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  • Branding Montpellier : Concours pour la Cité du corps humain

    À l'instar des entreprises, les villes semblent maintenant se lancer dans une course effrénée à l'image de marque, en érigeant des édifices iconiques capables de les représenter sur la scène nationale et internationale. Après Marseille et son musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Bordeaux et sa future Cité des civilisations du vin, Montpellier a récemment lancé un concours pour la Cité du corps humain chargé d'incarner sa fameuse faculté de médecine, la plus ancienne au monde.

  • Centre culturel Largo da Devesa, à Castelo Branco, Portugal


    Maîtres d'ouvrages :
    Ville de Castello Branco, Polis Project
    Maîtres d'oeuvres :
    Josep Lluís Mateo & Carlos Reis Figueiredo (architectes)
    Entreprises :
      nc.
    Surface SHON :
    4,300 m2
    Coût :
    9 millions d'euros HT
    Date de livraison :
    octobre 2013
  • Comment gérer la succession d’une agence lorsqu’un architecte décède ?

    Quel que soit son statut, la disparition brutale d'un architecte en activité est toujours une situation dramatique. Surtout lorsque s'ajoute l'urgence des décisions de gestion à prendre par des ayants droit plus ou moins bien informés de l'activité de l'agence. Pour tenter d'y voir plus clair, nous avons interrogé François Faucher, juriste au Cnoa, et Alain Mazet, ancien associé de Claude Vasconi. Aujourd'hui économiste, ce dernier avait contribué à gérer la succession des agences de Claude Vasconi et de Christian Hauvette.

  • Éva Le roi ou la nécessité d’inventer

    S'il faut tenter la gageure de résumer en quelques mots le travail d'Éva Le roi, nous dirions qu'elle est une illustratrice qui s'intéresse en premier chef aux enveloppes matérielles des villes et des édifices dans leur double fonction : séparer et protéger. La complémentarité de la contrainte et de la liberté, de l'enfermement et de la protection se déclinent selon bien des formes graphiques, sachant que pour Éva Le roi chaque commande, autant celle qu'elle s'adresse comme un défit à elle-même que celle venue de clients, l'invite à repenser un processus créatif original qu'au cours des années elle veut de plus en plus précis, contrat rigoureux garant de la pertinence du concept et de sa réalisation.

  • Frédéric Chartier et Pascale Dalix

    Frédéric Chartier et Pascale Dalix appartiennent à cette nouvelle génération d'architectes dont l'agence est déjà solidement inscrite dans le paysage contemporain alors qu'elle n'existe même pas depuis dix ans. S'ils peinent à décomposer les échelons de leur rapide ascension, leur démarche révèle les clés de lecture d'une production qui, si elle est prolifique, n'en est pas moins cohérente.

  • Groupe scolaire Briand Buisson Nadaud, Lille


    Maîtres d'ouvrages :
    Ville de Lille
    Maîtres d'oeuvres :
    Zigzag Architecture, architectes - BET : Etr Ingenierie, structure, fluides et vrd ; Behal, cuisiniste ; Penicaud Green Building, HQE.
    Entreprises :
    Eiffage construction, PMN, Karpinski, Descamps, Gilmant construction, Satelec, MGC, Schindler, Euro Flandres TP
    Surface SHON :
    6 393 m2 SHON (4 386 m2 neufs et 2 007 m2 réhabilités)
    Coût :
    10,75 millions d'euros HT
    Date de livraison :
    avril 2013

  • Guillaume Ramillien : le dessin comme narration

    Guillaume Ramillien est architecte, il entre dans l'âge des trentenaires. À sa manière, il dessine et témoigne que la réconciliation du dessin et de l'architecture peut passer par des chemins détournés qui peuvent mener très loin, en voyage.


  • Hors de prix, hors de contrôle ?

    Le projet de la grande salle est d'une complexité géométrique effarante. Chaque partie doit être conçue comme un élément unique. Pour le maître d'ouvrage, c'est de la dentelle. « On est sur un projet qui dans ses dimensions et ses logiques structurelles dialogue avec le génie civil, on n'est plus du tout dans des dimensions classiques du bâtiment », nous dit-on sur le chantier. La maîtrise d'œuvre s'ingénie à faire tenir « parfois au chausse-pied » les éléments dans le volume. Nul besoin d'être ingénieur pour le constater en visitant le chantier : le projet n'a visiblement pas été pensé dans toutes ses contraintes structurelles.

  • Imbroglio juridique à la Villette : quels enseignements pour la profession ?

    La Villette est un lieu hanté par le destin. La reconstruction du grand abattoir, coûteuse et interminable, s'est arrêtée en 1967, faute de crédits. Ce fut le premier grand scandale immobilier de la Ve République, résumé par un dessin et une légende assassine de Piem (Figaro du 10 juillet 1970) « Monsieur le Ministre va procéder à la dépose de la première pierre ! ». Le ministère des Finances concocte alors le décret sur l'ingéniérie et l'architecture (1973), première mouture d'une réforme plus ambitieuse relative à la maîtrise d'ouvrage publique et ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée, dite loi MOP (1985), dont les textes d'application ne paraîtront, au forceps, qu'en 1993, grâce à l'opiniatreté de Remi Lopez, qui présidait alors le Conseil national de l'Ordre des architectes. Les programmes ultérieurs sur le site de la Villette (Cité des sciences et de l’industrie, le parc, le Zénith et la Cité de la musique), seront tous réalisés dans ce nouveau cadre réglementaire.

  • La main comme mesure de toute chose

    Redécouvrir

    Pour les voyageurs, il semble bien que le retour par le dessin à l'architecture, à la ville et aux paysages, exprime une volonté de se libérer d'un statut purement touristique pour mieux s'oublier et comprendre, voire laisser pousser en soi le sentiment d'immersion, d'être avec, de partager. En ce sens, le dessinateur se veut ethnologue, un peu tiers-mondiste. Mais il peut aussi bien vouloir faire un voyage de proximité et aller à la redécouverte de son cadre familier. C'est souvent après avoir croqué des situations pour leur caractère ordinaire ou pittoresque mettant en scène des personnes, des animaux, qu'ils en viennent à dessiner un groupe de bâtiments et à porter un regard plus large sur le panorama des villes. Ainsi se tissent les liens qui unissent les personnes et les lieux, les lieux à leur architecture, à leur cadre.

  • La mise en relief de Sylvain Couzinet-Jacques

    Comment réapprendre à voir dans un univers aveuglé par la surabondance d'images ? Assumant cette impossibilité, Sylvain Couzinet-Jacques photographie des sujets d'apparence banale mais au travers de processus sophistiqués de mise en scène qui nous aident à voir ce que l'on ne savait plus discerner.


  • La philharmonie, scandaleuse diva du Grand Paris

    La Philharmonie de Paris fait scandale. Retard dans la construction, dépassement budgétaire. Du Figaro à Vanity Fair, de France 2 à M6, starchitecte ou artiste incompris, son créateur, notre Jean Nouvel national, est au centre de toutes les polémiques. Il est surtout le bouc émissaire idéal.

  • La Villa des Arts, Paris 18e arrondissement


    Bailleur et maître d'ouvrage : RIVP

    Propriétaire : Ville de Paris
    Maîtres d'oeuvres : APGO (mandataire), ABN (associé), chef de projet : Frédéric Batisse, architectes - BET TCE et économie : CRBA
    Entreprises : Paris Ouest Construction
    Surface SHON : 6 190 m2
    Coût : 9 560 000 d'euros HT
    Date de livraison :phase 1 livrée en juillet 2012, phase 2 livrée en janvier 2014

  • Le 116, centre d'art contemporain de Montreuil


    Maîtres d'ouvrages :
    Ville de Montreuil
    Maîtres d'oeuvres :
    Bernard Desmoulin, Christian Dagand, architectes - BET : Scoping
    Entreprises :
    Lefèbvre, vêture acier (Indaten)
    Surface SHON :
    700 m2
    Coût :
    1,8 millions d'euros HT
    Date de livraison :
    octobre 2013
  • Le grand n'importe quoi : Des économistes commentent les chiffres officiels

    Nous avons demandé à la maîtrise d'ouvrage de la Philharmonie, qui s'est plaint que la presse ne comprend rien ou diffuse des informations erronées, de nous communiquer les coûts de l'opération. Le moins que l'on puisse dire c'est que le tableau et les commentaires qu'elle nous a donnés (cf. visuel) ajoutent encore à la confusion au point que l'on est en droit de se demander si cette opacité n'a pas pour but de cacher quelque chose. Nous avons donc demandé à plusieurs économistes habitués aux grandes consultations nationales de nous commenter ces documents. Leur jugement est sans appel: ils sont au mieux incompréhensibles, au pire faux.

  • Le numérique au service des nouveaux enjeux du dessin

    Observer, dessiner, photographier

    Françoise Choay écrit que bâtir est un trait anthropologique au même titre que la parole. Peut-on, à sa suite, affirmer que la capacité de dessiner en est un autre ? Car dessiner c'est avant tout rendre compte d'une situation. Il nous est de plus en plus facile de prendre des photos pour conserver un moment ou prendre une note visuelle. A priori nous tendrions plus facilement vers la photographie que le dessin. D’un côté, un appareil de plus en plus léger captant des milliers d’images stockées sur une carte mémoire, et de l’autre, un support (carnet, plus ou moins encombrant), et des outils (stylos, crayons, gommes, pastels, pinceaux, aquarelle, etc.).

  • Le pari d'une salle à l'acoustique exceptionnelle

    Dans le cahier des charges du concours, l'importance accordée à la qualité de la nouvelle salle symphonique est sans équivoque. On y parle d'un équipement musical centré sur une grande salle de concert flexible, ouverte à toutes formes d'expression musicale, et enveloppante afin de renforcer le sentiment d'intimité entre les interprètes et leur auditoire. Le résultat promet d'être surprenant : la salle, d'une capacité de 2400 à 3000 places, a l'air petite… Le spectateur le plus éloigné est assis à 32 m du chef d'orchestre, contre 47 m à Pleyel. La scène est au centre, comme à Berlin.

  • L’Art Déco, ou le fourre-tout moderne

    L’expo de 1925 couvrit d’édifices de plâtre l’esplanade des Invalides et les rives de la Seine de la Concorde à l’Alma. Le plâtre régnait en étonnantes festonnades et rinceaunnades… Le Corbusier

    On peut comprendre que la Cité de l'architecture exploite des thèmes d'exposition accrocheurs pour attirer un grand public qui rechigne à venir dans ses caves. Mais doit-elle pour autant sacrifier la rigueur du propos qui les fondent ? Cruellement, l'exposition Auguste Perret qui se tenait à deux pas au Conseil économique, social et environnemental démontrait qu'il est pourtant possible de concilier marketing et rigueur scientifique. C'est en tous cas le point de vue de Jean-Claude Garcias.

  • Nouveaux enjeux, nouveaux dessins

    Pourquoi se pencher sur le dessin de l'architecture, de la ville et des sites, fait à la main, quand les possibilités qu'offrent les techniques numériques semblent infinies ? Ce dossier veut apporter des réponses à cette question. Loin d'être exhaustives, elles montrent les pistes et quels chemins empruntent les nouveaux dessinateurs – même si certains, comme David Hockney, ont déjà une longue carrière derrière eux. Croiser les techniques dont précisément celles qu'offre le numérique ou s'en tenir à l'ascèse de l'encre noire, rien ne leur semble tabou, leur inventivité matinée d'audace ne s'embarrasse de rien. Écartons d'emblée la critique ou le mauvais procès prêtant à ce dossier le projet de prôner le retour à la tradition, au « fait main », comme d'autres proposent, avec les produits « naturels », un régime minceur et de santé, ou bien encore une nouvelle économie reposant sur les circuits courts. Parmi les personnes que nous avons rencontrées, ce n'est pas ce qui les motive. Ce qui les anime, c'est autant le plaisir qu'ils éprouvent à dessiner – ils tiennent à en faire part –, que le souci de convoquer des techniques qui ont fait leurs preuves, ou d'inventer, au bénéfice d'enjeux nouveaux.

  • Peau d’Algues

    En décembre 2010, nous présentions dans ces colonnes le système de biofaçade à base de microalgues imaginé par l’agence X-TU. Après avoir investi 650 000 euros sur ses fonds propres et coopté de nouveaux partenaires, les architectes sont passés du concept au prototype : le dispositif affiné sera bientôt testé grandeur nature sur la façade d’un bâtiment en région nantaise.