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En 2008, s'ouvrait à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine à Paris la première rétrospective consacrée à l'Atelier de Montrouge. En 1958, rompant avec la tendance individualiste des architectes, Jean-Louis Véret fonde l'atelier associatif de Montrouge avec G. Thurnauer, P. Riboulet, J. Renaudie. Jean-Louis Véret, sans doute le plus discret de ses membres, vient de disparaître à l'âge de 83 ans. En 1952 il sort de l'atelier de Gromort et Arretche à l'école des Beaux-Arts de Paris. L'année suivante, il est chargé du suivi des chantiers de Le Corbusier à Ahmedabad, en Inde. De 1959 à 1965, il dirige pour l'Atelier de Montrouge, le chantier du village de vacances Le Merlier sur le domaine de Volterra, près de Ramatuelle. En 1968, parallèlement à sa pratique, il est nommé par Malraux architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, ce qui lui permet de suivre la rénovation de la villa Savoye. En 1981, le Grand prix national d'architecture est attribué à l'Atelier de Montrouge, ce qui n'empêche pas sa dissolution la même année et la création par Jean-Louis Véret de sa propre agence.

Il réalise alors différents projets comme le centre national des archives du film, à Bois-d'Arcy (Yvelines) achevé en 1985, les nouveaux laboratoires de l'hôpital Avicienne à Bobigny (Seine-Saint-Denis) en 1989 ainsi que le siège social et l'étonnante boutique Shu Uemura, boulevard St-Germain, à Paris en 1986.

Jean-Louis Véret a également été professeur dans les écoles d'architecture de Nancy (1981) et Paris-La Villette (1985 à 1993) ainsi que professeur invité à Harvard (Etats-Unis).


Livre: L'atelier de Montrouge, la modernité à l'œuvre (1958-1981), Cité de l'architecture et du patrimoine, Editions Actes Sud, mars 2008, Paris.

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