïssent : musulmans, juifs et chrétiens d’obédiences multiples. Le tombeau des Patriarches, qui est aussi une mosquée, la tombe de Rachel de Bethléem qui est en territoire palestinien, le Saint-Sépulcre, le mur des Lamentations et la rampe des Maghrébins qui relie ce dernier à l’esplanade des Mosquées. Si l’absurde et le pathétique règnent malheureusement souvent dans les stratégies que développe chaque protagoniste, les commissaires et ce catalogue qui l’accompagne font de ces luttes des leçons d’architecture où l’intelligence et la beauté ne sont pas absentes.



In statu quo – Structure of negotiation, Ifat Finkelman, Deborah Pinto Fdeda, Oren Sagiv, Tania Coen Uzzielli, Catalogue du pavillon israélien de la 16e Mostra Internationale di Architettura, Hatje Cantz, 18 x 25 cm, 330 p., 40 euros.