d'a 232

  • 350 agences d'architecture classées par chiffre d'affaires 2013

    Pour la quatrième année consécutive, d'a publie la liste des 350 plus grosses agences d'architecture classées selon leur chiffre d'affaires 2013.


    Nous réitérons notre avertissement : ce classement ne préjuge en rien de la qualité de la production architecturale de ces agences, il permet simplement de mieux comprendre la réalité économique de la profession.

  • Architecte, du maître de l’œuvre au disagneur

    Il fallait oser se lancer dans cette histoire de l’architecte, du XVIe siècle à aujourd’hui, sans s’appuyer sur une somme historique rassurante. L’historien et éditeur Bernard Marrey, abandonnant heureusement toute prétention à l’exhaustivité, a préféré la forme d’un récit. Il trace la généalogie du déclin des attributions de l’architecte, conséquence de l’abandon des savoir-faire aux mains des entrepreneurs et ingénieurs. De l’école au chantier, Marrey évoque les événements emblématiques de cette relation, de l’échec de Soufflot à la bibliothèque Sainte-Geneviève, à la construction de halles de Baltard aux fuites des toitures de Le Corbusier. Ce livre que devraient lire tous les étudiants en architecture est aussi un appel à une salutaire remise en question de la profession.



    Architecte, du maître de l’œuvre au disagneur, Bernard Marrey, Éditions du Linteau, 172 pages, 20 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Architectes de campagne

    Associer les architectes à la notion aujourd’hui si difficile à définir de « campagne » ne va pas de soi. Parallèlement aux réflexions largement médiatisées sur l’industrialisation de l’agriculture, l’étalement urbain et la protection des zones agricoles, il est pourtant urgent de mener une réflexion sur la production du bâti en territoire rural.

  • Architectes tout-terrain. Débat : Simon Teyssou et Christian Vincent

    C'est dans un café parisien que nous avons retrouvé les architectes Simon Teyssou et Christian Vincent pour un débat. Le premier vit et travaille en milieu rural alors que le second est installé à Nancy. Ils confrontent leurs expériences et leurs territoires de projet, tout à fait distincts, et partagent l’idée sous-jacente que l’architecte doit occuper un rôle d’intérêt public à l’échelle des communes et sur le long cours.

  • Babel. École primaire des sciences et de la biodiversité à Boulogne-Billancourt

    Maîtres d’ouvrage : SAEM Val-de-Seine
    Maîtres d’œuvre
     : Chartier Dalix architectes : Pascale Daux, Frédéric Chartier, Sophie Deramond (chef de projet)
    BET
    : structure, EVP ; fluides, CFERM ; économiste, Fabrice Bougon ; HQE, Franck Boutté ; écologue, AEU ; biodiversité, Biodiversita
    Entreprise : Bouygues Bâtiments Ouvrages Publics
    Programme : Groupe scolaire de 18 classes avec gymnase homologué et centre de loisirs
    Shon
    : 6 766 m2
    Coût de l'opération
    : 18,8 millions d'euros HT
    Date de livraison
    : juillet 2014

  • Béton ciré, des cuves aux salons : un mortier technique détourné au profit de la décoration

    Derrière l’appellation générique « béton ciré » se cache une multitude de procédés qui peuvent laisser l’architecte perplexe. Tous ne se valent pas, et qui n’y prend garde s’expose à de graves déconvenues, affirme Pierre-Marie Leroy, fondateur de la société Ad Lucem. Fort de trente ans d’expérience dans le BTP, il explique les principaux écueils qui guettent les prescripteurs de « béton ciré » et présente le procédé développé par son entreprise, un système de mortier spatulé récemment mis en oeuvre pour la réhabilitation de la villa de Tony Garnier.

  • Bourbouze & Graindorge : construire avec raisons

    Depuis près de dix ans, installés à Paris puis à Nantes, Gricha Bourbouze et Cécile Graindorge réalisent une architecture rigoureuse, responsable et d’une cohérence rare. Se tenant à l’écart des modes éphémères et des discours de surface, ils ancrent leur pratique dans l’histoire et articulent leur approche autour d’une question fondamentale : la construction. Elle est à la fois pour eux matière à expression et moyen de réaliser leurs ambitions pour le logement.


  • Construire bio. L'expérience de Marine Jacques en Bourgogne

    Implanté en Côte-d’Or, l’atelier AZCA est représentatif de ces jeunes agences venues chercher la commande en milieu rural. Ultra déterminés, profitant de la quasi-absence de concurrence, ces nouveaux maîtres d’œuvre ont aussi bénéficié d’un contexte très propice à l’expérimentation en bioconstruction que le marché des viticulteurs vient cristalliser. En détaillant son approche des matériaux instables et vivants, l’architecte Marine Jacques nous explique l’impact économique de ses chantiers, qui sollicitent tous une activité et une production locales.

  • Courant couleur Corbu

    Quel interrupteur ira avec mon papier peint Corbu ? Cette angoissante question vient enfin de trouver une réponse avec la commercialisation de commutateurs accordés aux claviers de couleurs établis par le célèbre architecte franco-helvète. La gamme est développée avec l’accord de la société Les Couleurs Suisse, entreprise propriétaire des droits qui est la seule habilitée à en commercialiser les licences. Les peintures sont appliquées à la main, en priorité sur le LS 990, un modèle de commutateur aux lignes simples et carrées. Dans le même style, des prises de courant avec ou sans cache, des interrupteurs de contrôle DNX pilotant des fonctions comme la ventilation, des variateurs rotatifs ou des boutons-poussoirs doubles peuvent également recevoir cette finition. Le nuancier comporte 63 références, dont 15 disponibles sans délai de commande: bleu céruléen, vert foncé, rouge vermillon 51 et 59, terre de Sienne brique ou brûlée, ombre naturelle sombre ou naturelle claire, vert olive vif, bleu outremer 59 ou foncé, rubis, orange vif.

  • El Lissitzsky, l'Expérience de la totalité

    Son œuvre pluridisciplinaire est à l’intersection de la peinture, de la photographie, de l’architecture, du design et des arts graphiques : El Lissitzky figure parmi les catalyseurs de l’avant-garde russe des années 1920-1930. El Lissitzky : l'expérience de la totalité, qui accompagne l'exposition éponyme présentée à la Fondation Catalunya-La Pedrera (Barcelone) jusqu’au 18 janvier 2015, retrace le parcours de cet artiste controversé souvent présenté sous le prisme déformant de considérations idéologiques. Une monographie qui analyse l’évolution artistique de celui qui inventa, avec Kazimir Malevitch, le suprématisme : l’influence de Chagall, son rapport au pouvoir politique, ses projets d’expositions en Allemagne, ses réalisations novatrices dans le domaine de la typographie et du photomontage, et dans la conception des livres, des journaux et des magazines. Si Lissitzky a participé activement à la propagande stalinienne des années 1930, il s’est également occupé de rapprocher l’Est et l’Ouest en fréquentant les avant-gardes européennes comme Theo van Doesburg, Ludwig Mies van der Rohe ou László Moholy-Nagy.

    L’auteur et commissaire d’exposition Olivia Maria Rubio entend montrer que l’une des principales caractéristiques de la vie et de l’œuvre de Lissitzky est « le franchissement des limites et des frontières » entre « les pays et les cultures, les beaux-arts, l’architecture et le design ».


    El Lissitzsky, l'Expérience de la totalité, sous la direction d'Olivia Maria Rubio, Éditions Hazan, 200 pages, 45 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Faire face au redoutable marché du neuf. L'expérience de Sabine Guitel dans l'Eure

    Urbaniste libérale et chef de projet auprès du CAUE 27, Sabine Guitel s’attache à décrypter les phénomènes qui favorisent l’étalement urbain et la construction neuve au détriment d’opérations de réhabilitation. Très attentive au caractère opérationnel de tout projet, elle détaille les montages financiers et les mécanismes fiscaux qui pourraient profiter aux communes et ouvrir le marché de la requalification et la transformation du bâti existant, seul axe de travail soutenable pour enrayer l’artificialisation et la spéculation des terres agricoles.

  • Glissements. Le centre de congrès Prouvé à Nancy

    Maître d’ouvrage: Communauté urbaine du Grand Nancy
    Maître d’ouvrage mandataire
    : Solorem
    Maîtrise d’œuvre
    : Atelier Marc Barani, Architecte mandataire ; Christophe Presle, Architecte associé
    BET
    : Artelia
    BET acoustique
    : Francis Fontanez
    Bureau d'Étude façade
    : VS-A
    Scénographie
    : Ducks Scéno
    Signalétique
    : CL Design
    Programme
    : Halle d'exposition, salles de commission, 2 amphithéâtres de 850 et 300 places, restaurant, parking de 450 places
    Shon
    : 19 000 m²
    Coût
     : 55,6 millions d’euros
    Calendrier
     : Études, 2007-2010 ; Livraison, juin 2014
  • Graffiti Général

    Après Tour Paris 13, c'est un autre lieu emblématique du street art auquel un livre grand format de photographie est consacré : les Magasins Généraux de Pantin. Rebaptisée « la cathédrale du tag » par les spécialistes de la discipline, l'imposante structure de béton armé est aujourd'hui en phase de réhabilitation afin d'accueillir les locaux de l'agence de publicité BETC en 2016. Pendant les travaux, BETC a voulu garder la mémoire de cet édifice majeur du graff francilien en réalisant un travail d'archives considérable et une série de témoignages de street-artistes. Avec une soixantaine de photographies signées Yves Marchand et Romain Meffre, connus pour leur approche singulière des espaces urbains désertés (The Ruins of Detroit en 2010 et Gunkanjima, l'île cuirassée en 2013), l'auteur Karim Boukercha revient sur l'histoire du graffiti parisien, influencé par la scène américaine. Alors que le graffiti américain s'est épanoui durant les années 70, c'est au début des années 80 que ce mouvement arrive à Paris en envahissant les palissades des chantiers longeant le Musée du Louvre ou le Centre Georges Pompidou, puis le célèbre spot de Stalingrad. Boukercha fait le lien entre le terrain vague de Stalingrad, « berceau de la culture hip-hop hexagonale dès 1985 », et les Magasins Généraux désaffectés, bâtiment symbole de la « nouvelle conception du graffiti » opérée au début des années 2000. Si la première génération d'activistes en recherche de visibilité apposait sa signature sur le métro et des murs rectangulaires, de nombreux graffeurs vont progressivement recouvrir d'immenses espaces et réaliser des fresques monumentales.



    Graffiti Général, de Karim Boukercha avec les photographies d'Yves Marchand et Romain Meffre, Éditions Dominique Carré, 224 pages, 49 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Hémisphère plafonnant

    Ce luminaire est composé de deux parties : une demi-sphère transparente PMMA, posée à fil de plafond, qui garde un caractère décoratif et surprenant lorsque l’appareil est éteint. Une seconde partie encastrée dans le plafond contient la source lumineuse : un module LED à haut rendement qui diffracte le faisceau, multipliant les surfaces éclairées au sol et sur les parois. Doté d’un indice de protection (IP) élevé, il se pose en intérieur et en extérieur et convient aux salles de bains. Existe également en version applique et éclairage indirect (Bouly W/C et Bouly W/C D+B). Driver déporté. 500 mA, 16,5 W. Température de couleur 2700 K. IRC > 90.

  • Imagine Architecture : Artistic visions of the urban realm

    Imagine Architecture présente une réalité architecturale et urbaine sans limite revisitée par l’art contemporain. De la maison à la tour en passant par la ville et la ruine, sculpture, illustration, photographie et design détectent ces quatre typologies archétypales et leurs mécanismes pour les agrandir et les pousser à l’extrême. Points de rencontre des différentes formes artistiques, des projets radicaux réinventent des mythes ancestraux comme la tour de Babel, des visions utopistes ou des expériences plus contemporaines.



    Imagine Architecture : Artistic visions of the urban realm, sous la direction de Lukas Feireiss et Robert Klanten, Die Gestalten Verlag, 240 pages, 44 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Imperceptibles réhabilitations du groupe d’immeuble dit « village de la Faisanderie » à Fontainebleau

    Maîtrise d’ouvrage : les Foyers de Seine-et-Marne
    Maîtrise d’œuvre
     : Eliet & Lehmann architecte de conception, A003 architecte d’exécution
    BET structure
     : C&E ingénierie
    BET thermique
     : JLR
    Économiste 
    : cabinet Tohier
    Conception Lumière
     : agence ON
    Coût
    : 36,5 millions d’euros (hors chaufferie) ; désamiantage et chaufferie : 3,2 millions d’euros
    Calendrier 
    : concours, 2008 ; chantier, 2009-2015 ; livraison, 2015 pour les derniers bâtiments
  • Jardins de guerre, les cimetières britanniques sur le front ouest

    Voilà un livre qui par son sujet risque de passer inaperçu malgré le regain d’intérêt que cette année commémorative offre au premier conflit mondial. Ce serait dommage, car l’ouvrage de Frank Rambert, d’une ambition peu commune, est un des meilleurs livres parus cette année : ne se réduisant pas, loin de là, à un livre d’architecture, il mêle récit historique et géographique, biographie, essai architectural et journal personnel, trahissant une volonté littéraire que ne dément pas une érudition qui a plus à faire avec la philosophie et la littérature qu’avec l’histoire ou l’architecture. Il faut d’abord faire un sort à l’idée que le sujet – les cimetières britanniques sur le front ouest – pourrait être anecdotique ou rébarbatif. Frank Rambert convainc rapidement de sa pertinence en montrant combien les enjeux qu’il soulève sont universels. Il faut espérer que son ouvrage passionnant sortira de l’oubli une entreprise architecturale et paysagère exceptionnelle : dès avant la fin du conflit, les Britanniques décident d’enterrer et de commémorer leurs morts sur le lieu même des combats. Ce sont 967 cimetières qui seront ainsi édifiés sur l’ancienne ligne de front par l’Imperial War Grave Commission sous l’égide de Fabian Ware. Quatre des plus grands architectes anglais issus du mouvement Arts & Crafts concevront ces sites : Herbert Baker, Reginald Blomfield, Charles Holden et Edwin Lutyens, le plus célèbre, auquel la grande paysagiste Gertrude Jekyll apporta sa contribution. De ces lieux que l’on ne fréquente qu’en lisière de nos cimetières communaux, on ne retient bien souvent que la qualité du gazon. La seule comparaison avec les sinistres et emphatiques sites français suffit à mettre en valeur la richesse avec laquelle ces carrés de terre britannique se sont inscrits dans le paysage. Loin de toute représentation figurative de la guerre, de la douleur ou de la mort, leur qualité d’abstraction et de distanciation leur permet d’échapper à la morbidité de nos ossuaires. L’intensité du rapport qu’ils établissent avec les paysages auxquels ils se confrontent, le dessin et la mise en œuvre de chaque édicule, muret, pierre ou sol, les matériaux choisis en font de parfaites leçons d’architecture. Est-il besoin d’ajouter que ces lieux magnifiques, parfaitement entretenus, sont proches de nous, accessibles et libres d’accès ?



    Jardins de guerre, les cimetières britanniques sur le front ouest, Frank Rambert, MétisPresses, 272 pages, 38 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Kraftwerk 1, construire une vie coopérative durable

    Tout le monde en parle cette année mais personne ne semble y croire : et si la solution au logement collectif passait par la mise en place de coopératives ? En 1993, un artiste, un architecte et un écrivain décidaient à Zurich de « construire leur vie » plutôt que de la gagner. Ce livre est la traduction du manifeste qu’ils publièrent alors à compte d’auteur et qui allait aboutir à l’édification de l’une des plus exemplaires coopératives d’habitants : Kraftwerk 1. Un projet construit à partir d’une analyse historique, urbaine, sociologique et financière rigoureuse, dont témoigne le manifeste. Édité pour la première fois en France et présenté par Valéry Didelon, ce livre est à lire d’urgence.



    Kraftwerk 1, construire une vie coopérative durable, Blum, Hofer & P. M, Éditions du Linteau, 128 pages, 23 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • La campagne de l'intérieur

    La France perd 40 000 à 90 000 hectares de terres agricoles par an, convoitées pour d’autres usages : lotissements, terrains à la découpe, parkings, centres commerciaux, zones industrielles ou artisanales, espaces verts créés autour des usines, infrastructures routières. Au nom d’espoirs d’emplois directs, du développement comme du maintien des habitants dans les communes ou de la pure spéculation, ce phénomène d’expansion et de dilapidation ne cesse de s’amplifier. Face à ce constat, la légitimité du rôle de architecte semble avoir disparue des politiques locales ou nationales. (...)