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  • Architettura Povera ?

    Maîtres d'ouvrages : Provinciehuis West-Vlaanderen
    Maîtres d'oeuvres : Coussée & Goris, Gafpa
    Entreprises : Studieburo Mouton, Sweco, Kahle Acoustics, Sweco, Atelier Veldwerk, Madoc, Koen Van Syngel
    Surface SHON : 180 m²
    Date de livraison : 2016

  • Artisanal 3D

    Considérées comme la quatrième révolution industrielle, les technologies numériques d’impression 3D ou plus exactement de « fabrication additive » ont modifié l’approche créative vers plus d’expérimentations. Le designer s’approprie le langage de son outil tout en élaborant son projet en grandeur et temps réel et ne dissocie plus les phases de conception de celles de production : il devient ainsi un « maker ». Ce nouvel artefact numérique qui hybride les techniques traditionnelles annonce un retour du craft avec ce que cela implique de brut, de rugueux et d’inachevé. Nombreux sont les designers qui inventent et fabriquent leurs propres outils de production, venant hacker les programmes de pilotage ; ce que David-Olivier Lartigaud, dans son ouvrage Art++ (Éditions HYX), appelle les « bricodages ». Nous entrons dans l’ère du « crafting space ».

  • Construire en terre : pourquoi et comment ?

    En un siècle, le béton armé a atteint une hégémonie qu’il est nécessaire de remettre en question car il est responsable d’environ 7% des émissions de CO2, mais aussi à cause de la grande quantité d’énergie nécessaire à la fabrication du ciment et de l’acier et de la raréfaction des sables et granulats. Le béton devrait être désormais réservé aux ouvrages pour lesquels il est indispensable (ponts, fondations spéciales, structures de grande portée) et remplacé quand c’est possible par des matériaux plus écoresponsables : bois, pierre…et terre. Le TERRA Award 2016 a valorisé dans un livre et une exposition itinérante les qualités techniques et esthétiques des bâtiments en pisé, adobe, bauge et BTC qui émergent sur toute la planète.

  • Construire en terre coulée : une révolution ?

    La construction en terre crue connaît une renaissance remarquée. Si le pisé séduit par sa riche texture, son coût et sa technologie le rendent assez élitaire. La massification passera par les blocs de terre comprimée (BTC), mais aussi par la terre coulée. En France, pionnière en ce domaine, plusieurs bâtiments sont déjà en service et de nombreux projets émergent. Deux enjeux majeurs : établir des règles professionnelles avec une méthodologie permettant d’utiliser la terre locale, et supprimer la petite part de ciment encore nécessaire pour le décoffrage.Ce dossier rassemble les témoignages de nombreux acteurs : maître d’ouvrage, architectes, ingénieurs, chercheurs et bureaux de contrôle.

  • Deux opportunités d’aide à la recherche

    Face aux difficultés du métier d’architecte, une aide à la recherche est toujours une opportunité idéale pour orienter, confirmer ou même réorienter une carrière. À cet égard, deux initiatives valent d’être soulignées. Créé en 1990, le Richard Morris Hunt Prize est un prix franco-américain qui fête ses trente ans cette année. La seconde opportunité relève du mécénat « pour la recherche en architecture et paysage » de la Caisse des Dépôts qui récompense chaque année plusieurs projets de recherche. Les organisateurs nous en disent plus sur les objectifs, le profil des lauréats et la diversité des sujets abordés.

  • Du mur renard au mur miroir

    Depuis 2014, les architectes de l’agence Vous Êtes Ici accompagnent le groupe Barrière dans la valorisation de son patrimoine immobilier. Parmi leurs différentes propositions, la récente édification d’un mur miroir au sein de la cour de l’hôtel Fouquet’s sur les Champs-Élysées apparaît comme la plus spectaculaire. Mais au-delà de la prouesse technique – déjà incarnée à travers le monde par des exemples de « Mirror Architecture » et de land art –, le projet s’inscrit dans une connexion plus complexe et révérencieuse au bâti existant.

     

  • Du pisé à la terre coulée

    Les architectes de la pépinière d’entreprises Le Cap et leurs partenaires ont répondu à l’appétit d’innovation de leur maître d’ouvrage par un bâtiment-manifeste, en bois et terre coulée, qui anticipe les nouvelles pratiques constructives que la crise environnementale exige.

  • Entretien avec Gilles Perraudin

    Gilles Perraudin vient d'être couronné du Grand Prix National d'architectures. A cette occasion, d'a met en ligne le grand entretien qu'il nous avait accordé en 2020.

    La chute d'Icare

    Gilles Perraudin vit entre sa maison au Sénégal, construite en terre, le chai viticole de Vauvert réalisé avec des blocs de pierre du Gard et son agence implantée au rez-de-chaussée d’un immeuble du quartier de la Croix-Rousse à Lyon. C’est là, rentrant d’Afrique pour repartir en Suisse, où il suit un chantier important à Genève, qu’il nous reçoit pour revenir sur son parcours…

     

     

  • La gare de la discorde - Concours pour le réaménagement de la gare du Nord

    Une tribune dans Le Monde, la nomination d’une commission d’experts : la polémique fait rage autour du projet lauréat de la gare du Nord. Revenons simplement sur les propositions des trois équipes en lice.


  • La phase décisive de la formulation

    Médiathèque et maison des réfugiés, Paris 19e

    L’atelierphilippemadec a remporté en 2018 le concours pour la médiathèque Jean-Quarré et la maison des réfugiés. Le programme prend place dans un ancien lycée hôtelier, dont le béton industrialisé est valorisé en structure et déchets in situ. Le nouveau bâtiment qui relie les deux entités existantes est en bois et en terre crue. L’ensemble est autonome en énergie.

  • La terre coulée, un matériau local et frugal

    L’architecte Matthieu Fuchs, spécialiste des matériaux à faible énergie grise, a déjà réalisé au sein de l’agence nancéenne Mil Lieux plusieurs bâtiments avec des murs en terre : pisé pour la maison de santé de Badonviller et l’IUT de Tarbes ; terre coulée pour la maison des associations de Manom et l’école de Saint-Antonin-Noble-Val. Il partage avec nous son expérience et sa vision de l’avenir de cette technique prometteuse.

  • La Toulouse School of Economics (TSE)

    Maîtres d'ouvrages : Universités Toulouse Capitole
    Maîtres d'oeuvres : Grafton Architectes ; architecte mandataire, Vigneu Zilio, 

    BET fluides : CBDSP ; BET fluides local : Oteis, 

    Acousticien local : Gamba, 

    SSI : Vulcanéo, 

    Economiste : Gleeds,

    Signalétique : Locomotion
    Entreprises : ECMP, VRD, Malet, Bourdarios, Realco, Saint Eloi, Del Tedesco, ID Verde
    Surface SHON : 11 280 m²
    Cout : 27 millions d'euros
    Date de livraison : concours 2010, début du chantier 2013, livraison décembre 2019

  • Maxence Rifflet, Nos prisons

    Issuesse d’un travail mené entre 2016 et 2018 dans plusieurs lieux de détention, les œuvres de Maxence Rifflet rendent en particulier compte de ses interrogations sur ce que la contrainte architecturale imprime sur les corps, les gestes et le quotidien des détenus. Si l’on se souvient de Surveiller et Punir, du philosophe Michel Foucault, ce qui s’y joue déborde les murs des prisons.

  • OMA, encore un effort...

    Maîtres d'ouvrages : Brighton College
    Maîtres d'oeuvres : OMA et Ellen van Loon
    Entreprises : Skelly and Couch, Fluid Engineering, Bradley-Hole Schoenaich, 

    Ramboll, The Fire Surgery, Eight Associates
    Surface SHON : 7 425 m²
    Cout : 43,3 millions d'euros HT
    Date de livraison : janvier 2020

  • Raphaël Gabrion - Défendre une critique noble au quotidien

    « L’architecture n’est pas un slogan publicitaire », affirme Raphaël Gabrion, qui croit en la qualité des choses ordinaires, celles du quotidien. Déterminé à garder la main malgré un métier de plus en plus malmené, il défend une architecture honnête et pérenne. Aussi exigeants que lui, ses bâtiments cherchent modestement à offrir « un arrière-plan pour la vie qui passe » sans pour autant s’effacer.

  • S'ouvrir à l'innovation, entretien avec Salim Boutrid

    Entretien avec Salim Boutrid, Alpes Contrôles

    De nombreux architectes se plaignent des réticences des bureaux de contrôle quand ils veulent utiliser de la terre ou des matériaux biosourcés. L’ingénieur Salim Boutrid nous explique pourquoi et comment Alpes Contrôles accompagne des projets avec des techniques « non courantes ».

  • Silence ! Solutions d'absorption acoustique

    « C’est un grand volume empreint de sacralité, laissé brut et apparent, au sol comme au plafond, le béton caressé par les rayons du soleil est ici roi. » Seul bémol : on ne s’y entend pas ! Malgré la prise en compte globale de l’impact du bruit sur la qualité de vie, les marges de progression pour accéder aux voix du silence sont encore larges. Pour ne pas perdre en réputation sur les plateformes de réservation, les restaurants font partie des établissements qui doivent résoudre ce problème en premier lieu. Et c’est une bonne nouvelle pour de nombreux fabricants qui dopent le marché avec des recettes innovantes – des matériaux souvent biosourcés – au rendu esthétique inédit, pratiques pour corriger des défauts d’insonorisation. En parallèle, les spécialistes de l’absorption acoustique, avec des gammes plus classiques, sont plus à même de répondre à certaines complexités techniques, pour tous types de projets. Les univers de la santé ou de l’éducation, par exemple, suivant des réglementations exigeantes, démontrent encore aujourd’hui que la maîtrise du bruit passe par un accompagnement de qualité.

  • Terre coulée versus béton de ciment : une histoire de formulation

    Les produits mis en œuvre dans le béton de ciment et la terre coulée sont similaires. Ce qui les différencie, ce sont les proportions de ces matériaux de base et la provenance de certains d’entre eux, deux facteurs qui vont influencer leur empreinte écologique.
  • Théâtre le Maillon, Strasbourg

    Maîtres d'ouvrages : Ville de Strasbourg
    Maîtres d'oeuvres : LAN, Changement de vue, Terrel Group, Batiserf, Franck Boutté Consultants, Bureau Michel Forgue, Cabinet Lamoureux
    Entreprises : Albizzati, Interdecor-Groupe Bier, Hefi, Parthos, BC CAIRE, Bertelé
    Surface SHON : 7 017 m²
    Cout : 20 millions d'euros HT
    Date de livraison : concours lancé en 2013, début de chantier octobre 2017, livraison 2019

  • Un bâtiment frugal en bois, pierre et terre coulée

    Groupe scolaire Paul-Bayrou à Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne)

    Perché sur un talus, ce groupe scolaire déploie ses cinq classes en belvédère au-dessus du bourgde Saint-Antonin-Noble-Val. S’il reprend l’échelle du bâti médiéval et ses toitures à deux pentes en tuile canal, il offre une image contemporaine des matériaux traditionnels : bois, pierre et terre crue. Sa cour de récréation, ouverte au sud vers le paysage, est protégée des vents dominants de sud-ouest. Elle est calée par deux constructions de plain-pied reliées par un large préau formant porche d’entrée : l’école maternelle, orientée est-ouest, et le centre périscolaire, orienté nord-sud.