La question de l’autonomie et du vieillissement des personnes revient au cœur des préoccupations dans la conception des logements. À la suite des évolutions imposées par la loi ELAN – dont le pourcentage de constructions neuves accessibles par ascenseur ou en rez-de-chaussée a été revu à 20 % –, la salle de bains a fait l’objet de débats animés en décembre dernier, lors du Comité interministériel du handicap. En effet, la « généralisation des douches à l’italienne sans ressaut ni bac » imposerait des contraintes techniques et donc des surcoûts. Par exemple, l’absence d’emmarchement induirait une chape de 7 cm minimum et donc une modification de la conception globale d’un édifice, avec un surpoids des structures. L’absence de rehaut au niveau des seuils de porte aurait également pour conséquence d’imposer une étanchéité sur toute la surface de la pièce d’eau. En parallèle de ces compromis à trouver, et au-delà de la question du design et des innovations dont ce dossier ne se prive pas, la douche à l’italienne doit se généraliser tout en s’affranchissant d’un mal tenace qui lui colle à la peau : le dégât des eaux.
Douches pour tous : Accessibilité et design de la salle de bains
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