Comment rétablir les liens ancestraux entre l’architecture
et le territoire ? Quels matériaux doit-on aujourd’hui employer en
priorité ? Construit-on de la même façon en France et au Japon ?
Comment se positionner face aux architectes de sa génération ? Tels sont
les thèmes abordés dans cet entretien avec Kengo Kuma qui s’affirme de projet
en projet comme l’un des architectes majeurs d’aujourd’hui.
D’a : Comment définiriez-vous l’architecture ?
Kengo Kuma : Pour ma part, c’est un dialogue
avec un lieu. Après le mouvement moderne qui a détaché l’architecture du sol et
imposé une manière universelle de construire, j’essaie de rétablir les liens
ancestraux qui existent entre elle et le territoire. Et ce, sans dupliquer les
typologies du passé, mais en utilisant des matériaux et des modes de mise en
œuvre qui permettent à mes interventions de procéder intimement de la culture
du lieu. Je cherche à dépasser la question de la forme et à tisser un réseau de
liens fusionnels entre la construction nouvelle et son milieu d’accueil. (...)$##$
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