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  • Amélie Labourdette, Traces d’une occupation humaine

    Initié en 2016 à l’occasion d’une résidence d’artiste et poursuivi en 2018, ce projet a pour cadre la région de Gafsa, aux portes du désert sud-tunisien. Celle-ci est habitée sans discontinuer depuis le paléolithique. Dans l’exploration de ce territoire, Amélie Labourdette rend compte des épaisseurs temporelles de l’occupation humaine, relevant les vestiges qui s’y sont déposés. Chacune de ses images est chargée de sens, charrie de l’histoire. Ainsi que tout lieu, fût-il désert. 

  • AMERIQUE LATINE : VIVANT LABORATOIRE DE L'ARCHITECTURE

    L’architecture internationale est-elle morte à Rio de Janeiro, en 1988, quand le maire Cesar Maia a lancé le projet Favela Bairro d’autorénovation des favelas ? L’effervescente scène architecturale latino-américaine n’est pas loin de le penser. Elle n’ignore pas que le continent des mégapoles (Mexico, Medellín, Tijuana, Santiago, São Paulo) concentre les plus graves pathologies contemporaines de la ville et de l’habitat. C’est justement parce qu’elle affronte des ruptures (démographiques, écologiques, sociales…) sans le secours, comme en Europe, d’actions publiques qui tempèrent et temporisent, que cette jeune scène est un laboratoire du XXIe siècle. « Les projets urbains les plus intelligents, ces dernières années, viennent d’Amérique latine : ils équilibrent interventions planifiées et initiatives des communautés, constructions formelles et spontanées, incluent les réseaux sociaux et l’économie informelle pour faire émerger de nouvelles formes d’urbanisme, libérées de la logique néolibérale. Les réponses les plus intéressantes à la crise mondiale de l’urbanisation viennent des conditions de rareté, pas des situations d’abondance1. » 

      

    1. Teddy Cruz, architecte et théoricien, professeur à l’université de Californie-San Diego. 

    Grégoire Allix, « Les migrants mexicains rendent la ville américaine plus durable », Le Monde, 13 juin 2011. 

  • Architecture de réparation : pôle communautaire de services, de santé et d’archéologie, Thérouanne, Pas-de-Calais

    Maîtres d'ouvrages : communauté d’agglomération du Pays de Saint-Omer 
    Maîtres d'oeuvres : Atelier Pierre Bernard (architecte mandataire, chef de projet Audrey Lecart), Céline Leblanc et Axel Vénacque (paysagistes), Arnaud Sompairac (scénographe) 
    Entreprises : Gros œuvre, VATP ; charpente bois, Ambois ; charpente métallique, Loison ; couverture, Stema Couverture ; menuiseries extérieures alu, Joel Leroy ; plâtrerie, Cannata ; menuiseries intérieures, Module ; peinture, SPDE ; électricité, Satelec ; chauffage plomberie, Bonnel ; ascenseur, Schindler ; espaces verts, PJEV ; mobilier, Volume Agencement ; éclairage scéno, B2EI ; multimédia, Mardi 8 ; maquettes scéno, Tact ; soclage, Atelier DuO ; illustrations, Christian Courivaud ; graphisme, Ediprim 
    Surface SHON : 1 349 m2
    Cout :  2,61 millions d’euros HT (incluant la scénographie et les espaces publics) 
    Date de livraison : automne 2019

  • Bagard & Luron : l'expression d'une élégante frugalité

    Depuis quinze ans, l’agence nancéenne Bagard & Luron conçoit avec pragmatisme des bâtiments aussi élégants que fonctionnels. Grâce à une lecture rigoureuse du contexte et des besoins, ses architectes s’attachent à donner à l’habitant et à l’usager les moyens de s’approprier avec plaisir l’espace qui les entoure. La force qui en résulte donne à chaque ligne et à chaque matériau sa juste place, avec le sentiment d’une parfaite maîtrise.

  • Bétons en transition, 1/5 L'avenir des bétons en question

    Au regard des évolutions réglementaires sur les émissions de CO2 et l’économie circulaire, on assiste à une polarisation des débats sur les techniques constructives. Les arguments opposant filières contre filières ont tendance à faire oublier la pertinence du mix de matériaux. Dans ce contexte, quel avenir peut-on réserver aux bétons ? D’un côté, les grands industriels apportent quelques innovations avec les « bas carbone » tout en conservant une part hégémonique dérangeante. De l’autre, certains architectes et designers engagés dans la R&D se réapproprient la question de la matière pour développer des techniques constructives alternatives : parfois pour des raisons formelles, parfois pour des motifs d’engagement écologiques. Cependant, au-delà des discours et en fonction d’une réalité économique, la « poétique du béton » reste intacte auprès des maîtres d’œuvre. Dans ce dossier qui dévoile les mises en œuvre et les formulations les plus récentes, nous avons interrogé des bureaux d’études et des architectes afin de tracer l’avenir des bétons de demain. 

  • Bétons en transition, 2/5 Entretien avec le bureau d'études Batiserf

    « On cherche à maximiser le rendement structurel du béton afin de diminuer les quantités mises en œuvre et leur impact » 

    Entretien avec le bureau d’études Batiserf 


    Installé depuis 1977 dans l’agglomération grenobloise, Batiserf est un bureau d’études spécialisé dans la structure du bâtiment – « au sens large ». Son expertise de mix de matériaux en fait le dénominateur commun de nombreux projets architecturaux exemplaires en France, qu’ils soient en béton, en structure mixte acier ou bois, voire en pisé. Plus récemment, depuis son implication dans le projet Mantinum sur le site de la citadelle de Bastia, le BET réexploite l’ancienne technique des bétons damés dits secs, à Bonifacio et à Châtenay-Malabry. L’expérience de Batiserf dans l’expérimentation formelle et structurelle des bétons depuis plus de quarante ans participe à tisser un fil conducteur entre les générations de projets, passées, présentes et en cours. Nous avons interviewé ses ingénieurs qui ont souhaité s’exprimer au nom d’un collectif. 

  • Bétons en transition, 3/5 Regards croisés : entretien avec les agences Graal et Scalene

    Deux agences, deux points de vue, mais un constat qui vaut d’être entendu, celui de la « vérité de la structure ». Nous avons demandé à deux agences comment elles envisagent l’usage du béton dans leur pratique. D’un côté, l’architecte Luc Larnaudie de l’agence toulousaine Scalene et, de l’autre, l’architecte Nadine Lebeau de l’agence parisienne Graal. 
  • Bétons en transition, 4/5 Béton de Marseille

    Retour d'expérience sur le groupe scolaire Antoine-de-Ruffi (TAUTEM Architecture, architectes mandataires – BMC2 Architectes, architectes associés)


    Situé dans le quartier Euroméditerranée de Marseille, le groupe scolaire Antoine-de-Ruffi livré en janvier dernier permet aux architectes de l’agence TAUTEM architecture de revenir sur l’expérience de l’emploi d’un béton bas carbone. Pensé pour s’inscrire comme un monument au sein d’un quartier très dense, le bâtiment blanc déploie des façades monolithiques côté rues et élève ses colonnades dans le ciel. 
  • Bétons en transition, 5/5 Entretien avec Guillaume Meunier, responsable environnement chez Elioth

    « Le problème, c’est la part hégémonique du béton qui représente 90 ou 95 % de la construction » 

     

     

    « Et si le béton bas carbone n’était pas si bas carbone que ça ? » Dans de récentes publications sur son site, le bureau d’études Elioth s’est livré à un argumentaire documenté relativisant les vertus supposées des bétons dits « bas carbone ». Ces études mises à jour en janvier dernier s’inscrivent dans un débat plus large sur la responsabilité environnementale et la nécessité d’opposer des arguments clairs étayés face aux manipulations des données scientifiques. Guillaume Meunier revient dans cet entretien sur le motif de cette prise de position et les nécessaires arbitrages à effectuer dans la construction. 

  • Culte et culture : Concours d’architecture pour la construction d’un ouvrage de protection du portail occidental de la cathédrale Saint-Maurice d’Angers

    Les édifices religieux sont-ils désormais plus des lieux de culture que de culte ? Voici un concours qui permet, entre autres, de réfléchir à la question.

  • Échappée digitale 2/2

    Dans ce deuxième volet, l’univers digital en recherche de sensorialité entretient une relation ambiguë au réel et brouille les frontières. Le monde réel inspire le monde virtuel et, inversement, tout devient poreux. Les studios de design numérique à la créativité flamboyante et ludique créent des images où les matières irréelles sont si précises et délicates qu’elles éveillent nos sens comme une nouvelle forme de synesthésie. À l’inverse, le monde virtuel influence le design réel, deux milieux qui interagissent avec virtuosité. 

  • Entretien avec Pierre Caye : Des pistes pour le « dur désir de durer »

    Pourquoi parler d’un livre de philosophie dans une revue d’architecture ? Pourquoi dire que la lecture du livre en question devrait être obligatoire pour tous les architectes, étudiants en architecture et acteurs du monde de la construction d’aujourd’hui ? Parce que Durer, Éléments pour la transformation du système productif, comme son titre ne l’indique pas, parle de l’aménagement, ou plutôt du « ménagement » de nos espaces et territoires, comme le dit joliment l’auteur Pierre Caye. Parce que, en moins de 400 pages magistralement menées, le livre met à plat, comme par inadvertance, avec une lucidité digne d’un Candide pas si innocent que cela, bien des a priori et des certitudes trop vite actées sur ce qu’est, ou devrait être, le « développement durable ». Cette inadvertance est au demeurant feinte, tant le propos de l’auteur fonctionne comme une machine à penser implacable pour tester, mettre en perspective, retourner, déplier, démystifier cet oukase de notre XXIe siècle qu’est le développement durable. L’expression est en elle-même déjà paradoxale, puisque le « développement » suggère un mouvement, tandis que « durable » désigne au contraire une immobilité. 

  • Henri Gaudin : l'inactuel (1933-2021)

    Rares sont les artistes et les penseurs, y compris les plus grands et les parfois plus célébrés de leur temps, dont l’œuvre ne passe pas par une période d’oubli qu’on nomme pudiquement (au cas où sa force et l’acharnement de quelques admirateurs lui redonnent vie) : « passage par le purgatoire ». Ainsi en est-il allé de musiciens comme Vivaldi, de peintres comme La Tour, d’écrivains comme Proust ou de penseurs comme Spinoza, redécouverts quelques dizaines, voire quelques centaines d’années après leur mort. Mais il arrive aussi que ce « purgatoire » concerne les dernières années de l’artiste ou du penseur, réputé « avoir fait son temps » ou dénigré comme un rabâcheur incapable de se renouveler.

  • Impression 3D : La fabrication additive, toujours d'actualité ?

    Depuis la petite dizaine d’années que l’impression 3D fait des émules sur le marché international de la construction, l’Europe a réussi à se positionner en bonne place de la recherche, du développement et de l’expérimentation à échelle 1. Si chacun projette aisément l’utilisation de cette technologie dans le monde du design, qu’en est-il en France de son avancée pour l’architecture ? Alors que la fabrication additive semble négocier son virage industriel et confirmer sa pertinence pour les travaux publics et le génie civil, elle essaime ponctuellement quelques réalisations architecturales dans le paysage actuel. Loin des fantasmes, ces exemples conquièrent, à petits pas, des échelles d’intervention, des techniques de mise en œuvre et des matériaux différents. Mais l’impression 3D parviendra-t-elle aux architectes, là où ils en ont besoin ? 

  • José Cubilla en trois projets

    « Lorsque j’étais enfant au Paraguay, je me cachais sur les chantiers où j’aidais à faire le mortier. Étudiant, j’apprenais tout seul à construire dans mon coin. À l’université, j’en savais déjà beaucoup en matière de construction. Je ne sais pas vraiment quand j’ai commencé l’architecture. Lorsque j’ai été diplômé, je suppose ? En 1994. » Depuis cette date, José Cubilla a construit, avec les maçons guaranis, de très nombreuses maisons, qui ont été le laboratoire de ses recherches sur la qualité d’habiter. 


    Diplômé de l’Université nationale d’Asunción, il a ensuite étudié l’architecture contemporaine à la Católica d’Asunción puis le projet expérimental à l’université del Nordeste en Argentine. Victor Pelli et Solano Benítez ont été ses professeurs. Il enseigne aujourd’hui à l’UNA à Asunción, au sein du Studio E, très célèbre en Amérique latine depuis qu’il a été créé en 1994 par Juanchi Giangreco et Solano Benítez, alors que le Paraguay peinait à se reconstruire après la chute de la dictature en 1989. S’y forme une nouvelle génération d’architectes. 

  • Le Global Award for Sustainable Architecture, observatoire du laboratoire latino-américain

    Depuis sa création en 2007, le Global Award for Sustainable Architecture se veut moins un lieu de consécration qu’un observatoire. Il repère des architectes-chercheurs qui inscrivent leur démarche dans une conscience des grandes transitions, contribuant, là où ils sont, au changement de paradigmes que ces bouleversements appellent. L’Amérique latine, avec 14 lauréats en 15 sessions, a pu nous dévoiler au fil des années une scène d’innovation particulièrement vivace. Elle le doit à ces ruptures en cours avec la globalisation, qu’elles soient écologiques, urbaines, démographiques ou économiques. Frappant plus brutalement qu’en Europe, elles provoquent une situation d’urgence qui stimule l’inventivité. On aimerait que les innovations qu’elles génèrent puissent à leur tour nourrir le débat en Europe, tant il est vrai que « l’Amérique latine est l’Extrême-Occident ». 

  • PRODUITS UTILES - Métal et Verre

    Campaver Select 3.0 finition Métal Look 


    Campa 


    <campa.fr>  

  • PRODUITS UTILES - Soulignée

    SLX Pure SieMatic

    SieMatic

    <www.siematic.com> 

  • Quand Piranèse s’invite chez Staline : Institut Mines-Télécom, université Paris-Saclay, Palaiseau

    Maîtres d'ouvrages : Institut Mines-Télécom
    Maîtres d'oeuvres : Grafton Architects et Vigneu & Zilio Architectes, Atelier Moabi (paysagistes)
    Entreprises : BET, structure, fluides, OTEIS ; environnement, Chapman BDSP et Green Affaure ; cuisine, EFC ; économiste, Alayrac ; acousticien, Groupe Gamba ; signalétique, Locomotion 
    Surface SHON : 40 000 m2 
    Cout : 88 millions d’euros HT
    Date de livraison : 2020