Certaines
photos donnent une image de l’histoire. Après que les paras et les chars
soviétiques eurent envahi la Tchécoslovaquie et mis un brutal coup d’arrêt à ce
qui fut appelé le printemps de Prague, Josef Koudelka, alors trentenaire, grimpe
sur un échafaudage, demande à un homme de tendre le bras afin de placer son
bracelet-montre en premier plan au-dessus d’une artère déserte. Il était 12 h 20,
ce 21 août 1968. Son cliché, largement diffusé, primé mais resté anonyme,
immortalise un moment crucial. Exilé depuis, Koudelka se fera reconnaître plus
tard par son usage de formats panoramiques, d’abord obtenus par découpage avant
de résulter de l’emploi d’appareils adéquats.
Ceux qui rendent compte de sa fréquentation méditative des ruines antiques $##$ des pourtours médite (...)