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Non ce n’est pas la critique d’un film de science-fiction hollywoodien décrivant un monde dystopique et eugéniste mais une nouvelle plongée dans cet espace difficilement qualifiable - campus, cluster, technopole ? - qui s’étend en limite des champs sur le plateau de Saclay.   Retournons une nouvelle fois sur le Campus de Paris Saclay qui se pose comme le laboratoire de l’architecture française contemporaine. Une ville qui n’est pas une ville, mais un milieu dont la population est savamment paramétrée : aucun inactif - pas de touristes ni de personnes âgées ; pas d’enfants, de femmes au foyer, de sans-abris ou de bandes de jeunes désœuvrés - mais des travailleurs 2.0 qui auraient pu être sélectionnés par une intelligence artificielle. Professeurs et chercheurs de haut-niveau, étudiants et doctorants venus du monde entier se pressent pour enseigner ou se former dans le paysage amplifié par Michel Desvigne et urbanisé par Xaveer de Geyter qui s’étend en ligne brisée sur plusieurs kilomètres de long pour relier à travers champs les deux fleurons de l’excellence française : l’École Polytechnique et le Centre d’études Atomiques. Toutes les grandes écoles - Centrale Supélec, ENS, Agro Paris-Tech, Télécom Paris… - se bousculent sur ces axes à proximité des centres de recherche et de développement des grandes entreprises hexagonales : Danone, EDF, Servier etc. 
Dans ce grand site agricole l’élite française du troisième millénaire est ainsi jalousement élevée, loin du bruit et de la fureur de la vraie ville. Pas de théâtre, pas de cinéma ou d’autres lieux de loisirs, mais des écoles d’excellence qui condescendent $##$(...) à mutualiser leurs auditoriums, leurs bibliothèques ou leurs espaces de restauration ; pas de centre commerciaux, mais des terrains d (...)
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