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  • Les arbres, les architectes et l’école - Écoles maternelle et primaire, La Selle-Craonnaise, Mayenne

    Maîtrise d’œuvre : Huitorel & Morais architectes ; cheffe de projet : Jade Barreteau – 

    Maîtrise d’ouvrage : commune de La Selle-Craonnaise (53) 

    BET :structure et charpente, Racine BE ; fluides et thermique, Thalem Ingénierie ; acoustique, Acoustibel – 

    Entreprises : gros œuvre, Sabin bâtiment ; charpente, isolation et bardage, Scob ; couverture, Paumard ; menuiseries extérieures, Chabrun 

    Surface de plancher : 444 m2 – Coût : 1 million d’euros HT (hors espaces extérieurs) 

    Calendrier :2019-2023

  • À la recherche d'une alternative constructive

    par Stéphane Berthier

    Serge Joly et une équipe d’ingénieurs viennent de terminer les études d’une construction écologiquement exemplaire, pour la Ville de Paris. Cet édifice de 3 000 m2 situé dans le lotissement des Messageries, près de la gare de Lyon, accueillera en 2025 une école polyvalente et une crèche de 68 berceaux. Élaborée à partir d’une palette de matériaux alternatifs au béton armé, cette expérience est riche d’enseignements pour la connaissance de la construction décarbonée.

  • Au service du commun - Halle de marché, Scionzier, Haute-Savoie

    Maître d’ouvrage : commune de Scionzier

    Maître d’œuvre :Atelier Archiplein

    BET : Arborescence, structure bois ; Tectoniques, GC ; Uguet, VRD

    Programme : rénovation du cœur de ville, halle de marché et place publique

    Entreprise : LPS, charpente

    Surfaces : halle, 680 m2 ; place, 1 ha

    Coût : 4, 5 millions d’euros HT

    Calendrier :concours, 2020 ; livraison, 2023

  • Collages- Entretien avec Bernard Desmoulin, le 10 juillet 2023

    Entretien avec Bernard Desmoulin, le 10 juillet 2023

    Un quartier branché derrière le boulevard Bonne-Nouvelle, où les effluves des cuisines du monde se marient avec les vêtements colorés de l’été, les langues orientales et étrangères comme avec les vrombissements des moteurs des voitures et des scooters… Pas de code, ni d’interphone, toutes les portes sont ouvertes et avec le photographe nous entrons directement dans l’ascenseur. Une fois dans la cabine, nous devons téléphoner pour que quelqu’un l’appelle depuis le dernier étage. Enfin arrivés, nous franchissons une grille de protection métallique entrouverte et nous plongeons dans une ambiance calme et blanche qui contraste avec l’agitation du rez-de-chaussée. Bernard Desmoulin, toujours affable, nous entraîne au fond de son agence dans une salle qui donne de toutes ses fenêtres sur l’horizon apaisé des toitures parisiennes.


  • Façades : de l'esthétique à l'utilité

    Juin et juillet 2023 ont été les mois les plus chauds que nous ayons jamais connus dans l’hémisphère Nord et, selon les scientifiques du Giec, c’est le début d’une longue série. Exposées aux éléments extérieurs, les façades sont en première ligne pour assurer une protection aux occupants face aux aléas climatiques, été comme hiver. Elles sont aussi utiles à la valorisation des apports solaires – lumière naturelle, chaleur, énergie –, et à l’intégration des systèmes de ventilation naturelle.
  • Harry Gruyaert, la couleur des sentiments



    Harry Gruyaert expose tout l’été au BAL, haut lieu parisien de la photographie, créé en 2010 par Raymond Depardon et Diane Dufour. On peut y voir (ou revoir) une série de 80 tirages Cibachrome originaux, réalisés entre 1974 et 1996, réunis pour la première fois à partir de collections institutionnelles et privées, ainsi qu’un diaporama mis en musique par Tuur Florizoone. L’œuvre de Harry Gruyaert, dominée par la couleur, est sublimée par la scénographie polychrome conçue par Cyril Delhomme.

  • Le grand oubli de la commodité

    Face à la catastrophe climatique dont l’opinion publique a largement pris la mesure avec la terrible année 2022, faite de canicules durant l’été et de pénurie d’énergie durant l’hiver, et qui bouleverse la nature chimique, physique et biologique de la zone critique terrestre dans laquelle nous habitons (de la lithosphère à l’atmosphère), il est important aujourd’hui de comprendre comment se transforment (et vont se transformer) en conséquence les valeurs morales, juridiques ou esthétiques et plus généralement comment le réchauffement climatique révolutionne le politique et la culture. La thèse que nous soutenons ici sera celle d’un retour en architecture de la notion de « commodité », une catégorie esthétique disqualifiée par l’usage des énergies fossiles au XXe siècle, oubliée durant la postmodernité, mais qui constituait autrefois avec la solidité et la beauté (ou la distinction) la triade originale permettant de définir une œuvre d’art.

  • Les constructions en matériaux naturels et crus : vers une architecture décarbonée ?

    par Maïlys Fabre

    Les matériaux naturels et crus, réputés pour leurs contributions à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sont aujourd’hui plébiscités. Pourtant, une analyse comparative menée par Maïlys Fabre dans le cadre d’une recherche1 menée à l’ENSA de Versailles met en évidence les limites de l’extrapolation selon laquelle l’utilisation de matériaux naturels et crus réputés peu carbonés garantirait que l’édifice qui en résulte serait lui-même bas carbone. SB.

  • Les matériaux naturels au secours du climat ?

    La nouvelle réglementation environnementale RE 2020 vise à décarboner les constructions en plus de réduire encore les consommations d’énergie des bâtiments. Elle fixe des seuils maxima d’émissions de gaz à effet de serre lors de la construction d’un édifice, déjà difficiles à respecter aujourd’hui mais qui vont devenir de plus en plus exigeants au fil du temps, pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Dans quelle mesure les matériaux dit écologiques, qu’ils soient naturels, crus, bio ou géosourcés peuvent-ils accompagner cette transformation ?
  • L’agence Vurpas - L’unité architecturale restaurée

    Installée à Lyon, l’agence Vurpas Architectes s’entoure de compétences multiples pour mener à bien des restructurations d’édifices avec ou sans extension et d’équipements culturels, universitaires et scolaires. Forte d’une expérience de trente ans, elle œuvre avec une certaine liberté, depuis le respect des doctrines d’intervention sur l’existant à la création d’une nouvelle unité architecturale. Elle livrera à la rentrée 2023 dans le quartier de la Confluence un groupe scolaire installé dans un ancien hangar de stockage.

  • L’architecture au prisme des contraintes environnementales : le regard singulier de Gilles Perraudin

    Si les questions environnementales sont de plus en plus prégnantes, les labels et les normes propres à l’univers de la construction garantissent-ils pour autant la valeur écologique d’une architecture ? Nous avons interrogé l’architecte Gilles Perraudin, bien connu pour ses œuvres en pierre massive, ses expérimentations et son engagement pour une construction écoresponsable.

  • L’œuvre visible, la part de l’invisible

     

    Les objectifs chiffrés de la RE2020 ont été définis lors d’une phase expérimentale dite E+C- précédant l’entrée en vigueur de la réglementation. Pour cela, un audit réalisé sur un millier de bâtiments a permis de connaître les émissions moyennes des constructions d’aujourd’hui, par typologies programmatiques, ainsi que la répartition de ces émissions selon les parties d’ouvrages ou corps d’état. Ses conclusions sont peu connues dans la communauté des architectes alors qu’elles nous apportent des éléments de réflexion susceptibles de réviser nos idées reçues sur ce qu’est un bâtiment bas carbone. D’une façon plus générale, ces a priori doivent être réinterrogés à la lumière de trois facteurs déterminants : la répartition du carbone dans une construction, la nécessaire transformation des matériaux écologiques pour les rendre compatibles avec le cadre normatif contemporain et enfin le surcroît de complexité constructive qu’engendrent ces matériaux fragiles. 

     

  • PLURIDISCIPLINAIRE

    Au dixième

    Présentéelors de la 17e Design Parade d’Hyères à la villa Noailles, la collection de mobilier intitulée « Au Dixième » est pensée, construite et assemblée comme un bâtiment, à l’échelle 1/10e, tout le langage de l’architecture s’inscrivant dans le meuble. Sans clou, ni vis, chaque meuble est le résultat d’un assemblage spécifique de bois et de liens en corde noué, tressé ou tissé et d’une clef en marbre qui révèle les points de faiblesse et de tension. De cet assemblage empirique, qu’ils prototypent eux-mêmes, naît une réflexion sur les points forts et les points faibles des deux matériaux, le bois et la corde. La corde en papier maintient le bois en évitant au maximum le recours à la quincaillerie, et les liens mettent en avant les jonctions et soulignent les fondamentaux de la structure. Parce qu’une fine feuille de bois se tord facilement, elle sera renforcée par l’utilisation de la corde. Construit en pièce unique ou en petite série, le mobilier est envisagé comme un bâtiment. Cette écriture très personnelle est également nourrie d’influences esthétiques multiples venues du mobilier africain et indien.

  • Trois opérations, trois cas d ’ espèces Logements à Boulogne - Billancourt, Paris 18 e , Saint - Ouen

    Maîtrise d’ouvrage : Immobilière 3F

    Maîtrise d’œuvre : Atelier Martel ; EVP, BET structure ; Espace Temps, BET fluides ; Cabinet Philippe Colas, économiste

    Artiste : Sandra Rocha

    Mission : complète

    Programme : construction d’un immeuble de 12 logements sociaux et d’un local d’activité

    Surface : 917 m2 (SDP)

    Coût : 2,44 millions d’euros HT

    Calendrier :études 2018-2019 ; travaux, 2021-2023 

  • What’s up décor ?

    Derrière les personnages de l’âge d’or des cartoons produits par les studios Warner se cachent des œuvres d’art aux perspectives et aux couleurs folles. Les décors de Bugs Bunny ou de DaffyDuck révèlent les héros méconnus du flat art.

  • « Géographies construites » : Paulo Mendes da Rocha à la Casa da Arquitectura de Matosinhos

    Il était temps qu’une exposition rende hommage à Paulo Mendes da Rocha (1928-2021), l’un des grands architectes de la modernité dont la reconnaissance fut tardive. Celle qui a ouvert ce printemps à la Casa da Arquitectura de Matosinhos n’a pas la taille de celle de Norman Foster au Centre Pompidou mais elle en vaut largement plus le déplacement. Conçue par Jean-Louis Cohen et Vanessa Grossman, mise en scène par Eduardo Souto de Moura, elle nous invite à découvrir une œuvre d’une grande cohérence, marquée par l’humanisme optimiste de son temps mais intemporelle par sa foi en la puissance symbolique de l’architecture comme instrument politique au service de tous.