Est-il besoin de présenter la
collection « Textes fondamentaux modernes » des Éditions de la
Villette, qui porte parfaitement son nom puisqu’elle s’attache à traduire ou
rendre à nouveau accessibles des écrits qui permettent de comprendre notre
siècle ? Après Le Corbusier, Giedion, Wright ou Hénard, c’est Olmsted
(1822-1903) qui est à l’honneur. Honneur bien mérité, tant son œuvre, mais
aussi la vingtaine d’écrits de cet ardent polygraphe ici réunis marquent une
étape importante dans l’histoire de l’« architecture du paysage »,
puisque c’est le terme qu’il convient d’employer. L’édition attentive et
l’ample introduction de Catherine Maumi,
grande spécialiste de la pensée du territoire nord-américain, permettent au
lecteur français de mesurer la richesse du parcours de celui qui fut botaniste,
agriculteur, homme de lettres, concepteur et aménageur d’espaces extérieurs, de
l’échelle du parc à celle du grand paysage – parfois à protéger. Des
cahiers iconographiques regroupant de superbes reproductions de documents
anciens – dessins et photographies d’espaces naturels – complètent
ces précieuses sources textuelles.
Frederick
Law Olmsted, Architecte du paysage, Éditions
de la Villette, 19 x 27 cm,
352 p., 120 illustrations, 37 euros.