Imbroglio juridique à la Villette : quels enseignements pour la profession ?
La Villette est un lieu hanté par le destin. La reconstruction du grand abattoir, coûteuse et interminable, s'est arrêtée en 1967, faute de crédits. Ce fut le premier grand scandale immobilier de la Ve République, résumé par un dessin et une légende assassine de Piem (Figaro du 10 juillet 1970) « Monsieur le Ministre va procéder à la dépose de la première pierre ! ». Le ministère des Finances concocte alors le décret sur l'ingéniérie et l'architecture (1973), première mouture d'une réforme plus ambitieuse relative à la maîtrise d'ouvrage publique et ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée, dite loi MOP (1985), dont les textes d'application ne paraîtront, au forceps, qu'en 1993, grâce à l'opiniatreté de Remi Lopez, qui présidait alors le Conseil national de l'Ordre des architectes. Les programmes ultérieurs sur le site de la Villette (Cité des sciences et de l’industrie, le parc, le Zénith et la Cité de la musique), seront tous réalisés dans ce nouveau cadre réglementaire.