Dominique Machabert, journaliste, enseignant et spécialiste de Álvaro Siza et d'Eduardo Souto de Moura, a réalisé cet entretien en mai 2004.
Vous parlez de Porto comme étant votre territoire, votre lieu, votre maison. Vous dites qu’ailleurs vous êtes un spectateur. Quel est ce territoire dont vous parlez ?
Il n’est pas que géographique, en effet. On m’a raconté que Godard avait dit à peu près ceci, que ce qu’il cherchait à retrouver dans le nouveau cinéma, c’était son temps. Je sais d’expérience que le sentiment de notre jeunesse ne revient jamais. Il est en nous, il n’appartient qu’à nous et à ceux qui ont vécu la même époque. La jeunesse actuelle vit d’autres choses. Tout a tellement changé, la mentalité, le temps, tout. (...) (...)