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En décembre 2010, nous présentions dans ces colonnes le système de biofaçade à base de microalgues imaginé par l’agence X-TU. Après avoir investi 650 000 euros sur ses fonds propres et coopté de nouveaux partenaires, les architectes sont passés du concept au prototype : le dispositif affiné sera bientôt testé grandeur nature sur la façade d’un bâtiment en région nantaise.

Initié en 2008, le concept de biofaçade est l’application sur l’enveloppe des immeubles d’élevage d’algues microscopiques habituellement cultivées à l’horizontale dans des tubes de verre appelés « photobioréacteurs ». Intégrée à l’architecture, l’algoculture pourrait être l’élément central d’une symbiose entre la ville, les bâtiments, et une sorte d’agriculture hi-tech. Recueillant directement les rejets de gaz à effet de serre produits par des équipements tels que les usines d’incinération urbaine, les modules de la biofaçade sont le lieu d’une photosynthèse opérée par des microalgues. Le CO2 est transformé en oxygène et en eau, d’autres produits étant synthétisés au cours de l’opération, selon le type d’organisme utilisé.