Certains y voient un
curieux animal : phoque, canard ou cétacé. D'autres évoquent une tétine de
bébé ou même un objet beaucoup plus intime. Le maire de Bordeaux parlait depuis
longtemps de s'offrir son « petit Guggenheim » capable d'attirer
touristes et événements du monde entier. La ville centre étant pétrifiée par le
label Unesco qui protège son aspect XVIIIe siècle, il a fallu trouver un
terrain en marge, entre la Garonne et les Bassins à flot, pour y faire fleurir
l'« audace » architecturale tant désirée.
Les Parisiens de X-TU, associés aux Britanniques de Casson Mann pour la scénographie, ont été choisis pour designer ce CCTV bordelais (Centre culturel et touristique du vin). À force de réitérer l'effet Bilbao, son impact s'émousse et ce type de projet ne risque-t-il pas, vingt ans après le Guggenheim basque, une rapide obsolescence ? Quoi qu'il en soit, ce joujou de luxe (55 millions d'euros annoncés pour 10 000 m2) parachève la reconquête piétonnière et festive des quais de la Garonne.