d'a 216

  • 40 ans, 5 000 concours, 30 000 projets : un outil de création au quotidien

    Comme son titre l'indique, dès 1970, le journal allemand WA Wettbewerbe aktuell s'est entièrement consacré à « l'actualité des concours ». En quatre décennies, cet archivage systématique est devenu un ouvrage de référence pour les professionnels et le milieu académique. Avec près de 5 000 concours et plus de 30 000 projets, WA effectue un balayage vertigineux des tendances et révèle clairement les bouleversements opérés par l'introduction du numérique sur la conception et la construction. L'archivage contribue ainsi à construire une mémoire partagée des architectes allemands, par-delà les résultats des concours. Il constitue, aux dires de ses lecteurs, un outil au quotidien.

  • Bibliothèque scientifique de l’université de Versailles, Saint-Quentin


    Maîtres d'ouvrages :
    conseil régional d'Île-de-France, Icade G3A (mandataire)
    Maîtres d'oeuvres :Badia-Berger architectes, Trévor Ablott (chef de projet travaux), Jérémy Kumala, (assistant projet), Anna Englesson (conseil couleur/mobilier), Campion (BET économiste), Batiserf (BET structure), Bethac (BET fluides), SLH Île-de-France (HQE), Vulcaneo  (préventionniste), A. Taravella (acoustique), Batiplus (bureau de contrôle), Bureau Veritas (SPS), Batiss (SSI)
    Entreprises : Arval (façades, bardage aluminium), Reynaers (menuiseries, aluminium anodisé), Schüco (aluminium)
    Surface SHON : 4 011 m2
    Cout :7,057 M. € H.T.
    Date de livraison : décembre 2012
  • Chaque concours est un projet de recherche potentiel

    Peut-on encore considérer les concours comme des laboratoires de la qualité architecturale et urbaine, voire des instruments démocratiques ? Pour Shohei Shigematsu, conférencier au colloque que nous avons organisé en mars 2012 à l'université de Montréal, il y a lieu aujourd'hui de se demander si les concours ne seraient pas plus souvent des formes d'abus de pouvoir que des formes de transparence (voir www.crc.umontreal.ca). Associé de l'Office for Metropolitan Architecture, directeur du bureau de New York, considéré comme « monsieur concours » par les associés d'OMA, Koolhaas en tête, celui qui fut la cheville ouvrière de certains des meilleurs projets de l'agence répondait ainsi à notre question sur le rôle des concours internationaux dans l'amélioration de la qualité architecturale. Difficile de résumer en quelques lignes une démonstration fortement appuyée par une décennie de concours, mais disons que pour Shohei Shigematsu, hors des concours, point de salut pour OMA ! Si les architectes se disent toujours ambivalents sur la question des concours, ils seraient autant à reconnaître que le concours offre ces espaces d'exploration et de renouvellement dont toutes les agences ont régulièrement besoin. De ce point de vue, chaque concours serait l'occasion d'une « recherche ». (…)
  • Comment éviter d’organiser un concours

    Le marché semble déployer des trésors d'imagination pour détourner la construction publique des règles établies pour garantir sa qualité. L'utilisation abusive d'autres formes de procédure d'accès à la commande, comme les marchés à procédure adaptée (Mapa), témoigne de ce type de dérive. Heureusement, les architectes peuvent saisir la Commission des marchés publics du CROAIF. Nous avons demandé à Lionel Carli, président de l'Ordre national, ce qu'il pensait de ces dérives.

  • Des données dans ma lumière : la révolution Light Fidelity (LiFi)

    L'idée de transmettre des données par la lumière pourrait bien devenir une réalité demain. Via des protocoles telle le LiFi, abréviation de Light Fidelity, de nouveaux domaines d'application vont se développer là où le WiFi n'est pas toujours le meilleur vecteur.

  • Des effets secondaires d’une politique des concours

    Bien que faisant l'objet de résistances et de critiques, la politique de concours lancée au Québec dans les années 1990 aura également un effet mobilisateur spécialement auprès d'une jeune génération d'architectes. En ce sens, l'impact et ce que nous appellerons les effets secondaires d'une politique des concours sur le développement culturel peuvent parfois dépasser largement celui de la qualité relative des équipements réalisés.

  • Deux en un

    Le robinet Airblade Tap réunit dans un seul appareil un lavabo et un sèche-mains électrique. Il a été mis au point par Dyson, fabricant du désormais célèbre Airblade™, capable de sécher les mains en moins de dix secondes par un souffle aussi puissant qu'assourdissant. Airblade Tap est activé par une cellule photoélectrique : le positionnement des mains sous le robinet déclenche l'ouverture de la valve d'arrivée d'eau. L'éloignement des mains l'une de l'autre active deux courants d'air puissants, répartis par deux tiges métalliques soudées perpendiculairement au bec du robinet. L'intégration dans un espace réduit d'une multitude de fonctions (plomberie, aérodynamique, détection électronique) n'a été possible que grâce à l'emploi de technologies de découpe laser et de soudures sophistiquées. Le moteur du ventilateur tourne à 90 000 tours/minute et aspire 30 litres d'air à la seconde. Il se branche sur le secteur. Selon le fabricant, les avantages de ce système seraient nombreux, notamment sur le plan environnemental, et se démontrent par des calculs savants : séchage de 15 paires de mains pour le prix d'un seul essuie-mains papier – sous réserve d'une relative stabilité du prix de l'électricité – et 62 % de CO2 en moins, toujours par rapport à la solution des tissus jetables. Il permettrait aussi un gain de place. Le niveau sonore atteint par quinze robinets-sécheurs se déclenchant simultanément dans des toilettes collectives n'a pas été en revanche communiqué !

  • Droit de suite pour « Droit de réponse »

    « Droit de réponse » ! Trente ans plus tard, une légende. Alcool et cigarettes sur le plateau, avec Bofill et Pouillon, Raymond Nicolas, Jean-Claude Ribaut et Olivier Arène : architecture et politique, politique et architecture, un vieux couple que chacun a croisé au moins une fois et qui se présente volontiers sous les atours de la dénonciation, des compromis, sinon des scandales. Du pain béni pour « Droit de réponse », le symbole de la « télé rose » comme on disait à l'époque. Quinze jours plus tôt, le débat s'était clos sur un pugilat à propos de l'arrêt de la publication de $Charlie Hebdo$. Pas de cendriers qui volent pour cette émission, mais il est bien rare d'entendre parler d'architecture et d'urbanisme sur un ton aussi décravaté. Trente ans de cela, et pourtant les questions qui se posaient alors sont celles sur lesquelles nous vivons encore aujourd'hui. Nous sommes entre-temps passés des crises à LA crise. Est-ce qu'une crise permanente est encore une crise ? Habituellement, la crise, on en sort… Comme si « la crise » était paradoxalement devenue durablement notre mode de vie, un état plutôt qu'un (sale) moment. Notre nouvel horizon ?
  • Faut-il des critères précis pour bien juger?

    S'il n'est pas toujours facile d'interpréter le résultat d'un concours – de comprendre comment les projets ont été jugés, selon quels critères, en regard de quelles tensions problématiques, etc. –, il est encore plus difficile de se mettre à la place des membres d'un jury. Nos observations de jurys de concours révèlent un étrange paradoxe. Les périodes de jugement balisées par des critères ouverts, laissant en apparence davantage de latitude, sembleraient plus opératoires que celles reposant sur des critères précis et à première vue contraignants. Si un concours est d'abord une machine à juger, faut-il disposer de critères précis pour bien juger ?

  • Filip Dujardin, tromper l’irréel

    Filip Dujardin ne cache pas son plaisir à provoquer la confusion chez le spectateur qui découvre ses images. Loin de la science-fiction, il parcourt la ligne de crête qui partage le réel de l'irréel, créant un univers peuplé de subtils photomontages où tout est faux, mais uniquement avec du vrai.C'est la nécessité de créer quelque chose par lui-même qui a conduit Filip Dujardin à la photographie. Né à Gand, au cœur de la Belgique flamande, il a grandi non loin de la table à dessin de son père, Alfred Dujardin, architecte d'intérieur.À l'âge des études, il choisit de suivre des cours d'histoire de l'art et se spécialise en architecture.

  • germe & JAM, les mousquetaires du tissu urbain

    Les agences Patrick Germe et JAM sont associées depuis une vingtaine d'années dans la conception de projets urbains et de logements. Entre le professeur et ses anciens élèves, s'est construite une pratique collective où le dessin du tissu urbain s'affirme comme l'enjeu majeur de la production architecturale.

  • Le concours comme mesure de la démocratie

    La politique peut promouvoir la qualité, mais elle peut aussi entériner la médiocrité de l'architecture et des espaces publics ; elle peut établir un chemin vers la durabilité ou se limiter aux pièges de la vague verte. L'étude des concours nous révèle que leur instrumentalisation par le politique, y compris pour promouvoir le développement durable, ne se fait pas toujours sans affronter de redoutables contradictions.

  • Le concours instrumentalisé par les communicants : bienvenue dans le monde des popstarchitectes.

    Le développement, ces dernières années, du starchitecte system a conduit à une instrumentalisation des concours. La compétitivité entre les villes a entraîné une course à la notoriété. De là à faire passer la volonté d'obtenir un projet juste derrière celle de créer un événement médiatique, il n'y a qu'un pas, que les services de communication locaux n'hésitent pas à franchir. En invitant un starchitecte, on passe directement du provincialisme à la globalisation, pour le meilleur et pour le pire.

  • Le grand écart

    À la suite du dialogue avec Jean-François Chevrier publié dans le précédent numéro et qui portait sur l'art des musées, nous continuons à nous interroger avec lui sur les rapports qu'entretiennent l'architecture et le territoire urbanisé avec l'art (d'aujourd'hui). Dans cet article, premier d'une série de sept à venir, à travers la figure du grand écart, l'historien analyse comment l'œuvre d'un peintre qui travaille sur la représentation des grands ensembles peut rendre sensible une idée constructive propre, dans son ambiguïté, à l'art et à l'image du corps modernes.
  • Le Mémo, médiathèque de Montauban


    Maître d'ouvrage :
    Ville de Montauban
    Maîtres d'oeuvres :Colboc Franzen & associés (CFA), Géraud Pin-Barras (Chef de projet), Groupe Alto (BET structure), Inex (BET fluides et HQE), bureau Michel Forgue (économiste),  ATPI (VRD), J.-P. Lamoureux (acoustique), D Paysage (paysagiste), SB.RB/Sophie Bruère, Raymond Belle (éclairage)
    Entreprises :Lagarrigue BTP et INSE (terrassement, fondations, gros œuvre), Renaudat (charpente métallique), SO.PRI.BAT  (couverture en bac acier + étanchéité),   Troisel SA (bardage et sur-toiture en panneaux de céramique)
    Cout : 12 M. € T.T.C.
    Date de livraison :février 2013
  • Les concours forment-ils la jeunesse ?

    En France, l'État est un « grand fétiche », comme l'a qualifié le sociologue Pierre Bourdieu. Mais quels sont les agents de ce pouvoir dans l'univers des architectes ? Le sociologue Jean-Louis Violeau a longuement étudié le milieu des architectes. Il s'est notamment intéressé aux concours Europan et aux Albums de la jeunesse architecturale. Il nous montre comment, en France, une profession fortement attachée à l'exercice libéral se structure dès la sortie du diplôme autour d'institutions promotionnelles très liées à l'État…

  • Les experts sont-ils à leur place dans les concours ?

    Si l'on considère que la plupart des acteurs engagés dans un concours sont experts dans des domaines particuliers, on peut s'étonner que l'on parvienne, dans la plupart des cas, à formuler un jugement qualitatif équilibré. La joute des expertises se complique désormais avec le recours aux spécialistes de l'environnement : qu'il s'agisse d'individus ou de normes de certifications, les effets pervers de leurs arbitrages déterminants dans les jurys sont de plus en plus dénoncés.


  • Peut-on encore critiquer les projets d’un concours ?

    Parce que l'organisation de concours est le signe d'une vie démocratique de la cité, les débats qui animent les jurys ne peuvent se cantonner au huis clos de leurs délibérations. La publication de l'ensemble des projets et leur critique par la presse devraient faire partie intégrante du cycle des concours. C'est ce que d'a tente de faire depuis dix ans, mais les choses ne sont pas toujours aussi simples…

  • Que savons-nous des concours ?

    Ce n'est un secret pour personne : si certains architectes ont un problème avec l'imagerie contemporaine, les concours souffrent d'un problème d'image. Ces malaises ne datent pas d'hier, faut-il le rappeler. En plein XIXe siècle comme dans les années 1920, qu'il s'agisse des dizaines de concours organisés à Londres ou en Angleterre de façon générale, les architectes se plaignaient déjà de ce que certains « perspectivistes » travaillaient discrètement pour plusieurs concurrents d'un même concours et pouvaient « intervenir » sur ces projets en construisant leurs images.

  • Stadshal, Gand, Belgique


    Maîtres d'ouvrages :
    Ville de Gand, de Lijn, TMVW
    Maîtres d'oeuvres :Robbrecht en Daem + Marie-José van Hee, Wim Menten et Bert Callens (chefs de projet), J. Baes, T. Broes, K. Cammers, A. Clissen, M. Deboutte, P. Decouttere, A. Deruyter, L. Everaerd, T. Hofkens, G. Jansseune, D. Libens, C. Osten, F. Reumers, S. Reynaert, M. Rohde, J. Robbrecht, M. Sicoli, G. Swolfs, P. Vanderhoydonck, K. Vermeeren, C. Voet, W. Walschap (équipe), BET structures; BAS, Dirk Jaspaert, Ingénierie; studiebureau Boydens, Paysagiste; Wirtz international
    Cout :3,5 M. €   
    Date de livraison : 2012