d'a 214

  • 200 agences françaises classées selon leur chiffre d’affaires

    Pour la deuxième année, d'a présente le tableau des deux cents plus grosses agences classées selon le chiffre d'affaires. Mais ce classement pourrait prêter à confusion, comme en témoigne la lettre d'un lecteur inquiet que nous publions dans ce dossier. C'est pourquoi un avertissement préalable s'impose. Aux étudiants en architecture, d'abord. Non, ce tableau n'est pas un guide des agences où il faut absolument postuler pour obtenir un travail intéressant et rémunérateur. Aux architectes ensuite : ce palmarès ne distingue pas la bonne architecture, qui n'est l'apanage ni de la grande, ni de la petite agence. Aux maîtres d'ouvrage enfin et surtout, qui croiraient tenir là la short list de leurs futurs maîtres d'œuvre.
  • Aerocity. Quand l’avion fait la ville

    Même si la démonstration n'est pas toujours convaincante, l'idée de faire une sorte d'histoire de l'urbanisme à partir du modèle de l'aéroport est passionnante. Nul autre programme n'anticipe mieux l'idée du globalisme devenu aujourd'hui lieu commun de toute réflexion urbaine. Polytechnicienne, architecte et docteur en urbanisme, Nathalie Roseau retrace ce jeu de miroirs entre la ville et le monde aéronautique. L'auteur, qui a travaillé six années chez ADP, construit son hypothèse autour de deux villes pour lesquelles l'aéroport a été un extraordinaire lieu de fantasmes et de réalisations exemplaires : Paris et New York. Dès les premiers vols des frères Wright, l'imagination des architectes s'est enflammée, engouement dont témoigne la très riche iconographie du livre, avec notamment les nombreux et magnifiques dessins de Hugh Ferris. Il est d'ailleurs amusant de constater à quel point ceux qui dessinent l'avenir se trompent toujours. La bombe sur Hiroshima aura définitivement raison du rêve de paix universelle que véhicule d'abord l'aéroplane. Dans les années soixante, l'aérogare d'Orly, avec sa jetée que l'on visite en famille, incarne encore la ville de demain telle qu'on la rêve. Si dès 1938, l'aménagement du futur Idlewild Airport de New York sur la réserve naturelle de Jamaïca Bay génère déjà une polémique, il faudra attendre l'avènement des problématiques environnementales pour que s'inverse cette image. La controverse actuelle autour du futur aéroport du Grand Ouest près de Nantes montre que, depuis les violents affrontements de l'aéroport de Narita en 1971, la question demeure brûlante.


    Aerocity. Quand l'avion fait la ville, Nathalie Roseau. Éditions Parenthèses, 18 x 26 cm, 304 p., 32 €.

  • Alvar Aalto : La table blanche et autres textes

    La puissance rhétorique de Le Corbusier a relégué les paroles de ses plus brillants collègues contemporains aux oubliettes, au point que l'on se demande parfois s'il leur arrivait de s'exprimer. C'est ainsi que viennent seulement d'être traduits en français les écrits d'Alvar Aalto (publiés pour la première fois en finnois en 1997). Il s'agit souvent de conférences ou de transcriptions écrites des paroles de l'architecte, qui laissait d'ailleurs parfois à d'autres le soin de ce travail. La cohérence de la pensée d'Aalto n'est donc pas à trouver dans la construction éditoriale de ce recueil, mais au fil d'une parole d'autant plus agréable à lire qu'on a l'impression d'une discussion en cours, comme s'il venait de s'adresser (comme il le faisait d'ailleurs !) à Frank Lloyd Wright, Walter Gropius ou ses élèves. Une anecdote résume bien ce qui le distinguait de son ami Le Corbusier. Alors qu'un étudiant lui demandait comment faire pour produire de véritables œuvres d'art et qu'il lui avait répondu « Je ne sait pas », les parents américains de l'étudiant étaient venus se plaindre : « Nous payons 700 dollars par trimestre pour les études de notre fils, qui est un sujet brillant, et son professeur dit "Je ne sais pas" ! » « Cela a certainement mis fin à ma brève carrière d'enseignant. »


    Alvar Aalto : La table blanche et autres textes, Textes rassemblés par Göran Schildt et traduit du finnois par Anne Colin du Terrail. Parenthèses, 16,50 x 24,50 cm, 228 p., 24 €.

  • Ange-Jacques Gabriel, l’héritier d’une dynastie d’architectes

    Les revues d'architecture, avec leur ambition de valoriser le meilleur de la production, auraient été bien inutiles au XVIIIe siècle des Gabriel, puisque le génie était une « vertu héréditaire » ! Ange-Jacques (1698-1782) hérite ainsi de la charge de son beau-père Jacques V (1666-1742), lui-même issu d'une lignée de maîtres maçons architectes dont on retrouve un François né en 1550. Mais ce n'est pas pour le plaisir de conter une saga à la française que le grand historien Jean-Marie Pérouse de Montclos s'attache à cette généalogie. Il cherche à montrer que les structures familiales, étroitement liées à celles des maçons et artisans, ne sont pas sans déterminer l'architecture qu'elles produisent. L'auteur de L'Architecture à la française ajoute un volume à la belle collection des éditions du Patrimoine, qui comprend déjà les Baltard, Garnier, Hittorff, Ledoux et Soufflot. Pour 29 euros, l'ouvrage offre à la fois un essai de référence et un catalogue raisonné très bien illustré.


    Ange-Jacques Gabriel, l'héritier d'une dynastie d'architectes, Jean-Marie Pérouse de Montclos. Éditions du Patrimoine, 22,50 x 27 cm, 152 p., 29 €.

  • Arbre d'argile

    Grès céramique imition bois pour pose murale ou en revêtement de sol, à utiliser dans les programmes commerciaux ou résidentiels. 56 tonalités de beige différents. Dimension de base: 60 x 60, 30 x 60, 15 x 90 cm. Ces anneaux sont coordonnées à une série d'accessoires: listels, plinthes, nez de marche, etc.
    Colorboard-edilcuoghi
    www.kaleitalia.it
  • Auberge de jeunesse Punkl, Ravne

    Le mot punkl, sac à dos en dialecte local, définit bien la destination de cette petite auberge de jeunesse. Situé en limite de la ville, près d'un parc des sports et de différents équipements culturels, le bâtiment s'inscrit dans un cube disposé le plus délicatement possible dans la pente. De profondes encoches creusant le premier étage libèrent des terrasses devant les chambres, tout en allégeant le volume général. Deux beaux chênes marquent l'entrée, située sur le côté.

    Réalisation parue dans le dossier  du d'a 214"Slovénie : une nouvelle génération d'architectes"

  • Béton brut

    Carreau de grès coloré dans la masse reproduisant l'effet du béton brut. Un relief imite les lattes de bois du coffrage. Existe aussi en version lisse.
    Destiné au marché du résidentiel ou du commercial à petit trafic.
    Formats: 15 x 60, 30 x 60, 60 x 60, 40 x 80 cm, en coloris blanc, gris fumé, noisette, sombre.
    Urban concrete- Flaviker Pi.Sa
  • Blog : shorpy.com

    shorpy.com : Le blog le plus excitant découvert cette année. Ce site américain met en ligne des photographies restaurées et téléchargeables gratuitement en haute résolution. Des tirages à l'ancienne peuvent être commandés en ligne. La majorité des clichés proviennent du fonds de la Library of Congress à Washington et datent des années 1850 à 1950. La plupart des auteurs sont peu connus mais on y trouve aussi une partie du catalogue Dorothea Lange ou Lewis Hine. On y découvre avec une précision époustouflante la construction des villes américaines, des scènes de rue, le tremblement de terre de San Francisco, les chantiers des grands ponts suspendus ou certains événements cocasses.


    Légende de l'image : March 23, 1909. Construction of the Manhattan Bridge as seen from Brooklyn. 8x10 glass negative, George Grantham Bain Collection

  • bonnes fêtes d'architectures

    Toute l'équipe de d'architectures vous souhaite de bonnes fêtes et vous donne rendez vous début janvier pour une nouvelle année d'architectures.
  • Centre de sports, Stopice

    Le centre de sports de Stopice s'inscrit dans un paysage typique du centre de la Slovénie : collines, maisons rurales, clocher d'église composent un environnement équilibré. Afin de perturber le moins possible ce paysage de campagne, les architectes ont installé l'équipement dans la pente. En entourant la halle des sports par les locaux de service et les liaisons avec l'école voisine, ils ont atténué son imposante échelle.

    Réalisation parue dans le dossier  du d'a 214"Slovénie : une nouvelle génération d'architectes"

  • Chacun sa maison : Paul Chemetov

    À 84 ans, Paul Chemetov est surtout connu pour ses grands projets de logement et d'équipements publics. Chacun sa maison, le livre qui accompagnait l'exposition du même nom à la Cité de l'architecture et du patrimoine, nous fait découvrir seize réalisations domestiques aux dimensions modestes exécutées entre 1962 à 2011. Ces productions, que l'on pourrait croire mineures dans l'œuvre de l'architecte, ont pourtant été un véritable laboratoire de recherche et d'expérimentation. Les documents recueillis, maquettes, plans, croquis et photographies, dévoilent un point de vue inédit sur les processus de conception de Chemetov. Les échanges approfondis avec les commanditaires, le dialogue continu avec les ouvriers et le suivi des habitants successifs témoignent des réponses respectueuses et adaptées de l'architecte du ministère des Finances. Ses commentaires rétrospectifs soulignent à quel point la maison pose avec acuité les questions de toute architecture.


    Chacun sa maison : Paul Chemetov, Ouvrage collectif sous la direction de Sphy Thompson. Skira Flammarion, 2012, 19,5 x 22,5 cm, 192 p., 35,50 €.

  • Choix énergétiques à la française ou à la japonaise ?

    Avec la mise en application de la réglementation thermique 2012, la France entend réduire la consommation d'énergie primaire dans les constructions neuves à un maximum de 50 kWhep/m².an. L'amélioration des performances des bâtiments représentant 42 % de la consommation d'énergie finale, elle représente un enjeu crucial. Elle nécessite de revoir les processus de conception incluant dès le départ la présence de calculs thermiques. Si cette réglementation et les retombées attendues paraissent logiques, il ne faut cependant pas perdre de vue qu'elles ont aussi partie liée avec notre culture et nos manières d'habiter. C'est en portant un regard croisé sur deux mondes différents que l'on peut remettre en question ce qui nous paraissait évident. Cette approche est d'autant plus nécessaire que le développement durable est souvent confiné dans ses préjugés. Yann Nussaume, architecte et enseignant, connaît bien la situation japonaise et se livre ici à une comparaison éclairante.

  • Complexe résidentiel Betnava Park, Maribor

    Résultat d'un concours sur invitation, l'ensemble Betnava Park se compose de deux blocs horizontaux et de trois tours de logements (l'un des deux blocs horizontaux a été finalement attribué à un autre architecte par l'investisseur). Deux niveaux de parking en sous-sol desservent l'ensemble. Le complexe se situe à la limite de la zone urbanisée, au voisinage de la forêt Betnava.

    Réalisation parue dans le dossier  du d'a 214 "Slovénie : une nouvelle génération d'architectes"

  • Complexe Situla, Ljubljana

    Regroupant sur 80 000 mètres carrés un programme mixte de logements, bureaux et commerces, l'ensemble Situla est le premier maillon de la plus importante opération de rénovation urbaine en Slovénie, le redéveloppement de la zone autour de la gare de Ljubljana.

    Réalisation parue dans le dossier  du d'a 214"Slovénie : une nouvelle génération d'architectes"

  • Concours Lascaux IV : Entretien avec Jean Nouvel

    « Au commencement était l'émotion » (LF Céline)

    À la suite du jugement du concours, le maître d'ouvrage refuse de verser à Jean Nouvel l'intégralité de ses indemnités en l'accusant de ne pas avoir remis la totalité des pièces demandées, notamment concernant certains espaces destinés au commentaire des œuvres exposées dans le fac-similé. Le Pritzker Prize a répondu par une lettre ouverte publiée par le journal Sud-Ouest en expliquant qu'il s'agit d'un choix architectural qui entre dans les prérogatives d'un architecte quand il est appelé au chevet d'un site de cette importance. Jean Nouvel revient sur les raisons de cette polémique dans cet entretien.

  • Construction and Design Manuel. Architectural photography

    L'éditeur allemand DOM publie en allemand et en anglais de nombreux livres techniques destinés aux architectes. Celui-ci s'adresse plus particulièrement aux photographes d'architecture. Mais à l'heure où tout le monde pense pouvoir faire comme les professionnels grâce à la prise de vues numérique et Photoshop, le livre montre qu'au contraire, l'évolution des techniques a renforcé la complexité du travail. Somptueusement illustré et mis en pages, l'ouvrage, malheureusement en anglais, permet de mieux comprendre le rôle sous-estimé de la photographie dans la diffusion de l'architecture.


     

    Construction and Design Manuel. Architectural photography, Axel Hausberg et Anton Simmons. Éditions DOM, en anglais, 22,5 x 28 cm, 304 p., 68 €.

  • Des picot par milliers

    La surface de ces grandes dalles de grès porcelainé est criblé de petits points en creux ou en relief, appliqué de façon irrégulière sur une trame régulière serrée, comme s'ils avaient été réalisés à la main. La gamme joue sur les différences de teinte entre points et fond.

    Design : Ronan et Erwan Bouroullec. Formats : 60 x 60, 60 x 120,120 x 120 cm.

    Pico - Mutina

  • Discours originaires : Concours Lascaux IV

    Quel architecte n'aura jamais rêvé de concevoir un cheminement amenant le public à s'interroger sur la naissance de l'art, de construire un passage entre le monde moderne de la lumière et celui, archaïque, de l'ombre et de la proximité ? C'est la réflexion à laquelle ont été conviés les architectes Snøhetta, Auer & Weber, Mateo et Nouvel pour créer non loin du site de Lascaux un Centre international de l'art pariétal, accueillant notamment un fac-similé de la grotte mythique désormais interdite au public.
  • Eduardo Souto de Moura: Au Thoronet, le diable m’a dit

    Eduardo Souto de Moura. Au Thoronet, le diable m'a dit, Entretiens avec Dominique Machabert. Parenthèses, Marseille, 2012, 24 x 28 cm, 192 p., 32 €.


    Eduardo Souto de Moura a été invité par l'abbaye du Thoronet à s'interroger sur l'édifice cistercien et son environnement. Après John Pawson, Álvaro Siza, Luigi Snozzi et Patrick Berger, c'est au tour du prix Pritzker 2011 de réaliser son installation in situ. Le Diable m'a dit raconte la démarche critique de l'architecte, qui a choisi de mettre en scène les thèmes de la lumière et du parcours. À l'aide de croquis, photographies, références et entretiens, l'architecte portugais retrace son interprétation du lieu et dévoile sa manière d'appréhender l'espace. Dans une seconde partie, il revient sur ses projets emblématiques et ses sources d'inspiration, savantes combinaisons des notions de patrimoine, de paysage et d'histoire.

  • Envie de villes

    Quand Luciana Ravanel pense à Turin, « c'est d'abord à son parfum, cet air spécial ». Pour Pierre Cherruau, Lagos est une « ville-monstre » qui emprisonne ses habitants. Valparaíso évoque à Jean-Louis Cohen un poème de Pablo Neruda… Sylvie Andreu a choisi, dans Envies de villes, vingt-cinq témoignages recueillis dans son émission « Vivre sa ville », malheureusement disparue des ondes de France Culture. Poètes, architectes, photographes ou simples promeneurs révèlent leurs émotions sur une cité qui les captive. Cinq villes par continent sont racontées, tantôt d'un point de vue pratique, tantôt au travers d'une vision plus sensible. À l'image des Villes invisibles d'Italo Calvino, ces cartes postales invitent à un voyage imaginaire au cœur des atmosphères urbaines. 


    Envie de villes, Sylvie Andreu et ses invités, Éditions Magellan et compagnie, 2012, 13 x 20 cm, 72 p., 10 €.