Pourquoi se pencher sur le dessin de
l'architecture, de la ville
et des sites, fait à la main, quand
les possibilités qu'offrent
les techniques numériques semblent
infinies ?
Ce dossier veut apporter des réponses à cette
question. Loin d'être exhaustives, elles montrent les pistes et
quels chemins empruntent les nouveaux dessinateurs – même si
certains, comme David Hockney, ont déjà une longue carrière
derrière eux. Croiser
les techniques dont précisément celles
qu'offre le numérique ou s'en tenir à l'ascèse de l'encre
noire, rien ne leur semble tabou, leur inventivité matinée d'audace
ne s'embarrasse de rien.
Écartons d'emblée la critique ou le
mauvais procès prêtant à ce dossier le projet de prôner le retour
à la tradition, au « fait main », comme d'autres proposent, avec
les produits « naturels »,
un régime minceur et de santé, ou
bien encore une nouvelle économie reposant sur les circuits courts.
Parmi les personnes que nous avons rencontrées, ce n'est pas ce
qui les motive. Ce qui les anime, c'est autant le plaisir qu'ils
éprouvent à dessiner – ils tiennent à en faire part –, que le
souci de convoquer des techniques qui ont fait leurs preuves, ou
d'inventer, au bénéfice d'enjeux nouveaux.