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La prolifération anormale depuis plusieurs décennies des algues sur les plages bretonnes et guadeloupéennes pose un vrai problème de pollution environnementale. Le projet Alga (2017-2021) du designer Samuel Tomatis a pour ambition d’élever ce déchet local au rang de ressource positive et durable. Depuis plusieurs années, Samuel Tomatis expérimente dans son atelier avec les algues, de manière artisanale comme le ferait un alchimiste ou un cuisinier. Mais aussi en collaborant avec des biologistes et des scientifiques afin de développer des process semi-industriels. S’appuyant sur les caractéristiques intrinsèques des différentes espèces d’algues, il a défini un certain nombre d’applications, telles que du mobilier, des luminaires, des matériaux de construction, des semi-produits industriels, des contenants alimentaires, du packaging ou encore du textile. L’écoconception est au cœur de la démarche du jeune designer, le projet Alga étant pensé en économie circulaire. Avec ces nouveaux matériaux 100 % biodégradables, il envisage une nouvelle manière de produire et de consommer. C’est au Pavillon de l’Arsenal, dans le cadre de la bourse Agora, que Samuel Tomatis présente ses recherches, un projet engagé aux côtés d’acteurs interdisciplinaires sur des terrains multisitués. 

100 % ALGUES 

 

Afin de développer le potentiel semi-industriel de ces masses végétales, Samuel Tomatis s’est entouré du biologiste marin Frédérik Chevallier et du chimiste en agro-industrie Antoine Rouilly. En étudiant la composition intrinsèque de la matière, ils ont pu élaborer et produire un nouveau matériau composé à 100 % d’algues. Les processus de transformation utilisés sont le moulage à haute pression, l’injection et l’extrusion. Cette période de recherche et de développement complexe a été ponctuée de difficultés liées à la compréhension de la matière mais aussi à la mise en œuvre de l’échantillonnage. (...) (...)

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