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Pour une fois, le titre du dernier livre de Federico Ferrari, architecte et enseignant à Lille et à Paris, ne trompe pas sur la marchandise : Paysages réactionnaires. Petit Essai contre la nostalgie de la nature. Seul bémol : n’étaient deux chapitres savants sur les origines toutes artificielles des notions de « paysage » et de « nature » et sur les théories savantes d’aménagement qu’ils ont nourries à la fin du XXe siècle, ce « petit essai » (60 pages) a tout d’un salutaire pamphlet contre l’usage immodéré et démagogique d’une conception fausse et fallacieuse des vertus du « vert » en architecture et en urbanisme. Une posture qui nous est tout sauf étrangère en cette période préélectorale. 

d’a : Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de cet essai, qui se situe entre le texte savant et l’article « d’humeur » ? 

Comme le dit Michael Jakob (Le Paysage, Infolio, 2007), notre époque est celle de l’« omnipaysage ». L’actualité est seulement un point de départ : il faut se poser cette question du point de vue de l’histoire des idées. D’abord, parce que je suis convaincu qu’il n’y a pas de compréhension du présent sans mise en perspective historique ; ensuite, parce que   notre manière de parler du monde reflète notre façon de le concevoir. (...) (...)

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