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  • Archiplein : Créer ex materia

    Basé à Genève, le jeune Atelier Archiplein s’est déjà bâti une solide réputation dans la construction en matériaux naturels. C’est sans compter sur sa remarquable contribution à une tradition architecturale qui se révèle aussi vivante qu’à même de répondre aux enjeux contemporains. 

  • Béton de chanvre : l’isolation comme acte d’architecture

    Lorsqu’ils conçoivent ce projet en 2015 pour Paris Habitat, les architectes Thibaut Barrault et Cyril Pressacco répondent à l’exiguïté de la parcelle avec un bâtiment hybride associant béton, bois, chaux et béton de chanvre. Six années plus tard, l’ensemble de logements allant jusqu’à R+6 situé rue Marx-Dormoy, dans le 18e arrondissement, incarne cet intérêt porté à la question de l’isolation comme élément à part entière d’architecture, étoffant ainsi le corpus de projets notables en cours de livraison. 

     

  • Entretien avec Paul Chemetov : Être architecte

    Nous voici au 4, square Masséna dans le 13e arrondissement : une imbrication de constructions anciennes et modernes. L’entretien n’aura pas lieu dans l’atelier, dont la très belle structure métallique conçue avec Marc Mimram vient d’être classée au patrimoine du XXe siècle : des collaborateurs continuent de s’y affairer. Nous prenons un petit escalier tapissé de diplômes, de prix, de lettres de remerciement et de distinctions diverses avant de pénétrer dans une grande pièce très claire, dominée par une bibliothèque contenant les publications de notre hôte. 

     

  • Fondation Luma, Arles

    Maîtres d'ouvrages : Fondation Luma, Maja Hoffmann

    Assistance à la maîtrise d’ouvrage: Myamo

    Maîtres d'oeuvres : Frank Gehry & Partners (conception), Studios architecture (chantier)

    Entreprises : Paysagiste : Bureau Bas Smets – BET : Terrell Group (structure) + T/E/S/S (façade) – Économiste : Bureau Michel Forgue – Acousticien : Cabinet Lamoureux – Coordinateur : Setec bâtiment

    Surface : 24 000 m²

    Cout : non communiqué

    Date de livraison :2021

  • I soliti ignoti – Les habituels inconnus : Partager le projet de la conception à la réalisation

    Elles ont pour nom SRA, CALQ, STUDIOS, Bouchaud, AXL. Célèbres pour être méconnues, ces agences sont souvent derrière les plus grands projets privés ou public de ces dernières années. Doit-on les considérer comme les simples exécutants de desseins qui les dépassent, ou comme les défenseurs dune architecture toujours plus émiettée par la commande ? Sur le front dun métier contesté, ces habituels inconnus militent pour une architecture plus collective revendiquant une compétence incontestée sur le chantier. 
  • La nouvelle vie des revêtements de sol

    Pour faire suite au dossier consacré aux sols coulés dans le n° 287 de mars dernier, d’a vous propose une incursion dans les éléments dits de second œuvre pour le sol. Exit les stratifiés et parquets, nous vous proposons une actualité sur les sols souples (PVC, vinyle, caoutchouc et l’incontournable Econyl) et sols durs, ici représentés par quelques céramiques qui autorisent des continuités de surfaces sols-murs. Si la plupart de ces solutions répondent aux contraintes de programmes ERP à usages intensifs, elles offrent des possibilités toujours plus vastes en termes de décors, motifs et textures. Les fabricants adaptent leurs solutions, opèrent des basculements industriels mais aussi marketing. Recyclage, réemploi, économie circulaire, bilan carbone, biophilie, tout y est : la filière des sols souples prend à bras-le-corps les questions environnementales, à tel point qu’on pourrait croire que poser une dalle de moquette équivaudrait à planter un arbre ! Cependant, chacune des solutions de ce dossier – en pose libre ou collée – trouve encore sa raison d’être pour nos usages quotidiens, d’un point de vue acoustique ou hygiénique. 

  • Les ABF, de la censure au dialogue constructif

    Légitimes gardiens du temple, les architectes des bâtiments de France accompagnent souvent des architectes et des maîtres d’ouvrage éclairés qui réalisent des œuvres contemporaines dans le cadre d’espaces protégés. Selon quels critères refusent-ils des projets ? Si le contexte et l’expérience de chacun peuvent influencer son jugement, certains insistent sur leur liberté de parole. D’autres en appellent à une réflexion élargie. 

     

  • MOEX 1/5 - L’architecture en morceaux

    Mettons à l’épreuve vos connaissances architecturales. Qui est l’architecte de Lascaux IV à Montignac, Dordogne ? SRA, bien sûr. Et du SR17, un complexe culturel en projet à la pointe de l’île Séguin ? Évidemment, CALQ. Et de l’ombrière de Marseille ? Tangram, forcément. La Fondation Luma et la Fondation Louis-Vuitton ? Deux icônes de l’architecture signées STUDIOS. Si vous avez répondu Snøhetta, RCR, Foster, ou Frank Gehry, vous n’avez pas réellement perdu, mais ne voyez qu’une partie du tableau. Vous avez oublié les soliti ignoti, les « habituels inconnus » tapis dans l’ombre des grandes signatures, contribuant avec abnégation et dévouement à la réalisation de projets phare, qui leur doivent une partie de leur qualité architecturale. Si elles partagent certains points communs, ces agences sont toutes différentes sur le plan des collaborations, de leurs stratégies et de leur activité, qui ne se limite pas au rôle d’éternel second. Elles sont en première ligne du combat mené autour du dépeçage des missions de l’architecte. Que voient-elles sur le front, prises entre les flashs de la starchitecture et l’ombre des tréfonds des chantiers ? 

     

  • MOEX 2/5 - « Seul l’architecte défend le projet » : Entretien avec Clémence Saubot et Baptiste Rouit, SRA Architectes

    L’agence SRA réalise selon les années entre le tiers et la moitié de son activité en association avec d’autres agences. Elle compte une soixantaine de collaborateurs polyvalents, dont la première qualité est, selon ses associés, d’être à l’écoute d’autres cultures d’agences. 

     

  • MOEX 3/5 - « La MOEX traduit les intentions de l’architecte dans le langage du maître d’ouvrage » : Entretien avec Jean-Philippe Le Bœuf, agence CALQ

    Jean-Philippe Le Bœuf et Emmanuel Quin s’associent en 1985 alors qu’ils remportent le concours pour la conception d’un centre commercial en Eure-et-Loire. Ils fondent CALQ architecture (Cabinet d’architecture Le Bœuf et Quin) en 1990 et développent à partir des années 2000 un pôle exécution qui occupe aujourd’hui 70 personnes sur les 140 que compte l’agence. 

     

  • MOEX 4/5 - « Un bon maître d’œuvre d’exécution doit d’abord être un bon architecte » : Entretien avec Jean-François Bailleux, Francesco Ballarin, Michela Donato, agence Arte Charpentier

    Présente en France et en Chine, l’agence Arte Charpentier confirme l’importance de la place de l’architecte en maîtrise d’œuvre d’exécution sur ses projets. Elle compte actuellement six personnes travaillant sur des projets privés complexes et de grande taille. 

     

  • MOEX 5/5 - « Le métier d’architecte repose sur 50 % de conception et 50 % d’exécution » : Entretien avec Emmanuel Dujardin, agence Rougerie+Tangram

    Depuis sa fondation en 2009, Tangram est structurée autour de sept pôles. Celui dédié au chantier a suivi plusieurs projets en Provence pour différentes grandes signatures. L’agence vient de fusionner avec l’atelier Jacques Rougerie. 

     

  • PRODUITS UTILES - Rythme et perspective

    Knauf Danoline dévoile une nouvelle gamme de plafonds modulaire : Rold12. Fabriquées à partir de 30 % de plâtre recyclé, les dalles adoptent un format standard de 600 x 600 x 12,5 mm avec perforation 3,5 x 3,5 mm et un entraxe de 8,3 mm en finition blanche. Les plaques se distinguent par leurs 12 lattes trapézoïdales en plâtre (25 x 600 x 12,5 mm) imprimées d’une finition chêne clair (épaisseur totale du complexe : 25 mm). Il est possible de personnaliser ce décor, avec un positionnement des lattes dans un sens transversal ou longitudinal. Rold12 propose de bonnes performances acoustiques (αw = 0,80 et jusqu’à 0,90), un montage facile (ossature cachée démontable) et la possibilité de glisser entre les lattes des luminaires spécifiques spécialement conçus : les bandes led Danolight. 

     

    Rold12 

    Knauf Danoline 

  • PRODUITS UTILES : EXTRAFIN

    Solaris est la toute nouvelle collection d’interrupteurs haut de gamme en laiton massif de Meljac, réalisée en collaboration avec le designer Marc Newson. Pas de vis apparente, des bords arrondis, un nouveau levier fin et plat et un bouton-poussoir affleurant incurvé caractérisent ces modèles disponibles en trois formats (84 x 84, 84 x 120, 84 x 144 mm). Nombreuses finitions au choix : levier de la couleur de la plaque, bague noire brillante, bouton-poussoir noir, sérigraphie… 

     

    Solaris 

    Meljac 

  • PRODUITS UTILES : Grand écran

    Clispo s’inscrit dans la tendance des grandes fresques murales avec la gamme So Deco adaptée aux formats grandes laizes, jusqu’à 5,10 mètres de large d’un seul tenant. Les motifs proposés – univers végétal, effets de matières, 3D ou version trompe-l’œil – suggèrent tout ce que les créateurs peuvent réaliser avec cette solution personnalisable obtenue à l’aide d’une imprimante HD XXL. Plus qu’un décor mural ou un plafond tendu, cette toile représente également une solution d’absorption acoustique qui dispense de traitement la surface qu’elle vient habiller : exit les longues opérations de ponçage et de lissage, la pose se fait en quelques heures à peine, à température ambiante et à sec, sans salissures ni odeurs. 

     

    So Deco 

    Clipso 

  • Projet Alga : l’algue dans tous ses états

    La prolifération anormale depuis plusieurs décennies des algues sur les plages bretonnes et guadeloupéennes pose un vrai problème de pollution environnementale. Le projet Alga (2017-2021) du designer Samuel Tomatis a pour ambition d’élever ce déchet local au rang de ressource positive et durable. Depuis plusieurs années, Samuel Tomatis expérimente dans son atelier avec les algues, de manière artisanale comme le ferait un alchimiste ou un cuisinier. Mais aussi en collaborant avec des biologistes et des scientifiques afin de développer des process semi-industriels. S’appuyant sur les caractéristiques intrinsèques des différentes espèces d’algues, il a défini un certain nombre d’applications, telles que du mobilier, des luminaires, des matériaux de construction, des semi-produits industriels, des contenants alimentaires, du packaging ou encore du textile. L’écoconception est au cœur de la démarche du jeune designer, le projet Alga étant pensé en économie circulaire. Avec ces nouveaux matériaux 100 % biodégradables, il envisage une nouvelle manière de produire et de consommer. C’est au Pavillon de l’Arsenal, dans le cadre de la bourse Agora, que Samuel Tomatis présente ses recherches, un projet engagé aux côtés d’acteurs interdisciplinaires sur des terrains multisitués. 

  • Qu’en est-il de la bigness ? : Concours îlot 2b, quartier des Fabriques, Marseille

    Comment envisager la bigness à une époque où il est surtout question de mutabilité et de durabilité des bâtiments… C’est la question sur laquelle ont travaillé quatre équipes de maîtrise d’œuvre en projetant un parking géant et atypique dans les quartiers Nord de Marseille. 

  • Trouve- t-on toujours tout à la Samaritaine ? : La Samaritaine, Magasins 2 et 4, Paris 1er

    Maîtres d'ouvrages : Grands Magasins de la Samaritaine, Maison Ernest Cognacq

    Maîtres d'oeuvres : SANAA (Kazuyo Sejima, Ryue Nishizawa, Yoshitaka Tanase), SRA (Jean Rouit, Clémence Saubot), Lagneau Architectes (Jean-François Lagneau, Xavier Lagneau, Patrice Girard, Jean-Jacques Brunie), François Brugel Architectes Associés (François Brugel, Victor de Almeida)

    Entreprises : EGIS, coordination générale et MOEX ; RFR GO+, AEDIS Ingénierie, EGIS, BET structure ; Acoustique & Conseil, acoustique ; BET fluides, Barbanel ; OGI, BET VRD ; RFR, BET façade ; Burgeap, BET géothermie ; AE75, EGIS, économiste de la construction ; Petit, Vinci Construction, entreprise générale

    Surface : 65 120 m2, dont 20 000 m2 de commerces et 15 000 m2 de logements, crèche de 80 berceaux et hôtel de 72 chambres et suites

    Cout : non communiqué

    Date de livraison :2021

  • Un architecte, un intellectuel, un communiste : À propos de l’exposition « Carlo Aymonino. Fedeltà al tradimento »

    « Venise a constitué pour moi une expérience marquante. Elle a rendu explicite mon refus de la cohérence compacte et programmée : il nest pas nécessaire que théorie et pratique coïncident, que la personnalité soit homogène et unitaire ; plus on cherche et on expérimente, plus surgissent des diversités, des contradictions, des négations et des obstacles» 

    Carlo AymoninoIntervista, in Claudia ConfortiCarlo AymoninoLarchitettura non é un mitoOfficina Edizioni, Roma, 1980. 

     

    Cette citation pourrait à elle seule expliquer le sous-titre (fedeltà al tradimento [fidélité à la trahison]de lexposition que la Triennale de Milan consacré cet été (du 14 mai au 22 août 2021) à Carlo Aymonino (1926-2010)Abritée dans leespaces lumineux de la grande galerie supérieure du Palazzo dellArte conçu par Giovanni Muzio en 1933, cette première rétrospective célébrait larchitecte romainpersonnalité marquante de lhistoire de larchitecture (et de la culture) italienne de laprès-guerre. 

  • Venise 2020 +1 (suite)

    La 17e Biennale, celle qui aurait pu n’avoir pas lieu du tout, expose en 2021 un discours conçu avant la pandémie, qui espère néanmoins servir de programme pour l’après. Le commissaire Hashim Sarkis défend l’idée que la catastrophe sanitaire est au mieux un accélérateur du diagnostic qu’il présente, ou une distraction qu’il faut surmonter pour garder l’œil fixé sur les vrais défis qui se dressent devant nous : une crise sociale et environnementale qui menace toutes les formes de vie. « Comment vivrons-nous ensemble ? », s’interroge l’exposition. Mais est-ce encore une question à laquelle les architectes peuvent ou doivent répondre ? Le résultat de cette danse dans les ruines à venir marque peut-être un tournant historique, qui mérite de faire le voyage de Venise. Continuons notre visite des Giardini et de l’Arsenale.