n°324 - avril 2025

  • Plus petit commun multiple - Classe thérapeutique, Institut Mutualiste Montsouris, Paris 14e

    BMC2, qui travaille depuis longtemps sur des programmes scolaires, est attentive à ce que ses choix structurels ou architecturaux soient intelligibles pour les enfants ou les élèves. Il s’agit ici du plus petit projet jamais réalisé par l’agence : une unique salle de classe à destination des jeunes patients d’une unité psychiatrique, dans un site hospitalier très contraint.

  • Quel avenir pour les concours d'architecture ? (6/6)

    Au terme de cette série de chroniques sur les concours, nous avons rencontré Christian Romon, ancien secrétaire général de la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP1), qui appelle à revenir aux fondamentaux de la commande publique telle que définie par la MIQCP et aux textes juridiques qui la régissent.

  • Quoi de neuf en acoustique intérieure ?

    L’accumulation de biens personnels suffit généralement à corriger l’acoustique des logements. Mais dans le tertiaire et les ERP, la réverbération des voix et des équipements peut être un vrai sujet qu’il convient de traiter efficacement, afin de préserver le bien-être des personnes. Du bois au PET recyclé, en passant par le coton et l’aluminium, c’est à ces intérieurs non domestiques que s’adressent la plupart des produits acoustiques dont nous présentons ici certaines évolutions.

  • Splendeurs et misères du logement collectif

    L’architecte Gricha Bourbouze s’était interrogé il y a un an dans nos pages sur la propension délétère des architectes à la radicalité conceptuelle lorsqu’il s’agit de construire des bâtiments d’habitation. En introduction aux réalisations de logements que nous présentons ce mois-ci, il cherche à comprendre comment la divergence croissante entre projet urbain et architectural contribue à appauvrir espaces privés et espaces publics. Quels sont aujourd’hui les moyens dont un architecte dispose pour enrichir des contextes de projet, que toutes les bonnes volontés concourent à stériliser ? La réponse est peut-être à trouver dans l’espace incertain qui se niche entre banalité et singularité.

  • Structures formelles : entretien avec Cristina Gonzalo Nogués, GNWA (Gonzalo Neri & Weck Architekten)

    Cette jeune agence installée en Suisse a présenté ses travaux à la Galerie d’Architecture à Paris en début d’année. L’espace était scandé par d’imposantes maquettes blanches et abstraites, mettant en évidence les choix structurels de leurs projets, accompagnés par quelques images grand format, des photos ou des simulations hyperréalistes montrant ces squelettes recouverts par leurs enveloppes.
    Après une excursion en Suisse romande pour visiter leurs bâtiments réalisés à proximité de Lausanne et de Fribourg, je retrouve Cristina Gonzalo Nogués, la porte-parole de l’équipe, dans les locaux de leur agence à Zurich. Il s’agit d’un vaste plateau dont on remarque surtout le sol en résine polie, sur lequel sont posés de nombreux pots de plantes tropicales. Nous nous installons dans une salle vide dont les fenêtres s’ouvrent sur un quartier industriel en mutation. Enserré par les voies ferrées et le fleuve, un paysage d’infrastructures s’étire entre la masse monumentale d’une laiterie des années 1930 – réhabilitée en école d’art par EM2N – et la verticale élancée d’un silo à grain de 118 mètres de haut, véritable gratte-ciel céréalier.

  • Un immeuble Dom-Ino ouvert sur le parc - 36 logements sociaux, ZAC Paul-Bourget, Paris 13e

    Dans la litanie de ZAC « qualité française » qui poussent dans nos métropoles, en quoi certaines architectures se distinguent-elles des autres sans pour autant faire acte de radicalisme ou de fantaisie ? L’achèvement de la ZAC Paul-Bourget à Paris, avec notamment les logements réalisés par Nicolas Hugoo, nous donne l’opportunité de nous interroger sur cette question.