Maître d’ouvrage : OGIC

Maîtres d’œuvre : Lambert Lénack architectes (Jean-Baptiste Bouvet, directeur de projet) ; agence ter, paysagistes ; Elithis, VPEAS, BENEFFICIENCE, BE Nat’

Entreprises : Eurobat (construction), Decomo (préfabricant)

Programme : 30 logements en accession libre

Surface : 2 350 m2 SDP

Coût : 4,5 millions d’euros HT (hors infrastructure et paysage)

Livraison : juin 2023 

Dans la densité de la métropole parisienne, rare est l’opportunité d’aménager un quartier au cœur d’un parc boisé centenaire comme celui développé par l’agence ter dans le parc Princesse au Vésinet, dans les Yvelines. Sur l’un des lots à bâtir, Adrien Lambert et Étienne Lénack déclinent trois figures autour du volume cubique. Précisément réglée dans son système constructif issu de la préfabrication et dans son ordonnancement, l’architecture soigne le standing de ces logements en accession libre et témoigne d’une attention fine à ce paysage remarquable et à l’histoire de cette cité-jardin cossue. Par ses qualités et de manière inattendue, cette opération immobilière privée fait aussi la démonstration qu’architectes et promoteur ont su travailler en bonne intelligence.

Pièce urbaine de la cité-jardin huppée du Vésinet, l’hôpital construit au XIXe siècle et toujours en activité trône au milieu d’un parc forestier, le parc Princesse, dont l’étendue constitue aujourd’hui une opportunité foncière pour accueillir, tout autour, un nouveau quartier d’habitat. Ce paysage d’exception et l’attention qu’il demande invitent l’aménageur Grand Paris Aménagement à confier son urbanisation à des paysagistes, en l’occurrence l’agence ter qui a conforté l’identité bucolique de la commune aux multiples plans d’eau avec la création d’un lac. Afin de préserver ce bois centenaire, elle a aussi fait le choix de disséminer les lots à bâtir dans les clairières existantes, tout en accordant aux architectes une certaine liberté d’implantation. Au nom de l’éclectisme stylistique qui caractérise la ville historique et dans ce même esprit de liberté, les prescriptions architecturales de l’agence ter étaient relativement souples. Sans doute cela explique-t-il la grande hétérogénéité des immeubles d’habitation qui ont poussé là, salutairement compensée par l’immuable parc forestier.

Dans cette urbanisation en forme de cadavre exquis se détachent trois petits édifices réalisés par les architectes Lambert Lénack qui, par la justesse de leur échelle, l’épure de leur construction et leur texture discrète accordée à la palette végétale, expriment cette situation très spécifique : l’implantation dans un bois. À cette exception près, aucune règle claire ne semble canaliser cette nouvelle ZAC, même au sein de ce lot de 56 logements où les architectes associés (SOA) ont adopté pour leurs propres constructions une forme de maniérisme qui semble décalée. L’effet d’imbrication artificielle qui en résulte altère la cohérence de l’îlot et met plus encore en évidence la pertinence des choix conceptuels de l’agence Lambert Lénack.

 

Variations autour de la préfabrication

À leur approche, ces trois bâtiments dévoilent leur raffinement. Le positionnement de chacun, qui semblait aléatoire à première vue, cherche à minimiser l’implantation au sol, à contourner poliment les arbres et à épargner les vis-à-vis. La géométrie du plan carré, inspirée des (...)

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