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Géraldine Louvel logo
15 septembre 2011

Travel Plans 1970-2010, Jeffrey Silverthorne à la galerie VU

L'artiste Jeffrey Silverthorne explore depuis les années 1960 la question du sexe et de la mort, les notions de frontière et de transgression. Son travail témoigne de son intérêt pour le documentaire subjectif et l'image construite sous la forme d'expérimentations plastiques et de mises en scène comme les collages ou les photomontages.

Exposition jusqu'au 29 octobre 2011, du lundi au samedi de 14h à 19h.

Hôtel Paul Delaroche, 58 rue Saint-Lazare, 75009 Paris.

www.galerievu.com

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15 septembre 2011

Portfolios #3 aux Douches la Galerie

La galerie dirigée par Françoise Morin reprend cet automne sa série de portfolios. Les anciennes douches de la rue Legouvé près de la République accueillent ainsi le travail de John Baldessari, Stéphane Couturier, Rodolf Hervé, Jacqueline Salmon et Robert F. Hammerstiel. Le portfolio donne à voir un corpus d'images particulièrement cohérent de l'œuvre d'un artiste à un moment donné de sa création. Si chaque artiste présente des écritures différentes, le désir d'explorer des dispositifs esthétiques singuliers se ressent dans chacun des parcours.

Exposition jusqu'au 29 octobre 2011, du mercredi au vendredi de 13h à 19h, le samedi de 14h à 18h.

Lieu : Douches la Galerie, 5 rue Legouvé, 75010 Paris.

www.lesdoucheslagalerie.com

Retrouvez le parcours de Jacqueline Salmon dans le n°147 de d'a.

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15 septembre 2011

Gilbert Fastenaekens : « libre de ce monde ? » 

Gilbert Fastenaekens expose jusqu'au 23 septembre à la galerie Blanche des photographies et des installations vidéo, provenant de différentes périodes. Cette confrontation permet de comprendre comment son travail de photographe influence ses vidéos. On peut suivre ses réflexions sur l'architecture et l'espace urbain de Milan, où il capte le tissu urbain, ses micros évènements et les détails de l'immobilité de l'architecture, à Nancy où il cadre un public se laissant emporter par le rire jusqu'au fou-rire. Le titre de l'une de ses installations « libre de ce monde » devient le fil conducteur de l'exposition.

Exposition jusqu'au 23 septembre 2011, du lundi au jeudi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, le vendredi de 9h à 12h30.

La galerie blanche/Association La Première Rue, 131 Unité d'Habitation Le Corbusier, 1 avenue Dr Pierre Giry, 54150 Briey-en-Forêt.

Retrouvez l'article de Joseph Abram sur Gilbert Fastenaekens dans le n°134 de d'a.

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15 septembre 2011

Exposition Dear John d’Anthony Ocone

Les tableaux et gouaches sur papier d'Anthony Ocone, riches en couleurs franches et affirmées cachent sous une apparente naïveté un monde étrange et troublant. Facilement identifiables, ses figures sollicitent néanmoins davantage un rapport de suggestion. Une centaine de ses «letters home» sont installées dans la galerie sous forme de frise, composée de sujets, d'abstractions et de couleurs différentes.

« Ses œuvres représentent des objets quotidiens comme des phénomènes atmosphériques. Des lapins sont à peine suggérés sur la surface de la toile, tels des créatures impénétrables camouflées dans l'épaisseur du tableau. Une nouvelle série de dessins incarnent le commencement d'un voyage, une exploration de la notion américaine d'aller toujours plus à l'ouest. Un récit émerge progressivement de ce nouveau travail ».

Exposition jusqu'au 22 octobre 2011, du mercredi au samedi de 14h à 19h.

John Tevis Gallery, 47 rue Chapon, 75003 Paris.

www.johntevis.com

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13 septembre 2011

Design et gourmandise : The lab store 

Le Laboratoire a ouvert sa nouvelle boutique, the lab store, après trois années d'expérimentation sous le signe de l'innovation. L'inauguration du nouveau concept store du Laboratoire s'est déroulée en présence de Thierry Marx (chef cuisinier), Mathieu Lehanneur (designer), François Azambourg (designer), Marc Bretillot (designer) et Mathilde de l'Ecotais (photographe).

The lab store, 4 rue du Bouloi, 75001 Paris

www.labstoreparis.com

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4 septembre 2011

Jean-Louis Véret (1927-2011)

 

En 2008, s'ouvrait à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine à Paris la première rétrospective consacrée à l'Atelier de Montrouge. En 1958, rompant avec la tendance individualiste des architectes, Jean-Louis Véret fonde l'atelier associatif de Montrouge avec G. Thurnauer, P. Riboulet, J. Renaudie. Jean-Louis Véret, sans doute le plus discret de ses membres, vient de disparaître à l'âge de 83 ans. En 1952 il sort de l'atelier de Gromort et Arretche à l'école des Beaux-Arts de Paris. L'année suivante, il est chargé du suivi des chantiers de Le Corbusier à Ahmedabad, en Inde. De 1959 à 1965, il dirige pour l'Atelier de Montrouge, le chantier du village de vacances Le Merlier sur le domaine de Volterra, près de Ramatuelle. En 1968, parallèlement à sa pratique, il est nommé par Malraux architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, ce qui lui permet de suivre la rénovation de la villa Savoye. En 1981, le Grand prix national d'architecture est attribué à l'Atelier de Montrouge, ce qui n'empêche pas sa dissolution la même année et la création par Jean-Louis Véret de sa propre agence.

Il réalise alors différents projets comme le centre national des archives du film, à Bois-d'Arcy (Yvelines) achevé en 1985, les nouveaux laboratoires de l'hôpital Avicienne à Bobigny (Seine-Saint-Denis) en 1989 ainsi que le siège social et l'étonnante boutique Shu Uemura, boulevard St-Germain, à Paris en 1986.

Jean-Louis Véret a également été professeur dans les écoles d'architecture de Nancy (1981) et Paris-La Villette (1985 à 1993) ainsi que professeur invité à Harvard (Etats-Unis).


Livre: L'atelier de Montrouge, la modernité à l'œuvre (1958-1981), Cité de l'architecture et du patrimoine, Editions Actes Sud, mars 2008, Paris.

Lien internet 

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1 septembre 2011

Du torrent au courant, des barrages et des hommes en Savoie

Dans un livre publié aux éditions Actes Sud, la Fondation FACIM (Fondation pour l'Action Culturelle Internationale en Montagne) rend justice au nom « d'ouvrage d'art ». La parution du livre, qui réunit des photographies de Céline Clanet et des textes de Thierry Salomon ou Pierre Blancher, est concomittente avec une exposition en plein air d'images de barrages, centrales électriques ou conduites forcées. Les photographies sont réparties entre cinq villages du Beaufortain comme Hauteluce ou La Bâthie, et sont affichées en grand format à même les murs de la rue. Cette scénographie, associée à l'oeil de Céline Clanet, rend aux voiles de béton leurs qualités paysagères et tente de réconcilier l'action intempestive de l'homme avec son environnement.

 

Livre : Du torrent au courant, des barrages et des hommes en Savoie, Fondation FACIM, Actes Sud, avril 2011

Exposition : Du torrent au courant, des barrages et des hommes

Lieux : Beaufort, Villard-sur-Doron, Queige, Hauteluce et La Bâthie

Du 10 Juin 2011 au 18 septembre 2011

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1 septembre 2011

Robbrecht & Daem : une architecture qui se questionne

Jusqu'au 23 octobre, Arc en Rêve accueille dans les galeries du CAPC de Bordeaux (Centre d'Arts Plastiques Contemporains) une exposition consacrée au travail des belges Paul Robbrecht et Hilde Daem, qui depuis presque trente ans construisent dans leur pays, mais aussi en France ou en Angleterre. Passée par Bruxelles, Londres et Johannesburg, cette exposition née de la collaboration entre Bozar Architecture et l'agence retrace la production des deux architectes et témoigne de leur questionnement sur le rapport qu'entretiennent l'art et l'architecture. Six projets sont présentés en détails à travers six films réalisés par Vandee Abeele. Photographe de spectacles de danse, il est  notamment reconnu pour son travail avec Pina Baush. L'œuvre filmée devient ici le medium de transmission et de représentation de l'architecture et permet ainsi de rendre compte du mouvement, c'est à dire de la vie et de la réception des bâtiments. Ce choix révèle une prise de position sur les limites du dessin à rendre compte de leur travail une fois le bâtiment livré. Epinglés sur les tables en bois noir qui font face aux projections, ils sont mis en relation avec les films et instaurent ainsi un dialogue entre deux temps du projet, la conception et la réception. Entre les salles, les bandes sonores se superposent, étoffant les liens tissés par les architectes entre leurs différents projets. Dans les documents graphiques sont notamment évoqués la rénovation de la Whitechapel Gallery à Londres, ou le concours pour la construction des archives de Bordeaux. Parmi les projets se cotoient aussi bien une salle de concerts à Bruges, ville-musée, qu'un cabanon dans la forêt, habitat rudimentaire mais complexe : l'assemblage décalé des poutres qui le constituent est très élaboré.

Robbrecht & Daem sont aujourd'hui sur le point de livrer à Pomerol un chai à Château-le-Pin, à deux pas du château Cheval Blanc et du réfectoire d'Herzog & De Meuron. Situé sur une petite exploitation de 2,5 Ha, le chai est posé au milieu d'un paysage plat, entouré de vignes. « Pour vivre heureux, vivons cachés » lance l'architecte : le chai, à l'ombre des deux pins emblématiques du domaine, est construit très bas. L'effet recherché est de s'insérer le plus discrètement possible dans le site. L'environnement est religieusement préservé : pas un arbre coupé, pas un pied de vigne arraché. Le visiteur peut alors constater une vraie diversité dans les projets réalisés, que Robbrecht & Daem cultivent dans un esprit d'expérimentation, afin d'ouvrir de « nouveaux chemins », ce dont cette exposition rend intelligemment compte.

 

Exposition : Pacing through Architecture

Arc en rêve centre d'architecture de Bordeaux, Entrepôt 7 rue Ferrère F-33000 Bordeaux

Du 23 juillet au 23 octobre 2011

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25 août 2011

Sanaa. Au bonheur des dames

Depuis l'ouverture d'une première boutique en 1870 dans l'arrière-salle d'un café voisin du Louvre, la Samaritaine n'a eu de cesse de s'étendre jusqu'à occuper tout un secteur entre le Pont-Neuf et la rue de Rivoli. Ce grand magasin fait de bric et de broc, du type de celui décrit par Zola dans Au Bonheur des Dames, reste indissociable de son architecture. De son corps Art nouveau d'abord, construit par Frantz Jourdain, avec sa grande verrière et ses volutes d'acier, et surtout de sa façade sur la Seine composée par Henri Sauvage – une époque où l'architecture était déjà au service de l'image des marques. Rachetée par LVMH en 2001, la Samaritaine avait fermé quatre ans seulement après sa reprise, les structures métalliques et les planchers en pavés de verre des bâtiments de Jourdain et Sauvage se révélant incompatibles avec des normes incendie devenues draconiennes.

Que faire alors de cet ensemble composite, inscrit à 80 % à l'Inventaire des Monuments historiques mais obligé d'évoluer pour pouvoir être de nouveau utilisé ? Le programme a fait l'objet d'une âpre négociation entre LVMH et la Ville de Paris, cette dernière imposant l'ajout d'une crèche et de logements sociaux aux commerces, bureaux et à l'hôtel prévus dès le début. C'est SANAA qui aura la charge d'insérer ce programme complexe dans un secteur qui l'est tout autant, un choix conforme au bon goût qui sied à ce quartier de Paris. Sa proposition décline le type de l'îlot parisien organisé autour d'une cour. Côté Seine, l'intervention de SANAA s'annonce limitée. L'aspect du bâtiment de Sauvage ne changera pas, mais son intérieur devrait être totalement bouleversé par Édouard François pour en faire un palace Cheval Blanc. La verrière et l'atrium de Jourdain seront rendus à leur état d'origine sous l'œil attentif de Jean-François Lagneau, architecte en chef des Monuments historiques.

 

C'est côté Rivoli que le travail de SANAA sera le plus spectaculaire. L'arrière du bâtiment de Jourdain sera incisé en son cœur pour faire descendre la lumière jusque dans ses tréfonds. En lieu et place d'un amas d'immeubles ordinaires, s'élèvera un nouvel îlot qui cohabitera avec quelques rescapés du XVIIesiècle. Quel accueil la sérénissime rue de Rivoli fera à cette houleuse façade ? Comment les espaces éthérés qui ont fait le succès de SANAA résisteront-ils aux diverses armadas normatives, celles-là même qui ont rendu l'architecture de Jourdain et Sauvage obsolète ? 
Affaire à suivre.
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27 mai 2011

51N4E s’expose à Bruxelles

Comme leurs collègues d'Office KGVS, lauréats du Lion d'argent à la dernière Biennale de Venise, ou le paysagiste Bas Smets, l'agence 51N4E fait partie de cette génération belge qui fait de plus en plus parler d'elle. Dominique Boudet, figure de la presse et de la critique architecturale française – leur conseiller aussi –, ne s'y est pas trompé. L'exposition dont il est le commissaire au Bozar de Bruxelles met à l'honneur trois projets d'échelles très différentes : la transformation d'une petite ferme en maison ceinte par un enclos en acier d'une étonnante finesse (12 mm d'épaisseur pour 3 m de haut) ; la métamorphose d'une ancienne usine en centre culturel à Gent ; le plan directeur pour la place centrale de Tirana en Albanie et une tour qui la toise.


51N4E se distingue paradoxalement par son absence de surenchère formelle, servie par une grande maîtrise de la matérialité de ses espaces. Un rationalisme qui flirte avec l'irrationnel : perceptions trompeuses, perspectives accentuées et surfaces incertaines produisent des effets de distanciation censés questionner notre regard sur le réel et son apparente stabilité.


« Double or nothing », palais des Beaux-Arts, Bruxelles. Jusqu'au 4 septembre 2011.

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27 mai 2011

Bordeaux se paie un « mini Guggenheim » du vin

Certains y voient un curieux animal : phoque, canard ou cétacé. D'autres évoquent une tétine de bébé ou même un objet beaucoup plus intime. Le maire de Bordeaux parlait depuis longtemps de s'offrir son « petit Guggenheim » capable d'attirer touristes et événements du monde entier. La ville centre étant pétrifiée par le label Unesco qui protège son aspect XVIIIe siècle, il a fallu trouver un terrain en marge, entre la Garonne et les Bassins à flot, pour y faire fleurir l'« audace » architecturale tant désirée.


Les Parisiens de X-TU, associés aux Britanniques de Casson Mann pour la scénographie, ont été choisis pour designer ce CCTV bordelais (Centre culturel et touristique du vin). À force de réitérer l'effet Bilbao, son impact s'émousse et ce type de projet ne risque-t-il pas, vingt ans après le Guggenheim basque, une rapide obsolescence ? Quoi qu'il en soit, ce joujou de luxe (55 millions d'euros annoncés pour 10 000 m2) parachève la reconquête piétonnière et festive des quais de la Garonne.

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6 mai 2011

Le voisin que Le Corbusier n’avait pas prévu

On pourrait regarder "L'Homme d'à côté" pour le plaisir de déambuler pendant deux heures dans la villa Curutchet, la seule maison construite par Le Corbusier sur le continent américain (1948-1954). On pourrait simplement se laisser malmener par l'humour de Mariano Cohn et Gastón Duprat, les deux réalisateurs argentins de ce film qui a déjà raflé de nombreux prix (Premios Sur, Sundance). Mais L'Homme d'à côté, le voisin que Le Corbusier n'avait pas prévu est surtout une œuvre cinématographique dont le style, faussement nonchalant, est au service d'une narration qui ne dévoile qu'à la fin sa puissance de démonstration.

Leonardo est un designer quadra qui a réussi. Sa famille, ses amis, sa voiture – et bien sûr sa maison – sont le signe de cette réussite. La lumière et la fluidité des espaces corbuséens dans lesquels il évolue à huis clos sont à l'image de cette harmonie, mode de vie stéréotypé de « bobo » de magazine, loin de la trivialité de la plèbe. Et c'est justement pour sortir des ténèbres dans lesquelles les cantonne l'imagination de ces bourgeois qu'un plébéien voisin va percer une fenêtre indiscrète et illégale dans l'arrière-cour de la cuisine de la célèbre villa. Au bon goût faussement discret de Leonardo, Victor, le voisin en quête de lumière, va opposer sa virilité, sa vitalité et sa générosité. Il le harcèle, alterne menaces et camaraderie, pelote les filles et commet de terribles sculptures (des « accumulations » rouges façon Arman, faites de fusils et de balles de 9 mm représentant le vagin de sa mère!). Victor devient le grain de sable qui va détraquer la belle mécanique du designer chic et révéler l'hypocrisie masquant ses désordres amoureux, familiaux et professionnels. À la mise en scène de la réussite sociale de Leonardo dans le sublime cadre de Le Corbusier, répond le théâtre de marionnettes de son truculent voisin : un carton pour décor, une banane comme sofa lubrique, des tranches de jambon pour tapis, du ketchup au mur et le ballet peut commencer avec deux bottes country au bout des doigts ! Avec leur art consommé du décalage, Mariano Cohn et Gastón Duprat distillent un humour dont la causticité renvoie l'homme de goût moderne à sa propre veulerie. EC

L'homme d'à côté, un film de Mariano Cohn et Gastón Duprat avec Rafael Spregelburg et Daniel Araoz. Sortie le 4 mai 2011.

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