n°330 - novembre 2025

  • Une question d’acceptabilité Construction d’une école élémentaire de deux classes, Ventavon, Hautes-Alpes

    Fin de l’été, dernières vagues de chaleur. Nous sillonnons les Baronnies de Provence. Virages à droite, le cours bleu turquoise de Eygues à gauche, parois escarpées de tous les côtés. Après avoir traversé la France en TGV, défile un paysage de moyenne montagne que je ne regarde pas vraiment. Nous débattons chaudement, avec quelques journalistes et les architectes de l’atelier PNG : la critique architecturale doit-elle être politique ? L’architecture peut-elle l’être vraiment ? Existe-t-il plusieurs manières d’être écologique ?

    De la gare de Lyon à Ventavon, nous sommesarrivésà 680 mètres d’altitude. Des génoises coiffent des maisons entremêlées. Des volets « bleu charrette » habillent des crépis pastel. Des voitures encombrent les ruelles.L’œil du critique, ni vraiment complaisant, ni tout à fait hostile, est un spécialiste de l’analyse. Cependant, deux heures dans cette école suffiront-elles à battre en brèche nos critères d’évaluation, élaborés dans des paysages métropolitains, et à nous déprendre de trop de certitudes et de condescendance ?

  • Wolfgang Tillmans Ceci n’est pas un livre

    Malgré son titre, « Book for Architects » n’est pas un livre de papier mais une projection d’images fixes. Entièrement consacrée à l’architecture, cette fresque photographique était présentée au cœur de la formidable exposition conçue par Wolfgang Tillmans pour le Centre Pompidou avant sa fermeture. Ce projet, entamé à la fin des années 1990, avait été présenté pour la première fois en 2014 à la Biennale de Venise sur l’invitation de Rem Koolhaas. Si sa forme est restée identique, sans aucune actualisation, il reste ouvert aux relectures et aux réinterprétations, comme n’importe quel livre.

  • « Ne rien savoir, tout découvrir », MBL Architectes

    Depuis plus de vingt ans, Sébastien Martinez-Barat et Benjamin Lafore (MBL) procèdent par prélèvement et assemblage d’images, de documents ou d’objets trouvés pour construire des inventaires ouverts et performatifs de la vie domestique péri-urbaine. Nous les avons rencontrés pour saisir comment cette démarche nourrit aujourd’hui leur pratique de la maîtrise d’œuvre.