Les actes de colloques sont souvent fastidieux, mais ce n’est pas le cas
de ceux-ci ; les dix contributions de ce recueil, complétées d’une
introduction de la directrice de l’ouvrage et d’une préface de Philippe Boudon,
nous font en effet opportunément réfléchir à « ce que parler veut
dire ». La question est particulièrement pertinente lorsqu’il est question
des villes, terres de choix pour le marketing territorial, politique ou
immobilier – songeons aux « vicissitudes aménagistes du
storytelling » évoquées par Éric Chauvier et Laurent Devisme. Les auteurs
de ce volume – ils sont architectes, urbanistes et/ou sociologues,
historiens, géographe, anthropologue – mettent les outils de leurs
disciplines respectives au service d’un regard croisé sur un même objet
complexe, la relation parfois problématique entre les mots et les choses de la
ville.
La Ville mot à mot,
Isabelle Chesneau (dir.), Éditions Parenthèses, 15 x 23 cm,
213 p., 18 euros.