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« Droit de réponse » ! Trente ans plus tard, une légende. Alcool et cigarettes sur le plateau, avec Bofill et Pouillon, Raymond Nicolas, Jean-Claude Ribaut et Olivier Arène : architecture et politique, politique et architecture, un vieux couple que chacun a croisé au moins une fois et qui se présente volontiers sous les atours de la dénonciation, des compromis, sinon des scandales. Du pain béni pour « Droit de réponse », le symbole de la « télé rose » comme on disait à l'époque. Quinze jours plus tôt, le débat s'était clos sur un pugilat à propos de l'arrêt de la publication de $Charlie Hebdo$. Pas de cendriers qui volent pour cette émission, mais il est bien rare d'entendre parler d'architecture et d'urbanisme sur un ton aussi décravaté. Trente ans de cela, et pourtant les questions qui se posaient alors sont celles sur lesquelles nous vivons encore aujourd'hui. Nous sommes entre-temps passés des crises à LA crise. Est-ce qu'une crise permanente est encore une crise ? Habituellement, la crise, on en sort… Comme si « la crise » était paradoxalement devenue durablement notre mode de vie, un état plutôt qu'un (sale) moment. Notre nouvel horizon ?