Copyright : ©Marco JEANSON

Il fait nuit, subrepticement le taxi quitte la route et s’engage sous la pinède dans le noir absolu, avant de traverser un vaste camping abandonné. Il s’arrête devant une grande porte métallique entourée de murs hérissés de barbelés : « Vous êtes arrivé, vous pouvez descendre. » J’appuie sur le bouton de l’interphone et l’un des vantaux s’ouvre en grinçant, après un long moment d’attente. Une voie féminine me guide dans la pénombre vers une pièce vitrée qui brille comme un phare. J’entre dans une grande salle posée en amphithéâtre au-dessus de la mer, et je m’assois sur un canapé en cuir blanc entre deux gigantesques tigres empaillés. Rudy Ricciotti apparaît, aussi impérial et imprévisible qu’Al Pacino dans Scarface, le film de Brian de Palma. L’entretien peut commencer…

J’ai pu pénétrer il y a peu de temps dans le Stadium de Vitrolles et j’ai été frappé par la puissance de ce bâtiment…

Le stadium a vécu un an ou deux, puis la ville de Vitrolles est passée à l’extrême droite et l’intercommunalité socialiste a supprimé la subvention qui permettait son entretien et son fonctionnement, comme s’il fallait punir la population. Ce qui a condamné cet édifice à mort. (...) (...)

Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne