Maîtres d'ouvrages : Institut Mines-Télécom
Maîtres d'oeuvres : Grafton Architects et Vigneu & Zilio Architectes, Atelier Moabi (paysagistes)
Entreprises : BET, structure, fluides, OTEIS ; environnement, Chapman BDSP et Green Affaure ; cuisine, EFC ; économiste, Alayrac ; acousticien, Groupe Gamba ; signalétique, Locomotion 
Surface SHON : 40 000 m2 
Cout : 88 millions d’euros HT
Date de livraison : 2020

Avec ses panneaux ocre en béton préfabriqué et sa façade de 200 mètres de long, l’Institut Mines-Télécom, bien qu’à peine livré, semble toujours avoir été là et appartenir comme l’École polytechnique d’Henri Pottier aux vestiges archéologiques du plateau de Saclay. 


Il fait gris en cette fin décembre, et la longue façade ocre jaune paraît interminable. En sortant de l’aérienne résidence-parking de Bruther & Baukunst qui est à quelques mètres de là, nous avons le sentiment que l’on nous inflige une punition. Pourtant les rythmes rapides des panneaux préfabriqués se superposent sans les masquer sur ceux plus lents des piliers, parfois les blocs vitrés se soulèvent ou des escaliers et des coursives serpentent en s’agrippant à l’ossature, mais nous ne le voyons pas encore, comme aveuglé par la masse de cet énorme bâtiment presque soviétique… 


Une construction qui semble à l’image de l’École des mines, aujourd’hui associée à l’École des télécom. Fondée à la fin du XVIIIe siècle pour former des ingénieurs spécialisés dans l’extraction du charbon – au moment où la France s’apprêtait à devenir une puissance industrielle – et devenue, avec l’abandon du charbonnage, garante de l’appartenance à un corps d’ingénieurs surtout caractérisé par ses réseaux spécifiques composés de cadres ou de dirigeants de grandes entreprises.(...) $##$


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