D’a : Votre premier souvenir d’architecture ?
CB : Des bottes de paille délimitant les futurs bâtiments sur le chantier de l’école de cirque Annie Fratellini en troisième année d’école d’architecture.
JE : Hong Kong à 7 ans.
D’a : Que sont devenus vos rêves d’étudiant ?
CB : Une expérimentation joyeuse nécessitant une agilité permanente.
JE : De la théorie à l’Excel.
D’a : À quoi sert l’architecture ?
À faire société.
D’a : Quelle est la qualité essentielle pour un architecte ?
L’écoute.
D’a : Quel est le pire défaut chez un architecte ?
Le mépris.
D’a : Quel est le vôtre ?
L’impatience.
D’a : Quel est le pire cauchemar pour un architecte ?
Une mauvaise maîtrise d’ouvrage.
D’a : Quelle est la commande à laquelle vous rêvez le plus ?
Une commande où l’on est désirés.
D’a : Quels architectes admirez-vous le plus ?
Lina Bo Bardi.
D’a : Quelle est l’œuvre construite que vous préférez ?
CB : Toutes ces architectures vernaculaires aperçues lors de mes voyages.
JE : Le Colisée carré de Rome.
D’a : Citez un ou plusieurs architectes que vous trouvez surfaits.
Il faut de tout pour faire un monde.
D’a : Une œuvre artistique a-t-elle plus particulièrement influencé votre travail ?
CB : Une rencontre imaginaire entre Sally Gabori, Bérengère Cournut, Sophie Calle et Marielle Macé…
JE : Non.
D’a : Quel est le dernier livre qui vous a marqué ?
Petit-bleu et Petit-jaune, par Leo Lionni, fantastique (un classique de la littérature jeunesse, publié en 1970 à l’École des loisirs, ndlr).
D’a : Qu’emmèneriez-vous sur une île déserte ?
CB : Mon carnet à dessin.
JE : Un bob et des raquettes de plage.
D’a : Votre ville préférée ?
CB : Un refuge de montagne dans les Pyrénées.
JE : Bordeaux, évidemment.
D’a : Le métier d’architecte est-il enviable en 2025 ?
Bien sûr, avec force, courage et joie.
D’a : Si vous n’étiez pas architecte, qu’auriez-vous aimé faire ?
CB : Jardinière.
JE : Menuisier.
D’a : Que défendez-vous ?
Le plaisir.