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Les Brèves

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1 décembre 2011

Architectures volantes et robots aériens


Le Frac Centre accueille le projet expérimental Flight Assembled Architecture de Gramazio et Kohler, associés à l'ingénieur Raffaello D'Andrea. Depuis sa fondation en 2000, l'agence zurichoise s'aventure dans une mise en œuvre de l'architecture assistée par ordinateur, à toutes les échelles, du prototype 1:1 à la tour d'habitation. Gramazio & Kohler enseignent l'architecture et la fabrication digitale à l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH). Ce poste leur permet de créer en 2005 le premier laboratoire d'architecture robotique de l'ETH. En 2008, nous vous avions présenté le parcours de ces deux architectes étonnants avec leur robot qui fabrique des murs courbes en brique (d'a n°170).

Dix ans après le début de leur association, les Zurichois lancent un projet pionnier d'architecture appliquant des formations dynamiques et des procédures robotiques. Première installation entièrement réalisée par des robots volants, leur maquette de 6 mètres de haut sur 3,5 mètres de diamètre est un assemblage de mille cinq cents modules préfabriqués en mousse polystyrène. Conçue comme une structure architecturale à l'échelle d'un « village vertical » de 600 mètres de haut, elle expérimente un nouveau modèle de conception et de fabrication de l'architecture. Les robots volants sont paramétrés pour interagir et pour saisir, transporter et assembler les modules jusqu'à ériger des structures architecturales. Ces machines sont de véritables outils de production évolutifs. L'empirisme architectural de Gramazio et Kohler et l'approche visionnaire du travail d'étude algorithmique et de mise au point de systèmes autonomes innovants de Raffaello D'Andrea y sont synthétisés.

L'exposition est le fruit d'une coproduction entre le Frac Centre et l'ETH Zurich. Elle présente cette « mégastructure » dans sa forme aboutie, accompagnée d'un film restituant l'ensemble du processus de conception. Ce projet entrera ensuite dans les collections du Frac consacrées à l'architecture expérimentale.


Exposition jusqu'au 19 février 2012 au Frac Centre.

12 rue de la Tour Neuve - 45000 Orléans.

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28 novembre 2011

Lacaton & Vassal et Frédéric Druot: Mieux vaut tard que jamais!

Nominés il y a quinze ans pour l'université Pierre-Mendès France à Grenoble, il y a dix ans pour le réaménagement du Palais de Tokyo et il y a quatre ans pour le pôle universitaire de la Bastide à Bordeaux, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal sont enfin lauréats du prix de l'Équerre d'argent ! Le jury du prix du Moniteur vient en effet de récompenser leur transformation de la tour Bois-le-prêtre, un immeuble d'habitat social situé au bord du périphérique parisien qu'ils ont conçue et réalisée avec Frédéric Druot. Entre-temps, les deux architectes ont eu le temps de recevoir le Grand Prix national de l'architecture et de s'imposer comme la figure montante de l'architecture française sur la scène internationale. Le prix de la première oeuvre a été attribué à Vanessa Larrère pour un bâtiment de bureaux pour des agriculteurs dans les Landes.
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21 novembre 2011

BIG Pari(s) gagné !

Dans sa conquête du monde, notre viking préféré Bjarke Ingels n'avait pas encore pu inscrire Paris à son palmarès. Un an après le passage de son exposition à arc-en-rêve Bordeaux et quelques mois après ses conférences parisiennes, c'est désormais chose faite. La Ville Lumière peut se réjouir de se voir elle aussi bientôt dotée d'un BIG projet. Associé à l'agence OFF, Ingels va construire le nouveau centre de recherche de l'université Pierre-et-Marie-Curie sur le campus de Jussieu. Situé sur l'axe piétonnier défini par l'Institut du monde arabe et le parc du campus de Jussieu, Paris PARC (nom du futur centre) prend place au cœur d'un Paris historique. L'équipe lauréate a été choisie « pour la qualité esthétique et fonctionnelle de sa proposition » (sic), parmi les projets de MVRDV, Lipsky+Rollet, Mario Cuccinella et Périphériques architectes.

Bjarke Ingels, jamais à court de concept « gonflé » et visiblement exalté par le site, nous livre ici les clés de son projet :

« En tant qu'expérience urbaine, Paris PARC est une empreinte résultant des pressions de son contexte urbain. Coincé dans un environnement ultra dense (en termes d'espace, de flux et d'histoire architecturale), Paris PARC a été conçu telle une chaîne de réactions aux différentes forces, internes comme externes, qui agissent sur lui. Gonflé, pour permettre à l'air et à la lumière du jour de pénétrer jusqu'au cœur des installations, compressé pour apporter luminosité et vues aux salles de cours, surélevé et décompressé pour que l'entrée du public se fasse depuis la place centrale et le parc, et finalement incliné pour refléter la vue spectaculaire de l'horizon parisien et de la cathédrale Notre-Dame. »

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18 novembre 2011

Carnet: Pascal Häusermann (1936-2011)

 L'architecte suisse, disparu le 1er novembre à Madras, était connu pour ses réalisations Bulles. En rupture avec l'architecture fonctionnaliste des années cinquante, Pascal Haüsermann affirme son goût pour la courbe dès sa première œuvre, en 1958. Il développe pour cela la technique du voile de béton. C'est à seulement vingt et un ans qu'il réalise le pavillon Grilly pour son père, alors qu'il n'est encore qu'un étudiant. Pour des économies de moyen, il tente son premier projet Bulle à la suite de ce qu'il a découvert lors de son stage d'été à Londres. Cette forme est l'enveloppe la plus économique car elle nécessite peu de matière. Grâce à la publication de photos des bulles de Pougny dans un article paru dans le journal $Elle$ au printemps 1966, Haüsermann construit près de la moitié de ses maisons.

La même année, il adhère au Groupe international d'architecture prospective avec d'autres utopistes comme Yona Friedman, Michel Ragon, Walter Jonas… En 1971, il fonde avec Jean-Louis Chanéac et Antti Lovag (architecte de la maison Cardin), l'association « habitat évolutif » à Douvaine. Sur un terrain libre proposé par le maire de la commune, les trois architectes y expérimentent leurs théories. En 1977, un changement de municipalité n'autorise pas la fin du chantier mais l'ensemble urbain réalisé reste l'une des œuvres importantes d'Häusermann. Depuis la fin des années soixante-dix, la difficulté d'obtenir des permis de construire en France pour des projets expérimentaux avait largement réduit son activité.  


A lire: Bulles, conversation avec Pascal Häusermann de Julien Donada, éditions facteur humain, Bruxelles, 2010, 15€.

A écouter: Métropolitains n°574 par François Chaslin, le dimanche 27 novembre de 16h à 17h sur France Inter. 

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15 novembre 2011

En imparfaite santé : La médicalisation de l'architecture.

Depuis sa création en 1979, le Centre Canadien d'Architecture (CCA) organise de grandes expositions à partir de situations extérieures à la conception architecturale pour en envisager les enjeux. Cette institution indépendante s'interroge sur les relations de l'architecture au monde et sur sa capacité de le révéler et de le transformer ( voir article du d'a n°189 de mars 2010).

Jusqu'au 1er avril, l'exposition intitulée En imparfaite santé nous plonge dans le monde médical. A partir d'une série de documents photographiques, artistiques, architecturaux, il est montré que l'environnement architectural a un impact sur notre santé. Les bâtiments et les espaces urbains intègrent aujourd'hui les questions de santé et en exercent une influence. À travers des études et des projets architecturaux concrets, différentes stratégies y sont exposées.


« En imparfaite santé présente des projets architecturaux qui tiennent compte, ou résolvent – dans la mesure du possible – des questions particulières sur la santé » explique Mirko Zardini, directeur du CCA. « L'exposition ne propose pas de solution idéale et ne suggère même pas qu'il en existe une. Elle illustre plutôt la complexité de la relation entre la santé humaine et l'architecture, et dévoile comment cette relation évolue avec le temps. »



Jusqu'au 1 avril 2012.

En imparfaite santé : La médicalisation de l'architecture.

Centre Canadien d'Architecture.

1920, rue Baile 
Montréal.

Québec 
H3H 2S6. 
Canada

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4 novembre 2011

Sept fois plus à l'Ouest

Sept lieux en Bretagne ont été mis en lumière par Yann Kersalé entre juillet et septembre 2011 : le Chaos du Diable à Huelgoat, les Alignements de Mégalithes à Carnac, le Radôme de la Cité des Télécoms à Pleumeur-Bodou, Océanopolis à Brest, le Sillon noir à Pleubian, le phare de l'Île Vierge à Plouguerneau et la ZAC de la Courrouze à Rennes.

Les sept installations de l'exposition se tenant actuellement à la fondation EDF permettent à l'artiste de faire revivre ces mises en lumière, moments de jeux et de poésie, de dialogue entre l'homme et son environnement, le silence et l'ombre de la nuit et la musique de la lumière. Se crée ainsi une matière noire, la « huitième nuit », nuit artificielle qui permet de faire vivre et de vivre pleinement la lumière.


Retrouvez l'article de Jean-Paul Robert dans le prochain numéro de d'a.


Jusqu'au 4 mars 2012

L'Espace Fondation EDF,

6, rue Récamier, Paris VIIe,

01 53 63 23 45

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27 octobre 2011

6 x 6 Kenchiku / Architecture

Six architectes japonais et six architectes français se rencontrent à Paris. 

La fascination entre le Japon et l'Europe est réciproque mais peu de recherches communes se sont concrétisées. Benjamin Aubry, collaborateur au sein de l'agence AUC à Paris, a décidé de monter le projet Kenchiku/Architecture (kenchiku étant le mot japonais pour « architecture ») en collaboration avec Shinichi Kawakatsu, directeur de la galerie japonaise RAD, et Cédric Libert.

Leur volonté est de faire dialoguer douze équipes d'architectes françaises et japonaises formant des duos et de réaliser un projet commun en deux phases. Lors de la première phase, les agences apprennent à se connaître à travers leurs réalisations et des débats. La deuxième phase, en mai 2012, exposera les projets des duos. Cette date coïncide avec une grande rétrospective sur l'architecture japonaise au centre Georges-Pompidou.

Le choix a été déterminé par la capacité de ces architectes à produire une réflexion et en faire émerger un point de vue. Production autonome, Kenchiku/Architecture a pour ambition de proposer un cadre de réflexion précis et vaste à la fois sur l'environnement au sens architecturé du terme. L'idée d'environnement s'applique à toutes les échelles, de la ville aux édifices construits ou aux objets usuels. « La question abordée, affirment les commissaires, est signe d'un temps présent (une forme diffuse et polymorphe du zeitgeist cher aux Modernes ?) : l'architecture comme recherche et la recherche comme médium d'exposition. »


kenchiku-architecture

À découvrir à l'ESA jusqu'au 10 novembre 2011. 

École spéciale d'architecture 

254, boulevard Raspail.  75014 Paris.

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25 octobre 2011

La plus haute tour du monde à Paris !

Un record du monde vient d'être battu à Paris en ce mois d'octobre. La capitale Française accueille désormais la plus haute tour du monde... en Lego ! D'une hauteur de 31,60 mètres, elle détrône la tour danoise qui culminait à 31,39 mètres.
Représentant un immeuble de plus de 10 étages, il a fallu plus de 500 000 pièces pour la construire. Les blocs de Lego construits au préalable par des enfants ont été déposés au fur et à mesure à l'aide d'une grue de 35 mètres de haut.  La tour, d'un poids total de 1500 kg, repose sur un socle carré de 4.8 m², et est maintenue par quatre points de lestage de plus d'une tonne chacun.
Lego devrait bientôt figurer dans le Guinness Book des records pour cette réalisation.
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25 octobre 2011

Un salon idéal « Le Meilleur des mondes » de Didier Fiuza Faustino

Deux fois par an, le Salon de l'IFA invite un architecte à imaginer son propre salon qu'il installera dans la Cité de l'architecture et du patrimoine. Pour sa nouvelle édition, Fiona Meadows, sa commissaire, a donné carte blanche à Didier Faustino. Après Jakob+MacFarlane et Périphériques, cet artiste, qui est également architecte de formation, réalise une œuvre in situ. Deux installations se répondent : l'une, « Le Salon de la conspiration », dans le hall d'entrée de la Cité ; l'autre, pensée comme le « salon idéal » au titre évocateur, « Le Meilleur des mondes », prend place au cœur des collections historiques du musée.

Pour cette dernière, le choix de la galerie des Moulages est évidemment pour Faustino une façon de confronter la contemporanéité à l'histoire. « Elle est conçue comme le reflet déformé d'une assemblée, lieu du rassemblement, espace d'échange, de dialogue et de discussion où s'exerce le pouvoir. » L'installation est symbolisée par un cercle de fauteuils Napoléon III dont les pieds de certains ont été étirés. Ces sièges aux proportions étranges donnent un sentiment de fragilité à l'ensemble, comme au bord de l'effondrement. Didier Faustino nous invite à nous questionner sur notre pratique du débat et à constamment mettre en doute l'architecture.


« Le Meilleur des mondes ». Une installation de Didier Faustino et du bureau des Mésarchitectures. Jusqu'au 4 décembre 2011.

Cité de l'architecture & du patrimoine, galerie des Moulages du musée (Carlu).

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24 octobre 2011

In Memoriam : Jean Dubuisson

Jean Dubuisson, l'un des architectes de la reconstruction, s'est éteint le samedi 22 octobre 2011, à Nîmes à l'âge de 97 ans.

Originaire de Lille, il termine ses études à Paris à l'Ecole des beaux-arts, à l'atelier Pontrémoli. Diplômé en 1939, il voyage en Italie, et séjourne à la villa Médicis à Rome, où il reçoit le Premier Grand prix de Rome en 1945. Après un séjour à Athènes, il revient en France en 1950, juste trop tard pour les premières reconstructions. Cependant, marqué par la culture du Bauhaus et l'héritage de Le Corbusier, il remporte avec Marcel Lods un concours portant sur 800 logements à Strasbourg, contribuant à inventer la production de logements de masse avec la mise au point de procédés d'industrialisation de la construction. Riche de cette expérience, il réalise en 1951 pour le quartier général des Forces armées 300 logements du Shape Village à Saint-Germain-en Laye, qui devient alors une référence. Sa rencontre avec des grands architectes tel que Le Corbusier et Arne Jacobsen influencera également beaucoup son travail.

Dans l'ouvrage « Jean Dubuisson par lui-même », Armelle Lavalou retrace sa façon d'appréhender la production de logements, à une époque prolifique en la matière. Elle estime qu'il aurait construit plus de vingt mille logements, en essayant de faire rimer qualité avec quantité en apportant une attention particulière, à la qualité des logements plutôt qu'à l'aspect esthétique du bâtiment.

Parmi ses nombreuses réalisation, citons Les Basses-Terres à Pierrefitte-Stains (Seine-Saint-Denis, 1954-1966), la tour du Crédit lyonnais à Puteaux, La Défense (Hauts-de-Seine, 1957-1975), le quartier Maine-Montparnasse (Paris 14e, 1958-1966) et le musée national des Arts et traditions populaires (Paris 16e, 1959-1969).


A lire :

« Jean Dubuisson », d'Elise Guillerm, 2011, édition Infolio

« Jean Dubuisson par lui-même » d'Armelle Lavalou, 2008, éditions du Linteau


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21 octobre 2011

Patrick Faigenbaum, « Noir et blanc, 1973-2008 »

Le centre d'art Le Point du Jour consacre son exposition de rentrée aux photographies en noir et blanc de Patrick Faigenbaum, figure marquante de la scène française. Ce Parisien né en 1954 a d'abord reçu une formation de peintre dans une école d'arts graphiques avant de commencer à réaliser des portraits photographiques. Il se fait notamment connaître par une longue série de portraits de l'aristocratie italienne. Il y explore le lien entre ces vieilles familles et certains lieux chargés d'histoire tels que leurs palais séculaires, l'architecture tenant donc un rôle prépondérant dans ces mises en scène.

Dans son œuvre, le portrait constitue le moment privilégié d'un dialogue entre la dimension photographique et plastique. Clair-obscur, vues pittoresques, travail de composition et relation aux genres picturaux sont pour lui une manière de se rattacher à l'histoire de l'art. Mais le choix du noir et blanc évite les amalgames entre ces deux dimensions. L'exposition retrace son parcours à travers une cinquantaine de tirages à partir de 1973.


Exposition jusqu'au 22 janvier 2012.

Au Point du jour, 107, avenue de Paris, 50100 Cherbourg-Octeville.

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19 octobre 2011

Vente aux enchères caritative - Architectes de l'urgence

La vente aux enchères au profit des populations touchées par les catastrophes se déroulera le 23 octobre à 15 heures. Seront en vente des dessins d'architectes de renoms et des créations du collectif "Neuvième concept". Tous ces objets sont exposés depuis le 14 octobre à la galerie Nikki Diana Marquardt, Place des Vosges, dans le 4ème arrondissement de Paris. Elle accueille la deuxième édition de cet événement organisé en collaboration avec Imerys Terre Cuite et les Architectes de l'urgence. Cette action est soutenue par de grands noms de l'architecture parmi lesquels Claude Parent, Mario Botta, Rudy Ricciotti et Edouardo Souto de Moura.


Galerie Nikki Diana Marquardt

9 place des Vosges

75004 Paris

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