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Entretien avec Ingrid Nappi, professeure-chercheuse en économie urbaine et immobilière à l’École des Ponts ParisTech

Propos recueillis par Lorenzo Diez. D’a : Vous êtes professeure et chercheuse en économie urbaine et immobilière et membre expert de l’Observatoire de l’économie de l’architecture du ministère de la Culture. On parle souvent de la place de l’architecte dans l’économie, notamment de l’immobilier, mais selon vous, qu’entend-on par « économie de l’architecture » ? Qu’est-ce qui vous a amené à vous pencher sur les architectures et plus particulièrement sur celles des logements et des bureaux ?Nous sommes en train de vivre un changement de paradigme important. On est passé en l’espace de vingt-cinq ans d’une approche patrimoniale de l’immobilier à une approche financière puis récemment à une approche environnementale. Chacun connaît l’impact maintes fois rappelé du BTP sur l’environnement. Par ailleurs, la crise sociétale, révélée par la covid, a accentué la nécessité de prendre en compte également la notion de bien-être de l’usager et rebascule les cartes en quelque sorte tant dans nos façons et choix de vie et de travail. De la valeur exclusivement financière de l’immeuble, on est obligé aujourd’hui économiquement d’évaluer la valeur d’usage de l’immeuble mais également sa valeur environnementale.
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