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  • Le choix des libraires. Archipel

    Archipel Librairie

    Archipel Centre de Culture urbaine

    21, place des Terreaux, Lyon



    Archipel Librairie propose un vaste ensemble d’ouvrages, de revues et d’éditions qui témoignent de la vivacité de la création actuelle dans tous les domaines de l’espace contemporain : architecture, urbanisme, paysage, design et art urbain. Créative, internationale, susceptible de générer ses propres événements, Archipel Librairie complète judicieusement la programmation d’Archipel Centre de Culture urbaine, où elle se situe.

    Pour la beauté des images et l’instantané qu’il nous offre d’un Tokyo très loin de la mégapole habituellement médiatisée, Tokyo no ie de Jérémie Souteyrat nous emporte dans le quotidien d’une ville qui sait naturellement absorber l’architecture contemporaine. Les tout jeunes urbanistes de l’agence Deux degrés ont préféré commettre un ouvrage en attendant la commande se faisant de plus en plus rare. Ils n’ont pas hésité avec Le Petit Parisà bousculer avec un humour décapant et un argumentaire à la clé l’idée du Grand Paris a priori adoptée. Notre Jean-Louis Cohen national fut enfin cette année commissaire du Pavillon français de la biennale d’architecture de Venise. Son catalogue La Modernité, promesse ou menace ? questionne et a le mérite d’assumer une sélection sur le siècle qui vient de se dérouler – 101 bâtiments en France de 1914 à 2014. Il suscite le débat ô combien brûlant quand il s’agit de choisir. Bernard Marrey nous enchante avec la publication de textes que nous aurions pu malheureusement oublier sans son travail d’éditeur. Avec Architecte, du maître de l’œuvre au disagneur, il est également auteur. Son constat participe au pessimisme ambiant, pour autant certains penseront que pour affronter la mutation à l’œuvre du métier d’architecte, il vaut mieux être armé. Bien plus joyeux, Didier Cornille poursuit, avec ses très beaux dessins de Tous les ponts sont dans la nature, son formidable travail d’initiation à l’architecture en direction des plus jeunes.



    Tokyo no ie (Maisons de Tokyo), photographies de Jérémie Souteyrat, postface de Kengo Kuma, Éditions Le Lézard Noir, 144 pages, 36 euros.

    Le Petit Paris, Florian Rodriguez et Mathieu Zimmer, éditions Deux degrés, 304 pages, 21 euros.

    La Modernité, promesse ou menace ? sous la direction de Jean-Louis Cohen avec Vanessa Grossman, coédition Dominique Carré/Institut Français, 224 pages, 28 euros.

    Architecte, du maître de l’œuvre au disagneur, Bernard Marrey, Éditions du Linteau, 169 pages, 20 euros.

    Tous les ponts sont dans la nature, Didier Cornille, Éditions Hélium, 80 pages, 14,90 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Le choix des libraires. Mollat

    Librairie Mollat

    15 rue Vital-Carles, Bordeaux


    Créée en 1896, la librairie Mollat est implantée sur 2 700m² de surface de vente à Bordeaux. Notre site internet se veut le reflet de la librairie réelle et propose coups de cœur, dossiers, podcasts et vidéos. Depuis plusieurs années, nous consacrons un espace particulier dédié à l’architecture.


    Parmi les cinq titres qui nous ont marqués cette année, difficile de ne pas retenir la monographie sur Peter Zumthor intitulée Peter Zumthor : Réalisations et projets – 1985-2013. Longtemps attendue, retardée par l’intransigeance coutumière de l’architecte suisse, elle expose en cinq élégants volumes ses réalisations architecturales ainsi que ses projets restés à l’état d’études. L’architecte français Fernand Pouillon fait lui l’objet de sa première monographie en anglais, The Stones of Fernand Pouillon, dans un remarquable travail d’édition que l’architecte bibliophile aurait apprécié. Avec Go West, Caroline Maniaque nous mène dans l’Amérique contestataire des années 1960. Elle décrit dans une étude fouillée, l’émergence d’une contre-culture architecturale anti-industrielle et anticonsumériste, expérimentant de nouvelles manières de vivre et de construire. L’étude toute aussi passionnante d’Hervé Brunon et de Monique Mosser, L’imaginaire des grottes dans les jardins européens, dévoile les multiples variantes européennes de cette forme architecturale déroutante et fascinante : la grotte artificielle. Enfin, Imagine Architectureoffre un panorama éclectique et débridé d’artistes contemporains qui, repoussant les limites graphiques et plastiques de formes architecturales, ouvrent d’originales perspectives.


    David Raiffé.



    Peter Zumthor : Réalisations et projets 1985-2013, sous la direction de Thomas Durisch, éditions Scheidegger & Spiess, 852 pages, 220 euros.

    The Stones of Fernand Pouillon, Gta Verlag, 192 pages, 52 euros.

    Go West ! Des architectes au pays de la contre-culture, Caroline Maniaque, éditions Parenthèses, 244 pages, 32 euros.

    L’imaginaire des grottes dans les jardins européens, Monique Mosser et Hervé Brunon, éditions Hazan, 400 pages, 125 euros.

    Imagine Architecture : Artistic Visions of The Urban Realm, Lukas Feireiss, Robert Klanten, Die Gestalten Verlag, 240 pages, 44 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Le choix des libraires. Volume

    Librairie Volume
    47, rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris 3e


    Née en janvier de cette année à l’initiative d’Isabelle Leblanc et de Samuel Hoppe, la librairie Volume est centrée sur l’architecture, l’urbanisme et le paysage et organise des expositions de photos et de dessins.

    Impossible d’éviter la liste brute avec des titres que seule la grande qualité éditoriale réunie. Richement illustré et à la maquette très délicate, Gunite Over ?, le livre de Christian Dupraz, architecte à Genève, sur la libération de la forme en architecture grâce à la gunite donne à suivre le chemin commun parcouru par des ingénieurs maîtres de leur démarche et par des architectes plus soucieux d’explorer l’aléatoire.

    Ouvrir Introductionde Bruther, c’est être de plain-pied dans l’esprit de Stéphanie Bru et Alexandre Theriot. Ici, pas de jolies photos mettant en valeur les bâtiments. La jeune agence parisienne a fait le choix de présenter en noir et blanc des images de leurs projets tout autant que des images qui les accompagnent. Une feuille volante permet de réordonner les pièces du puzzle.

    C’est un inédit en français de Bruno Taut que les précieuses éditions du Linteau nous ont livré cette année. La Maison japonaise et ses Habitants, publié en 1937, est un des premiers livres sur l’architecture japonaise.

    Mill, des exigeantes éditions Kaiserin, est un inventaire des plus sérieux de la flore qui s’épanouit sur le site de la Galleria Continua en Seine-et-Marne. Camille Frechou et Damien Roger, paysagistes, ont répertorié chaque plante et Stéphane Ruchaud les a somptueusement photographiées.

    Enfin Rosie géniale ingénieure, cette lointaine parente d’Iggy Peck l’architecte, apprend de sa tante Rose que le seul véritable échec c’est d’abandonner. Un livre qui ravira les enfants et que tout ingénieur et architecte cachera dans un tiroir de son bureau.



    Gunite Over ? Christian Dupraz, A/Éditions, 95 pages, 18 euros.

    Introduction, Bruther, édité par Bruther, 175 pages, 35 euros.

    La Maison japonaise et ses Habitants, Bruno Taut, Éditions du Linteau, 350 pages, 55 euros.

    Mill Flora Bussiaca, Camille Frechou, Damien Roger et Stéphane Ruchaud, Kaiserin Éditions, 410 pages, 60 euros.

    Rosie géniale ingénieure, Andrea Beaty et David Roberts, Sarbacane, 37 pages, 15,50 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Le Corbusier Ronchamp

    « En bâtissant cette chapelle, affirmait Le Corbusier, j'ai voulu créer un lieu de silence, de prière, de paix, de joie intérieure. » Construite semblable à une arche blanche, avec une utilisation harmonieuse du béton, de la pierre, du bois ou du verre, la chapelle Notre-Dame-du-Haut, à Ronchamp, fait l'objet d'un livre abondamment illustré de photographies retraçant son histoire. De l'édifice de le Corbusier à la récente Poterie de Renzo Piano en passant par Jean Prouvé et sa réalisation du campanile dans les années 1970, Le Corbusier Ronchamprévèle la richesse et la complexité de ce manifeste de l'architecture sacrée. Le dialogue des matériaux avec la lumière, l'intégration de l'édifice dans le paysage, les détails architecturaux et décoratifs.



    Le Corbusier Ronchamp, Maria Antonietta Crippa et Françoise Caussé, Éditions Hazan, 240 pages, 65 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Le Guide de la réhabilitation des enveloppes et des planchers

    Il existe beaucoup de livres techniques plus ou moins utiles. Le Guide de la réhabilitation des enveloppes et des planchersaborde un sujet de plus en plus d’actualité, celui de la réhabilitation.

    À l’initiative d’ArcelorMittal, le livre est entièrement consacré à l’acier, par un des grands spécialistes en la matière : Pierre Engel. L’ouvrage vaut pour la qualité des documents graphiques entièrement redessinés : plans, coupes et axonométries très détaillés en font un manuel parfait pour les étudiants comme pour les professionnels.




    Guide de la réhabilitation des enveloppes et des planchers, Pierre Engel, Eyrolles, 184 pages, 45 euros, 2014.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction


  • Le monolithe apprivoisé

    Déclinaison pour lavabo d’un module développé pour les WC suspendus. Pensé pour la rénovation ou le neuf, ce système allie facilité de pose et qualité de finition. Un bâti-support contient siphon et alimentation en eau. Il est recouvert d’une plaque de finition en verre émaillé, avec réservation pour la robinetterie (liste des robinets compatibles disponible sur le site du fabricant). Le lavabo vient se fixer sur un rail dédié qui peut aussi recevoir des accessoires, tel un porte-serviette. Il est également possible d’installer des tiroirs sur les côtés droit et gauche du module. Hauteur : 114 cm. Profilés latéraux en aluminium brossé, finition noire, blanche ou chocolat.

  • Le monument bien tempéré. Musée de la Guerre de 1870 et de l’Annexion, Gravelotte

    Maître d’ouvrage : département de la Moselle
    Maîtrise d’œuvre : Bruno Mader, Architecte mandataire ; collaborateurs : M. Guzy, C. Medina (études) N. Dünnebacke (réalisation) B. Arnaud (concours)
    Scénographe, muséographe : Pierre Verger
    Graphiste : Évelyne Deltombe
    Paysagiste : FORR
    Éclairagiste : Speeg & Michel
    BET structure : Batiserf
    Économiste : Michel Forgue
    Gros œuvre : CARI
    Charpente métallique : EMCI
    Couverture, Étanchéité : Avenir Métal
    Bardages métalliques : Le Bras
    Agencement scénographique : Volume International
    Vitrines : REIER
    Surface : Shon, 3078 m2 ; SU, 2750 m2
    Coût : bâtiment, 6,43 millions d’euros HT ; scénographie, 1,05 million d’euros HT
    Calendrier : concours, septembre 2008 ; livraison, avril 2014
  • Le Rêve d’une déconnexion

    De tous les bons livres parus cette année autour des questions de développement durable – Go west, Réenchanter le monde, le catalogue de l’exposition « Matière grise… » –, l’ouvrage de Fanny Lopez s’impose par son ambition à défricher des pans de l’histoire récente de l’architecture jusqu’ici connus fragmentairement – voire confidentiellement – et à les rassembler en un thème qui fera désormais sens : le rêve d’un habitat déconnecté des grands réseaux de distribution énergétique mis au point il y a plus d’un siècle. Dans ce livre tiré de sa thèse, Fanny Lopez nous fait côtoyer une galerie de portraits d’utopistes plus ou moins sérieux qui ont vainement essayé de promouvoir des habitats autonomes. De Etzler à Rosell en passant par Fuller, Frazer, Alexandroff ou Pike, l’historienne n’occulte pas les ambiguïtés ou les impasses de ces pionniers souvent liés à la « contre-culture », elle tente plutôt de les inscrire dans les réflexions actuelles : « Débarrassée de sa symbolique négative et de ses lourdeurs dogmatiques, l’autonomie offre la possibilité d’une réinvention de la gestion des processus vitaux, de modifications économiques structurelles et de la réactivation, à l’échelle d’une quotidienneté partagée, de forces imaginaires et expérimentales », écrit-elle en conclusion.



    Le Rêve d’une déconnexion. De la maison autonome à la cité auto-énergétique, Fanny Lopez, Les Éditions de la Villette, 320 pages, 25 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Le visible et l’invisible. Nyon : concours pour l’extension du musée du Léman

    Les candidats pour l’extension de ce musée étaient confrontés à plusieurs questions épineuses. Définir un espace capable d’accueillir des collections hétérogènes, mais surtout leur donner une visibilité sans interférer entre la vieille ville et le cadre romantique du lac Léman. (...)

  • Les capacités du patrimoine existant. L'expérience de Christian Vincent en Meurthe-et-Moselle

    Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut densifier les centres-bourgs et réinvestir l’existant pour réactiver les cœurs de communes et stopper l’artificialisation des zones agricoles. Dans la réalité, les architectes se heurtent néanmoins à des difficultés et contradictions majeures. (...)

  • Les joies des pantographes

    Présenté comme une solution alternative aux volets coulissants, ce système d’occultation et contrôle solaire est constitué de cadres aluminium reliés par des tiges métalliques articulées. Lorsqu’ils sont entièrement ouverts, les panneaux sont rabattus sur les côtés de la baie, comme des volets normaux. Mais la liaison pantographique permet de faire varier la position des lames de façon coordonné, offrant de nombreuses possibilités d’ouvertures intermédiaires biaises. La variation de l’angle permet ainsi de maintenir une protection optimale à l’ensoleillement, par exemple. De nombreux modèles de panneaux sont proposés : à lame aluminium, bois, ventelles, sans cadre apparent, avec plaque ajourée, métal déployé, remplissage toile, etc. Peut se piloter par un système de télécommande. Dimensions : 200-550 mm (largeur) et jusqu’à 3 000 mm (hauteur), selon modèle et nombre de vantaux. Disponible en version ouverture symétrique et asymétrique, avec huit vantaux maximum par groupe de volets, soit une paroi de 18 vantaux en installation symétrique.

  • Les leçons de la nouvelle conquête de l’Ouest

    Il y a près de cinquante ans, quelques illuminés imaginaient construire une vie meilleure, plus proche et respectueuse de la nature. À l’heure où la volonté de préserver notre planète n’est plus seulement un rêve mais une question de survie, retour sur leurs tentatives de nous apprendre.


    L’histoire que brosse avec brio Caroline Maniaque commence dans les années 1960 sur la côte ouest des États-Unis. Des hommes et des femmes issus de la contre-culture américaine s’installent ici et là, loin de la civilisation, et partagent leurs expériences. Ils ne sont pas tous architectes, loin de là, mais se trouvent confrontés aux mêmes problèmes de construction : comment bien occuper la Terre, comment réaliser eux-mêmes leur habitat ? (...)


     

    Caroline Maniaque, Go West ! Des architectes au pays de la contre-culture, Marseille, Parenthèses, 2014, 244 pages, 32 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Lina Bo Bardi 100 - Brazil’s Alternative Path To Modernism

    Lina Bo Bardi aurait eu 100 ans le 5 décembre 2014. Au musée d’Architecture de l’université technique de Munich, une exposition présente jusqu’au 22 février 2015 son parcours, depuis ses collaborations dans les revues de Gio Ponti dans l’Italie des années 1930-1940 jusqu’à son engagement, interrompu par sa mort en 1992, dans les enjeux culturels et sociaux de son pays d’adoption, le Brésil.

    Cet épais « catalogue » s’impose comme l’ouvrage de référence pour saisir l’ensemble de l’œuvre, sur le plan historique et personnel, dans les cadres successifs de l’Italie puis du Brésil, et de leurs dictatures respectives. Il ne s’agit pas d’un classique « coffee table book » en quadrichromie flamboyante sur papier couché. Dix essais très documentés et illustrés abordent les relations complexes de Lina Bo Bardi aux cultures vernaculaires, au problème de leur conservation non momifiée, au théâtre et à l’architecture « pauvres ». Ses positions à l’égard de la politique sociale et économique du Brésil de son temps sont déterminantes pour son travail.

    Quatorze projets d’architecture et d’urbanisme configurent l’essentiel de son œuvre : ce qui est très peu au regard des normes actuelles de production internationales. Également designer, scénographe, artiste, critique et directrice de musée, connue pour un franc-parler parfois fracassant, travaillant avec des équipes très réduites, Lina Bo Bardi a effectivement mis la main à tout ce qui porte son nom. Quitte à être taxée d’amateurisme pour cette diversité, ou pour l’éloquente simplicité de ses dessins – « naïfs », a-t-on dit. Le MASP, le musée d’Art de Sao Paulo qu’elle livra en 1968, a été de son côté l’objet de nombreux procès d’intention et dénaturé ; pour son édification personnelle, le lecteur se rapportera aux essais qui lui sont consacrés ici.

    Pour le livre et l’exposition, un important état des lieux a été réalisé en 2014 par le photographe Markus Lanz, d’un point de vue contemporain, avec une sensibilité absorbant les mauvais coups du sort.



    Lina Bo Bardi 100 - Brazil’s Alternative Path To Modernism, sous la direction d’Andres Lepik et Vera Simone Bader, Hatje Cantz, 368 pages, 49.80 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • L’abeille et le gravier

    Les surfaces gravillonnées maintiennent la perméabilité des sols et présentent un aspect esthétique certain. Elles présentent toutefois l’inconvénient d’être difficilement praticables par les vélos ou les personnes en fauteuil roulant, et de s’enfoncer inexorablement dans le sol sous l’effet de la circulation, qu’elle soit piétonne ou automobile. L’aspect de surface ne peut être maintenu que par l’apport régulier de gravier. Développé par une entreprise leader dans le drainage de surface, ces plaques présentent une structure en nid d’abeilles, qui évite ces phénomènes de perte de matériau. Le gravier est confiné et emprisonné dans des alvéoles de 42 mm de diamètre qui stoppent sa migration dans la terre. Une base en géotextile imputrescible maintient le drainage des eaux pluviales et combat l’apparition des mauvaises herbes. Les plaques sont ingélives, résistantes aux UV et supportent des charges de 450 tonnes au mètre carré. Dimensions : 1200 x 1600 x 32 mm. Poids : 3 kg. Deux types de pose : zone piétonne ou circulable.

  • L’architecture au XXe siècle en France - Modernité et continuité

    Dernier livre parvenu à la rédaction pour cette revue annuelle des livres d’architecture, l’ambitieux livre de Jean-Louis Cohen mérite évidemment davantage que cette notule. Tentant l’exercice de plus en plus périlleux d’une analyse de l’architecture française depuis 1889, l’ouvrage s’inscrit à la suite des nombreuses synthèses parues depuis un siècle par Magne, Dormoy, Giedion, Pevsner, Hautecœur, Ragon, Monnier ou Lucan, mais sans pour autant en revendiquer l’héritage. Le livre doit être mis en parallèle avec l’excellent catalogue que Jean-Louis Cohen a dirigé cette année pour la biennale d’architecture de Venise : La Modernité, promesse ou menace ? Il ne faut pas se fier à la couverture banale, car la mise en page, très claire, permet de valoriser un travail iconographique remarquable.


    L’architecture au XXe siècle en France - Modernité et continuité, Jean-Louis Cohen, Éditions Hazan, 278 pages, 49 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Patrimoine sacré XXe-XXIe siècle

    Qu’ont en commun la grande Pagode de Paris, la basilique souterraine Pie X de Lourdes, la mosquée de Missiri à Fréjus et l’église Notre-Dame de Royan ? Tous ces édifices religieux ont été construits entre 1905 et nos jours. Paul-Louis Rinuy propose un panorama du patrimoine architectural cultuel en France des 20e et 21 siècles à travers la présentation de plus de 60 réalisations, toutes confessions confondues. Cathédrales côtoient mosquées, synagogues, pagodes, temples bouddhistes ou protestants Un grand nombre d'architectes parmi les plus importants et novateurs de leur temps, de Perret à Le Corbusier, d'Arretche à Tournon ou à Parent, d'Ando à Botta, participèrent à l'édification de ces lieux de culte. Une occasion aussi de redécouvrir les artistes qui contribuèrent à leur construction ou à leur embellissement : Alexandre Bigot, Pierre Bonnard, Henri Matisse, Fernand Léger, Jean Lurçat, Marc Chagall ou Raymond Subes. De l'église Sainte-Jeanne d'Arc à Nice de Louis Castel à la chapelle oecuménique à Flaine de Breuer, en passant par le Temple des mille Bouddahs de Jean Luc Massot et la synagogue d'Hector Guimard dans le 4e arrondissement de Paris, une courte présentation et un reportage photographique accompagnent chacun des bâtiments.



    Patrimoine sacré XXe et XXIe siècles, de Paul-Louis Rinuy avec les photographies de Pascal Lemaître, Éditions du Patrimoine, 232 pages, 45 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Portfolios Modernes Art Déco

    Il suffit aujourd’hui d’envoyer quelques fichiers numériques à un imprimeur en Estonie pour recevoir huit jours plus tard son « book » en quadrichromie. Mais du début du XXe siècle aux années cinquante, un autre type de document mobilisait l’attention des architectes et des artistes : le portfolio, soit une pochette – ou carton – contenant des feuilles non reliées présentant les œuvres dont on souhaite faire la promotion.

    De Paul Poiret à Pierre Chareau, en passant par Le Corbusier et les protagonistes du Bauhaus, tous l’ont utilisé. Les éditions Norma, sous la direction de Francis M. Lamond et Stéphane-Jacques Addade, on réunit près de 1 500 illustrations pour réaliser un superbe livre de 600 pages relatant les grandes heures du portfolio.



    Portfolios Modernes Art Déco, sous la direction de Francis M. Lamond et Stéphane-Jacques Addade, Éditions Norma, 608 pages, 150 euros.



    À lire dans d'a 232 : 2014. La sélection des livres de la rédaction

  • Que nous dit Branzi ?

    Designer frondeur et habile théoricien, Andrea Branzi est l’un des protagonistes de l’architecture radicale italienne. De 1964 à 1974, il contribue à la fondation du groupe Archizoom et développe le projet No-Stop-City, proposition manifeste pour une « ville sans architecture ». Si la figure d’Andrea Branzi nous semble relativement connue, notamment depuis la biennale de Venise de 1996 dirigée par Hans Hollein, où une exposition internationale à propos du phénomène radical a été déployée, l’œuvre de ce designer et architecte n’est pas si évidente. Et pour cause, elle n’avait jamais fait l’objet d’une rétrospective. Le musée des Arts décoratifs et du Design de la ville de Bordeaux nous offre enfin l’occasion de faire le point sur son travail en lançant la première exposition monographique qui lui est consacrée, une manifestation qui se joue sur plusieurs sites. (...)

  • Retour sur le BIM et ses acteurs

    Le BIM est-il une promesse ou une menace pour la maîtrise de la conception architecturale ? Des architectes et des maîtres d’ouvrage qui l’utilisent déjà ou qui y réfléchissent et ceux qui en font la promotion au sein de la profession nous parlent des enseignements qu’ils en tirent.


    « Sans remplacer la réflexion sur l’espace, le BIM est utile à l’export et pour constituer des fichiers, archiver les données ou modifier simultanément le plan et la coupe et les descentes de charges de nos bâtiments flexibles, dit Jérôme Brunet de l’agence Brunet Saunier. Depuis 2005, nous disposons d’un logiciel de maquette numérique pour utiliser ce processus sous réserve que les maîtres d’ouvrage en disposent ou le souhaitent. La demande n’est pas impérative de leur part et ce n’est pas pour autant que nos partenaires des BET et des entreprises s’y sont intéressés. Être à l’initiative met l’architecte en position de force car les BET et les entreprises solliciteront nos données. C’est un moyen de permettre à l’architecte de rester l’homme-orchestre qu’il doit être. Au lieu d’être contraints à composer avec des corps de métiers qui parasitent notre rôle, pourquoi ne pas saisir cette opportunité pour intégrer de jeunes ingénieurs à dans un process BIM au sein de l’agence ? »

  • Roto basculante

    D’abord elle pivote, puis elle bascule. À l’ouverture, la porte semble montée sur des pivots montés au milieu du bâti et non sur des charnières. Une fois tournée de 90°, elle se rabat complètement sur le mur, laissant un débattement réduit de moitié par rapport à une porte traditionnelle. Un mécanisme inédit autorise cet escamotage en règle, qui peut constituer une alternative intéressante à la porte coulissante, dans les espaces réduits, et reste également adapté aux PMR, la réduction de la course de la porte la rendant plus facile à manœuvrer par les personnes en fauteuil. Une seule contrainte : le battant doit être posé au centre du mur, non à fil. Plusieurs décors de portes sont disponibles.