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  • Fernand Pouillon

    Treizième volume de cette collection à prix abordable consacrée aux architectes français du XXe siècle (à l’étrange exception de Buckminster Fuller), ce Fernand Pouillon est bienvenu. Son auteur, Marc Bédarida, conscient des données encore lacunaires sur l’architecte, n’en dévoile pas moins de nombreux projets et réalisations jusqu’alors peu connus des néophytes. Limitant l’ouvrage aux œuvres du territoire national, il offre à celles d’Algérie ou d’Iran l’opportunité d’une future publication. Le nombre et la diversité des bâtiments que l’on découvre permettent de mieux replacer l’architecte de la reconstruction du Vieux-Port de Marseille dans la production française. Marc Bédarida dresse également un portrait passionnant de cet homme, qui avait pour modèle l’orfèvre et aventurier Benvenuto Cellini, voulant peut-être nous montrer que pour réussir à Marseille, il faut autant être un personnage haut en couleur que bon architecte…


    Bédarida Marc, Fernand Pouillon, Collection carnets d’architectes, Éditions du Patrimoine, 208 p., 20 euros.

  • Frame

    Le studio repense les motifs traditionnels de pavage de ciments colorés en termes d'impression numérique modulable.

  • Gli Alabastri

    Assemblage libre d'éléments prédécoupés dans des éléments plans de grandes dimensions : 60 x 60, 80 x 80, 60 x 120, jusqu'à 80 x 180 centimètres, six teintes.

  • Gorgones - Centre d’hébergement de l’observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer


    Maîtres d'ouvrages :
    université Pierre et Marie Curie
    Maîtres d'oeuvres :
    Atelier Fernandez & Serres ; architecte chef de projet, Adeline Condesse ;  architecte assistant, Mikaël Crist – BET : GRONTMIJ Aix-en-Provence
    Entreprises :
    nc
    Surface SHON :
      2 980 m2
    Coût :
    4,9 millions d'euros HT
    Date de livraison :
    Automne 2013

  • Hotel Lone, Rovinj - 3LHD

    Avec ses 2 000 kilomètres de côte, ses milliers d'îles, les eaux claires de la Méditerranée, le tourisme a été et demeure une ressource essentielle pour l'économie de la Croatie. Et jusqu'à présent, le développement de cette industrie a été à l'origine de réalisations d'une réelle qualité architecturale et attentives aux questions d'insertion dans le paysage.


    Réalisation parue dans le dossier « Croatie : la génération de la reconstruction »  (d'a 223)

  • Impruneta

    Éléments en cotto d'Impruneta, pour une pose par composée ou individuelle, finition naturelle Litos. Ils sont lavés avec du détergent acide décalcarisant pour enlever les éventuelles efflorescences et traités avec un imprégnant protecteur à base de microémulsion de siloxane.

  • Isoler sans renoncer à la lumière

    Pensé comme un outil au service des sportifs locaux, le gymnase d'Alès est entièrement enveloppé dans un revêtement en polycarbonate double peau hautement isolant.

    Une grande boîte blanche agrémentée d'un auvent et d'une bande colorée signalant les portes d'entrée : la salle multisport d'Alès ne cherche pas la complication inutile. Didier Richard, architecte de l'édifice, assume entièrement son aspect fonctionnaliste : « L'ostentation nous semblait hors de propos, tant ce programme de salle de quartier fait partie de la vie quotidienne. L'équipement couvre 90 % des besoins locaux. Il reçoit les cours d'éducation physique pendant les périodes scolaires et sert de salle d'entraînement aux clubs évoluant au niveau départemental. Ces deux familles d'utilisateurs n'ont pas besoin de tribunes pour le public. »

  • Joe

    La collection Joe ouvre la maison aux influences de la culture pop. De nouvelles histoires s'écrivent de tous les jours avec cet alphabet dynamique aux formes concaves et convexes. La bicuisson pâte blanche finement émaillée fait de chaque surface un univers tactile inattendu.

  • Jumble

    Cette collection ne ressemble à aucun matériau connu, tout en paraissant familière. Corps grès cérame fin rectifié, non poli, décor numérique, 22,5 x 90 et 45 x 90 centimètres, épaisseur 10 millimètres.

  • L'Équerre, réédition intégrale 1928-1939

    Plus de vingt années ont été nécessaires à la réalisation de cet impressionnant pavé de 3,5 kilos, qui rassemble l’intégralité des 107 numéros de la revue L’Équerre. Organe de diffusion officiel des CIAM (congrès internationaux d’architecture moderne) en Belgique, le périodique engagé de l’entre-deux-guerres se révèle un puissant catalyseur de réflexion sur l’architecture, l’art et l’urbanisme d’aujourd’hui. Fruit d’un long travail de recherche coordonné par un comité scientifique de renom – Jean-Louis Cohen, Joseph Abram et Emmanuel Debruyne –, le facsimilé de 1 280 pages s’accompagne de textes critiques situant les articles dans leur contexte. Outre son intérêt historique évident, l’ouvrage entièrement traduit en anglais ambitionne également de diffuser largement le patrimoine méconnu de l’architecture belge des années trente. Mise en forme à travers une séduisante charte graphique conçue par le graphiste Pierre Geurts, la publication s’est vue décerner le prix Fernand Baudin qui récompense les beaux livres de Bruxelles et de Wallonie.


    L’Équerre est éditée chez Fourre-Tout, maison indépendante fondée par l’atelier liégeois de Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit qui pratiquent depuis 2004 la double activité singulière d’architecte et d’éditeur. Intrinsèquement liée à leurs réalisations, leur production compte actuellement plus de 20 titres et se divise en deux axes : interroger l’architecture dans un rapport poétique à l’écriture, aux arts plastiques et à la photographie et comprendre les comportements et les expressions architecturales du XXe siècle. C’est sans doute leur pièce majeure, Méthodes, qui transcrit le mieux cette approche « sensible » et « transdisciplinaire » plébiscitée par le Grand Prix du livre d’architecture en 2011.



    L’Équerre, réédition intégrale 1928-1939, sous la direction scientifique de Sébastien Charlier, Éditions Fourre-Tout, 2013, 1 344 pages, 65 euros.

  • La main qui pense. Pour une architecture sensible

    Il y a des sujets si évidents, si vastes et en même temps si intimes que l’on renonce à en formuler le sens, préférant les ranger sous une aura de sacralisation qui est surtout une paresse de l’esprit. La main, sa capacité à traduire ou non ce qui nous est le plus propre, le plus secret et – espère-t-on – le plus à même de révéler au monde quel être sensible et subtil nous sommes. Il fallait toute la culture du Finlandais Juhani Pallasmaa, déjà auteur en 1996 de l’ouvrage Le Regard des senspour parvenir à relever ce défi. À l’heure du tout-numérique, il nous offre avec La main qui pense un essai remarquable qui interroge la capacité de nos mains à rester un outil privilégié de la pensée.


    Pallasmaa Juhani, La main qui pense. Pour une architecture sensible, Actes Sud, 152 p., 27 euros.

  • La Roche Mud

    Inspiration de la pierre de La Roche, couleur boue. Collection de grès cérame fin étendue à toutes surfaces intérieures – sols, murs, plafonds – grâce à une déclinaison en tous formats : de 152 à 800 millimètres de large, de 608 à 1 200 millimètres de long.

  • Le Corbusier et la Question du brutalisme

    Sélectionner ce catalogue, c’est aussi rendre hommage à l’exposition dont il est issu et qui fut une des belles surprises de Marseille 2013. Dans une simple et magnifique scénographie qui tirait parti du J1, ce vaste hangar portuaire arrimé au port comme un transatlantique, l’exposition, resserrée en son axe central, totalement vitrée, s’ouvrait de part et d’autre sur deux rues, sur le paysage de Marseille et son activité maritime. La question du brutalisme paraissait presque un prétexte à l’exposition dirigée par Jacques Sbriglio, qui s’est davantage attaché à nous montrer comment l’idée de parvenir à la « synthèse des arts » occupe toute l'œuvre de Le Corbusier. Le catalogue se recentre cependant davantage sur le sujet, en commençant par publier le célèbre article de Reyner Banham sur « Le Nouveau Brutalisme » paru en 1955 et enfin traduit ici en français. Antoine Picon, Stanislaus von Moos, Jacques Lucan ou encore Cyrille Simonnet apportent également leur contribution à l’étude d’une œuvre que l’on croit toujours connaître et qui ne cesse de nous surprendre.


    Sbriglio Jacques (dir.), Le Corbusier et la Question du brutalisme, Éditions Parenthèses, 286 p., 29 euros.

  • Le Corbusier. Album Adrique du Nord

    Les célèbres cahiers à spirale des deux voyages de Le Corbusier de Marseille au Maroc, à Alger et au M’zab entre 1931 et 1933 sont enfin publiés en facsimilés. Présentés par l’historienne Danièle Pauly, ils nous permettent de découvrir un Le Corbusier plus intime, mélangeant avec bonheur paysages, nus féminins et architectures vernaculaires.


    Pauly Danièle, Le Corbusier. Album Afrique du Nord, Éditions Aam, 208 p., 40 euros.

  • Le grand écart 7 : Construction et performance

    Pour conclure sa série d'articles, qu'il a intitulé « Le grand écart », Jean-François Chevrier pointe les rencontres de l'architecture et des arts de la scène, en particulier la danse et la performance, quand ceux-ci se pensent eux-mêmes comme des activités constructives et investissent l'environnement urbain. On invoque commodément une aire d'expérimentation commune à toutes les disciplines. Mais l'expérimentation, nécessaire contre la routine et la sclérose du métier, ne peut être une fin en soi. Les projets d'architecture comme les œuvres se distinguent avant tout par une qualité d'expérience.

  • Le théâtre de la main ouverte

    Maîtres d'ouvrages :  Ville de Liège - Département des travaux - Service des bâtiments communaux
    Maîtres d'oeuvres : Atelier d'Architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit - BET : Greisch, stabilité ; ATS, acoustique ; Beodea, scénographie - Artiste : Patrick Corillon.
    Entreprises :  SM Galère-Moury, général, gros-œuvre/menuiseries
    Surface SHON :  7 800 m2
    Coût :  17 Millions d'euros HT

    Date de livraison :Octobre 2013

  • Les livres qui comptent (la suite)

    Comme tous les ans, d'a publie la sélection des meilleurs livres de l'année : livres qui comptent, livres utiles, livres à regarder ou à offrir et parfois tout cela en même temps !

  • Les livres qui comptent en 2013

    Comme tous les ans, d'a publie la sélection des meilleurs livres de l'année : livres qui comptent, livres utiles, livres à regarder ou à offrir et parfois tout cela en même temps !

  • Lucien Clergue. Brasilia

    Si Lucien Hervé a trouvé dans l’architecture de Le Corbusier comment développer sa fascination pour la géométrie et les jeux d’ombre et de lumière, Lucien Clergue a trouvé dans l’architecture d’Oscar Niemeyer un univers qui renvoyait pleinement à sa propre obsession pour les courbes féminines. Le Corbusier reconnaissait la valeur intrinsèque du travail d’Hervé, il y voyait surtout un formidable moyen de diffuser ses idées. Clergue, lorsqu’il rencontre Niemeyer, est déjà célèbre pour ses photographies de nues qu’admiraient tant Picasso et Cocteau. L’architecture n’a encore jamais été pour lui un sujet de prédilection. C’est l’éditeur de Clergue qui organise la rencontre entre les deux hommes à Rio en 1962, pressentant que son auteur saurait mieux que quiconque retranscrire la sensualité de l’architecture de Brasília si chère à Niemeyer. C’est davantage à une histoire d’amitié et d’échange à laquelle on assiste. Pour ceux qui ont eu la chance d’être reçu par l’architecte brésilien dans son bureau de Copacabana, l’accueil – toujours chaleureux – se faisait toujours devant la célèbre photo des trois nus féminins de Clergue. Après quoi, déjà centenaire et debout devant ses invités, le maître esquissait à longs traits les derniers projets qu’il avait conçus. Immanquablement, sa main traçait sur le calque les mêmes courbes que celles de la photographie ! C’est l’histoire de cette rencontre artistique que retrace ce très beau livre, hommage parfait à l’architecte disparu il y a tout juste un an, à l’âge de 104 ans.


    Turck Eva Monika, Lucien Clergue. Brasilia, Éditions Hazan, 204 p., 55 euros.


  • Lucien Hervé

     Le plus célèbre des photographes attachés à l’architecture moderne et bien sûr à Le Corbusier méritait depuis longtemps d’entrer dans cette petite mais prestigieuse collection, fondée il y a bientôt quarante ans par Robert Delpire. Il y a eu bien d’autres livres sur ce photographe venu de Hongrie à Paris en 1929, notamment le passionnant Le Corbusier, Lucien Hervé, Contacts (Seuil, 2011), mais ce petit livre monographique – comme toujours remarquablement imprimé – offre à petit prix une remarquable introduction à une œuvre dont la valeur a mis trop longtemps à être reconnue.


    Lucien Hervé, Photo poche, Actes Sud, 144 p.,
    13 euros.