Copyright : © Marco Zorzanello

 

Bien au-delà d’un soutien illustratif du visuel, le son à voix au chapitre de la Biennale 2025. Des compositions immersives racontent le paysage sonore d’un territoire complexe de l’Anthropocène (Sonic investigations, Luxembourg), donnent à entendre, à la manière de cori spezzati polyphoniques, les lieux d’assemblées démocratique (Assembly, Irlande) ou, par des sons des plus réverbérants aux plus mats dessinant par leur mouvement des structures spatiales, fabriquent les espaces et les textures mêmes d’une ville imaginaire (Oxyville, Jean-Michel Jarre, Maria Grazia Mattei, Antoine Picon). Des installations rendent audibles les infrasons qui permettent de mesurer les mouvements de particules d’eau prémonitoires d’évènements climatiques inattendus (Unpredictable Atmosphere, Lucia Rebolino), dirigent les parcours migratoires d’éléphants sud-africains (Talking to Elephants, Marc Sherratt Sustainability Architecture), ou encore expriment les vibrations, oscillations et impacts de la matière terre exploitées dans toutes ses strates (We Only Perceive Soil When It Reaches The Surface, Michael Akstaller, pavillon de la Turquie). Une cascade de sons naturels réalisée à la croisée de la bioacoustique, de la neurologie et de l’écologie influence les réactions physiologiques des corps aussi bien végétaux qu’humains, aidant à la croissance des unes et au bien-être des autres (Sound Greenfall, Sofia Boarino). (...)

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