L'idée de transmettre des données par la lumière pourrait bien devenir une réalité demain. Via des protocoles telle le LiFi, abréviation de Light Fidelity, de nouveaux domaines d'application vont se développer là où le WiFi n'est pas toujours le meilleur vecteur.
Le principe du LiFi existerait depuis plus d'un siècle, le premier appareil étant le photophone inventé par Alexander Graham Bell en 1880. Toutefois, l'essor de ce protocole est indissociable de celui des LED, sources lumineuses électroniques capables de commuter (s'allumer et s'éteindre) plus d'un million de fois en une seconde. La technologie peut être comparée à un morse ultra-rapide. Pour fonctionner, elle a besoin d'un récepteur capable de décoder les impulsions lumineuses. Cet appareil se présente sous la forme d'une grosse lentille connectée à un ordinateur.
Le LiFi ne veut pas se substituer au Wi-Fi, mais viendrait en complément. Il pourrait être installé dans les univers sensibles au piratage informatique, la lecture de données ne pouvant s'effectuer qu'à proximité de la source d'émission. Il est aussi plus rapide que le Wi-Fi, les débits actuels de 10 Gbit/sec devant être rapidement multipliés par dix. Enfin, le LiFi n'émet pas d'ondes et reste a priori inoffensif pour la santé. Une start-up française s'apprête à commercialiser des ampoules LiFi à installer sur les luminaires domestiques. À terme, le LiFi pourrait être installé dans les musées, où il pourrait remplacer les appareils de type audio-guides. La SNCF testerait ce système qui permettrait aux voyageurs de se repérer dans les trains et les gares. Dans les deux cas, les informations seraient décodées par les capteurs d'intensité lumineuse des Smartphones, aujourd'hui bridés mais qui seraient déjà capables de recevoir ce type de signal. La lumière, nouvel arrivant dans l'arsenal des bâtiment hyper connectés ?
Une des six start-up développant le LiFi au niveau mondial est basée à Vélizy. Il s'agit d'Oledcomm, une émanation du laboratoire de l'université de Versailles. Oledcomm avait débuté ses recherches autour de la communication lumineuse pour le secteur de l'automobile. Elle va proposer des applications domestiques à la fin du premier trimestre 2013 et serait en contact avec plusieurs architectes intéresséq par la technologie.