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 L'architecte suisse, disparu le 1er novembre à Madras, était connu pour ses réalisations Bulles. En rupture avec l'architecture fonctionnaliste des années cinquante, Pascal Haüsermann affirme son goût pour la courbe dès sa première œuvre, en 1958. Il développe pour cela la technique du voile de béton. C'est à seulement vingt et un ans qu'il réalise le pavillon Grilly pour son père, alors qu'il n'est encore qu'un étudiant. Pour des économies de moyen, il tente son premier projet Bulle à la suite de ce qu'il a découvert lors de son stage d'été à Londres. Cette forme est l'enveloppe la plus économique car elle nécessite peu de matière. Grâce à la publication de photos des bulles de Pougny dans un article paru dans le journal $Elle$ au printemps 1966, Haüsermann construit près de la moitié de ses maisons.

La même année, il adhère au Groupe international d'architecture prospective avec d'autres utopistes comme Yona Friedman, Michel Ragon, Walter Jonas… En 1971, il fonde avec Jean-Louis Chanéac et Antti Lovag (architecte de la maison Cardin), l'association « habitat évolutif » à Douvaine. Sur un terrain libre proposé par le maire de la commune, les trois architectes y expérimentent leurs théories. En 1977, un changement de municipalité n'autorise pas la fin du chantier mais l'ensemble urbain réalisé reste l'une des œuvres importantes d'Häusermann. Depuis la fin des années soixante-dix, la difficulté d'obtenir des permis de construire en France pour des projets expérimentaux avait largement réduit son activité.  


A lire: Bulles, conversation avec Pascal Häusermann de Julien Donada, éditions facteur humain, Bruxelles, 2010, 15€.

A écouter: Métropolitains n°574 par François Chaslin, le dimanche 27 novembre de 16h à 17h sur France Inter.