Copyright : ©Luc BOEGLY

Maîtres d'ouvrages : BET Solares Bauen
Maîtres d'oeuvres :
Richter architectes ; fluides et environnement, Solares Bauen ; structure, Capem ; économie, E3
Surface SHON : 500 m2 utiles
Cout :
1 million d’euros HT
Date de livraison :
2019

Partant d’un plan carré initial, les architectes parviennent à générer une grande diversité d’espaces de travail en ayant recours à deux seuls dispositifs architecturaux : des baies à l’évasement progressif et un vide central structurant.

 

Cette opération répond à la transformation d’un édifice industriel – autrefois administration des forges, puis atelier de torréfaction de café – en espaces de travail pour le bureau d’études techniques Solares Bauen – spécialisé dans la thermique, les fluides et l’environnement. Située en zone naturelle, à quelques minutes à vélo du centre de Strasbourg, la parcelle est caractérisée par sa géographie particulière, une lanière de paysage en bordure de la rivière de l’Ill, ponctuée de rares constructions historiques en bois sombre qui apparaissent à peine derrière la végétation. Enthousiasmés par le potentiel de cet environnement et sa localisation stratégique, les maîtres d’ouvrage y projettent l’aménagement de leurs nouveaux bureaux, qu’ils souhaitent confortables et évolutifs, en écho à leur organisation très transversale.

Libéré de ses deux excroissances, le volume existant principal, de base carrée, a été débarrassé de son plancher, puis surélevé pour accueillir trois plateaux de bureaux. Le dessin initial des façades avec ses grandes fenêtres a été conservé, comme l’imposait le règlement. À partir de cette nouvelle capacité, les architectes développent une stratégie progressive d’ouverture sur le paysage, développée dans la verticalité : fenêtres sur allèges pleines au rez-de-chaussée, puis avec allèges vitrées et, enfin, grandes baies horizontales donnant sur la canopée au niveau supérieur.

Doté d’un plan très efficace, le bâtiment dont les points porteurs sont rejetés en façade est organisé autour d’un vide central toute hauteur, de base carrée également. Protégé de panneaux de bois à claire-voie, ce vide permet de créer des relations visuelles et sociales entre les trois niveaux. Il devient également un élément important de structuration et de définition des espaces de travail. Par sa position et ses dimensions, il fait office de séparatif naturel et distribue des situations spatiales variées, selon l’orientation, la lumière, les vues sur l’extérieur et la position en hauteur. Flexibles, les plateaux ouverts profitent ainsi d’un niveau d’intimité et de confort suffisant sans pour autant nécessiter de réels cloisonnements. Ainsi le lien est-il maintenu entre les collaborateurs qui peuvent embrasser la volumétrie intérieure sans pâtir de l’inconfort d’un open space.

Cette performance du plan en termes d’usages et de perception est propice au développement d’une dynamique de travail collaboratif et créatif, ainsi qu’à l’évolutivité des pratiques. Côté sud, des parois pleines menuisées abritent les pièces humides, les escaliers ou la salle de réunion de part et d’autre de l’entrée, en marquant ainsi l’accès. Et afin de profiter pleinement des volumes disponibles et d’économiser la matière, les réseaux et câblages sont invisibles, sans recours à des faux plafonds.

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