Considérées comme la quatrième révolution industrielle, les technologies numériques d’impression 3D ou plus exactement de « fabrication additive » ont modifié l’approche créative vers plus d’expérimentations. Le designer s’approprie le langage de son outil tout en élaborant son projet en grandeur et temps réel et ne dissocie plus les phases de conception de celles de production : il devient ainsi un « maker ». Ce nouvel artefact numérique qui hybride les techniques traditionnelles annonce un retour du craft avec ce que cela implique de brut, de rugueux et d’inachevé. Nombreux sont les designers qui inventent et fabriquent leurs propres outils de production, venant hacker les programmes de pilotage ; ce que David-Olivier Lartigaud, dans son ouvrage Art++ (Éditions HYX), appelle les « bricodages ». Nous entrons dans l’ère du « crafting space ».
Do it yourself
Une série de six workshops a été organisée par l’agence de design Bold afin de démocratiser l’impression 3D. L’atelier s’adressait aux curieux de tous âges et de tous niveaux et permettait de s’approprier les outils numériques à partir d’un catalogue de formes imaginé par Bold. Dans la même idée, Bold a reçu une carte blanche du Habitat Design Lab pour développer une série d’objets à personnaliser et à imprimer à la demande et localement. (...) (...)