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C’est avec deux architectes aux pratiques forts différentes, Laurent Beaudouin et Marie-José Barthélémy, que nous poursuivons notre enquête sur la façon d’écrire ou de réinterroger un programme architectural. Avec le premier, nous abordons le cas de la commande publique culturelle standard ; avec la seconde, nous verrons comment le travail de projet sur les tiers-lieux oblige à remettre en question la programmation conventionnelle.

Colauréats du Prix d’architectures puis de l’Équerre d’argent pour la médiathèque de Grasse avec Emmanuelle Beaudouin et Ivry Serres, Laurent Beaudouin porte sur les programmes un regard distancié : « Nous avions réalisé une bibliothèque à Besançon. La complexité de ce programme – à laquelle serait aujourd’hui venue s’ajouter celle des contraintes environnementales – était telle qu’il devenait incompréhensible », dit-il. Parallèlement, la conservatrice avait remis aux architectes consultés une note d’intention limitée à deux pages bien plus claires quant aux intentions. « Nous n’avons retenu du programme que les surfaces et les coûts, mais c’est donc en portant la plus grande attention à cette note que nous avons conçu ce projet », ajoute Laurent Beaudouin.Pour la médiathèque de Poitiers, dit-il, « alors que le programme portait sur l’agrandissement de l’ancienne bibliothèque liée à l’université, nous n’avons pas adopté cette option (...)$##$, préféran (...)
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