Piano à Boston
L'organisation des résidences d'artistes du musée, célébrant son 20e anniversaire cette année, présentera ses artistes contemporains lors de l'exposition d'ouverture du nouveau bâtiment.
d'architectures
Le magazine de la création architecturale
Architecte et artiste nancéien, Claude Prouvé s'est éteint à l'âge de 83 ans, le 7 janvier à Blois. Petit-fils de Victor Prouvé, un des plus grand artiste-peintre de l'Ecole de Nancy dont il fut le directeur et fils de Jean, le célèbre constructeur, Claude Prouvé reçut un double héritage qui pouvait sembler oppressant. Au contraire, l'architecte-peintre avait dés l'enfance une propension naturelle à la création artistique qui a pu s'épanouir auprès des plus grands comme Le Corbusier, Charlotte Perriand ou Fernand Léger. Cela ne l'a pas empêché d'être, comme le rappelle l'architecte et historien Joseph Abram, « un homme admirable, quelqu'un de modeste et généreux ».
Très tôt, Claude Prouvé travaille en collaboration avec son père sur divers projets. En 1967, il réalise avec lui le Palais des Expositions de Grenoble (hall de 24.000 m2 avec portées de 36 mètres, porte-à-faux périphérique de 18 m, et façades suspendues). De son œuvre architecturale marquante, gardons en mémoire le bâtiment du Tri postal à Nancy, érigé en 1972, qui fut l'objet, en 2008, d'une vive polémique autour de sa destruction. « Il avait été surpris par cette mobilisation et touché aussi de voir que les architectes d'aujourd'hui se battaient pour défendre son œuvre » explique Joseph Abram. Le choix d'une réaffectation a finalement été préférée pour ce bâtiment marquant du patrimoine architectural des années 1970. Il accueillera prochainement le nouveau palais des congrès de la ville.
Le
Musée des Beaux-arts de Nancy, à qui il a fait don de dessins,
rendra un hommage à la famille Prouvé en juin prochain. L'occasion
de voir, côte à côte, les œuvres picturales et les dessins de
Victor, ceux de ses fils Jean et Henri ainsi que ceux de Claude. (portrait de Claude Prouvé par J. Abram)
A relire: entretien de Joseph Abram sur le bâtiment du Tri postal à Nancy dans le d'a n°158, d'octobre 2006.
Ils prennent place dans la cour Visconti autrefois inaccessible au public. La cour Visconti a été excavée de douze mètres créant ainsi deux niveaux supplémentaires enterrés. La technique du Jet Grouting (jet de fluide injecté dans le sol à très haute pression, 400 bars) a permis de reprendre, consolider et prolonger les fondations des façades existantes.
Une exceptionnelle verrière, des architectes Mario Bellini et Rudy Ricciotti, recouvre l'ensemble. Véritable vague dorée abritant les salles d'exposition, cette couverture en résille d'aluminium se détache des façades historiques. « Peut-on rêver une autre attitude qui, avec moins de pesanteur et d'avantage de tendresse, accueillerait amicalement l'Islam à l'image de la main tendue de Montesquieu au Persan en visite à Paris » évoque l'architecte.
1 Ouverture été 2012.
Le 14 décembre dernier s'est tenu à Paris une table ronde réunissant Pierre Housieaux, Patrick Guiraud et Jean-François Cabestan, portant sur le projet de permis de démolir de la halle Freyssinet déposé fin juin 2011, soumis à l'expertise de la Commission du Vieux Paris le 15 septembre 2011, et retiré depuis.
L 'édifice ayant une place particulière dans le patrimoine du XXe siècle, sa conservation dans un quartier en pleine mutation est une chance à saisir, comme le rappelle l'historien Joseph Abram :« La halle est le « portrait » miraculeusement conservé intact d'un moment emblématique d'une épopée constructive et architecturale … il faut la conserver intégralement ». Parmi l'un des premiers bâtiments construits en béton précontraint, elle est à ce titre digne d'être sauvé. L'architecte Rudy Ricciotti voulant ainsi redonner ses lettres de noblesse au béton, s'oppose farouchement à sa démolition : « Je m'accrocherai à la façade le jour où les bulldozers viendront pour l'empêcher »
Propriété de la SNCF, la halle Freyssinet est à vendre pour 70 millions d'euros, comme l'explique Jérôme Coumet, maire du 13e arrondissement. Mais pour cela, il est nécessaire de trouver un accord entre la SNCF, la Ville et l'État. Le projet actuel se fonde sur la volonté de recoudre les deux rives que l'édifice sépare du fait de sa très grande longueur (310 mètres), de corriger son absence de visibilité lié à la topographie du terrain, de le désenclaver en lui créant une façade et un parvis, bref, de l'intégrer dans la ville de demain.
Finalement, Le maire finit par évoquer la possibilité du lancement d'une consultation d'architectes à ce sujet : « il va falloir qu'on lance un concours d'idées, une consultation sur le traitement des extrémités et sur la visibilité de la halle ».
Bien sûr, beaucoup de détails restent à régler mais il semblerait qu'un grand pas ait été fait... La suite au prochain numéro.
Apprendre le design, le graphisme ou la décoration à distance
Lancée il y a quelques mois, l'EDAA (Ecole de Design et d'Arts Appliqués) est un établissement proposant des formations en ligne en design, décoration intérieure et graphisme. Une initiative originale, qui permet au grand public comme aux professionnels de découvrir ou de se perfectionner dans ces différents domaines.
Une fois inscrits, les élèves - regroupés en petites classes d'une quinzaine de personnes - bénéficient de cours en ligne et papier, ainsi que d'un encadrement pédagogique de professionnels du secteur (graphistes, designers, architectes d'intérieur ou décorateurs). La pratique - élément central de ces métiers - est quant à elle abordée au travers d'illustrations ou de vidéos pédagogiques, d'études de cas et de travaux pratiques à réaliser.
Réalisables en 8 à 12 mois environ, ces formations sont flexibles, et chacun peut échelonner son apprentissage en fonction de son rythme personnel (jusqu'à trois ans après la date d'inscription).
A une époque où l'idée de formation tout au long de la vie s'impose peu à peu, l'EDAA propose ainsi une offre différente, entre l'initiation et le perfectionnement, ouverte à des profils diversifiés : des néophytes à la recherche d'une première formation, des professionnels en activité qui souhaitent se perfectionner ou se reconvertir, voire même des personnes qui désirent simplement en savoir plus sur des domaines qui les passionnent.
C'est ainsi que 36 équipes ont cherché à imaginer des stratégies de mutation viables économiquement sur le site des Abattoirs à Clermont-Ferrand... Dans les 3 projets sélectionnés, et ici, davantage encore que pour les autres sites, c'est la dimension d'adaptabilité du projet et des formes urbaines qui a été retenue par le jury, comme réponse aux incertitudes programmatiques.
A Neuilly-sur-Marne, sur les 48 projets proposés, 3 projets ont été sélectionnés par le jury qui s'est montré sensible aux projets-démarche, ceux pour qui les espaces naturels ne sont pas seulement des espaces vides à construire, mais des biotopes à préserver, où la ville trouve une place mesurée. Et où la nature aménagée devient un liant social, porteur de nouvelles qualités d'urbanité.
A Reims, le campus de la Housse, site aux espaces distendus, dans un patchwork urbain plutôt hétéroclite, a inspiré 35 équipes, dont les 3 sélectionnées pour leur capacité à inventer progressivement une nouvelle identité au site, un urbanisme dense mais ouvert, avec une diversité typologique et des espaces de proximité de qualité.
A Savenay, le jury a sélectionné 3 projets, sur les 34 reçus, qui se sont montrés sensibles à la géographie exceptionnelle du site, entre voies ferrées et espaces naturels et agricoles. Ils ont fait preuve d'une réelle économie de moyens pour améliorer le franchissement des voies et la centralité du futur quartier, et ils ont posé la question des limites de la ville.
A Stains, il s'agit d'imaginer la création d'un nouveau quartier à proximité d'un pôle multimodal.Et de réfléchir aux usages qui pourraient transformer le site. Le rapport ville/nature est, là aussi, au coeur des propositions sur ce site dont les jardins, le parc, le maraîchage, ont très fortement inspirés les 43 équipes candidates et donc 3 projets sélectionnés.
Enfin, à Toulouse, 43 équipes ont planché sur le secteur du Raisin. Les 3 projets sélectionnés ont cherché à faire coexister l'échelle métropolitaine et échelle de proximité en travaillant, d'une part, sur la requalification et la valorisation par de nouveaux usages urbains de la frange ferroviaire, et, d'autre part, en créant un nouveau quartier actualisant modes de vie toulousain et urbanité en centre ville dense.
À l'encontre de l'image plus ou
moins revendiquée de l'architecte artiste, ou de celle
d'architecte artisan, auxquelles grand nombre de maîtres d'œuvre
restent attachés, la grande agence peut heurter. Elle ne saurait
représenter à elle seule l'architecture française, ni être
l'horizon de toute une profession : elle en constitue
néanmoins une partie. Démontrant la capacité des sociétés
d'architecture à faire jeu égal avec les grandes structures
d'ingénierie ou de maîtrise d'ouvrage qui sont leurs
partenaires de projets, elles portent une part de la crédibilité de
l'architecte.
Retrouvez l'article et le classement ici.
Dossier publié avec le numéro 205 de d'a.
L'exposition « Postmodernism: Style and Subversion 1970-1990 » se tient au Victoria & Albert Museum jusqu'au 15 janvier 2012. Valéry Didelon, qui vient de publier $La Controverse Learning from Las Vegas$, l'a visitée à Londres. Il s'interroge ici sur l'ambivalence de ce courant culturel dans lequel nombre d'architectes ont, une fois n'est pas coutume, joué un rôle prépondérant.
Deux tours jumelles parallélépipédiques de 260 et 300 mètres de haut : jusqu'ici, tout va bien. Mais lorsque que ces deux tours se rejoignent au niveau de leur 27ème étage par une ex-croissance représentant un « nuage » de pixels, le projet immobilier The Cloud pensé par l'agence MVRDV à Séoul rappelle étrangement deux autres tours jumelles au destin tout autre.
Graphisme de mauvais goût pour certains, acte manqué pour d'autres, L'agence aurait, pour sa part, décliné toute coïncidence douteuse. Le projet, qui devait voir le jour en 2015, est pour l'instant en attente d'une décision pour un éventuel changement de design.
Rappelons que ce projet , situé à l'entrée du quartier Yongsan Dream Hub, s'inscrit dans un projet urbain gigantesque « DreamHub 21 », dont l'achèvement est prévu en 2016.
Depuis le 14 décembre, le pavillon de
l'arsenal est ré ouvert au public avec une nouvelle exposition
permanente « Paris, la métropole et ses projets ».
L'exposition présente plus de 1200 documents, racontant l'histoire
de la métropole parisienne sous divers thèmes, à différentes
échelles et sur plusieurs territoires. Mais surtout elle accueille
une maquette numérique de 37m² développée avec Google et JC
Decaux. Première expérience à cette échelle dans le monde, elle
donne à voir les différents projets - en 2 ou 3D - présents sur le
territoire de la métropole Parisienne. Intitulée « Paris,
métropole 2020 », elle est dotée d'un interface
d'informations avec environ 1300 fiches sur des projets en cours ou
actés. Fonctionnant avec un module de Google Earth, chacun peut
ainsi se promener dans le futur de la métropole parisienne, tout en
complétant et actualisant la base de données. Cette expérience
interactive peut même être réalisée chez soi puisque le plug-in
Google Earh « Paris 2020 » est disponible en
téléchargement.
http://www.pavillon-arsenal.com/home.php
Depuis le 14 décembre
La première phase du projet arrive à son terme et le master plan des trente-cinq hectares prévus pour étendre le centre ville sur la rive droite de Bordeaux doit être présenté en mars 2012. Winy Maas (MVRDV) prétend proposer une vision réactualisée de la ville européenne. Souhaitant respecter le tissu existant de la ville, le quartier de la Bastide-Niel va devenir une extension du centre ville avec des programmes mixtes: 3200 logements, 25 000m2 de commerces, 25 000m2 de bureaux, 15 000 m2 d'artisanat et 58 000 m2 d'équipements publics. Une invitation pour de nombreuses agences d'architecture à concourir prochainement à l'attribution d'un des 144 blocs urbains, à l'instar des Internationale Bauausstellung (IBA) allemandes. Les bâtiments existants dont la caserne Niel seront préservés, transformés ou agrandis, ainsi que toutes les structures, rails et quais historiques, à la manière du projet de l'île de Nantes. Cette nouvelle interprétation de l'histoire attribue une part active à l'existant et est un point de départ au devenir du quartier.