Copyright : ©Arthur Crestani

Au dixième

Présentée lors de la 17e Design Parade d’Hyères à la villa Noailles, la collection de mobilier intitulée « Au Dixième » est pensée, construite et assemblée comme un bâtiment, à l’échelle 1/10e, tout le langage de l’architecture s’inscrivant dans le meuble. Sans clou, ni vis, chaque meuble est le résultat d’un assemblage spécifique de bois et de liens en corde noué, tressé ou tissé et d’une clef en marbre qui révèle les points de faiblesse et de tension. De cet assemblage empirique, qu’ils prototypent eux-mêmes, naît une réflexion sur les points forts et les points faibles des deux matériaux, le bois et la corde. La corde en papier maintient le bois en évitant au maximum le recours à la quincaillerie, et les liens mettent en avant les jonctions et soulignent les fondamentaux de la structure. Parce qu’une fine feuille de bois se tord facilement, elle sera renforcée par l’utilisation de la corde. Construit en pièce unique ou en petite série, le mobilier est envisagé comme un bâtiment. Cette écriture très personnelle est également nourrie d’influences esthétiques multiples venues du mobilier africain et indien.

Cuisine d’été

À l’échelle de l’abri, cette cuisine d’été en bauge construite en Normandie offre un espace minimum extérieur protégé. Ancrée dans un territoire ou l’identité paysagère passe des falaises aux plaines, la construction utilise les ressources locales ; grès, brique d’argile cuite, paille des moissons, terre extraite du sol. Les fondations sont en béton cyclopéen extrait des bâtiments démolis, les arches sont conçues en bauge, la structure est en bois brûlé, et le soubassement en brique issue du démontage d’une ancienne maison, l’ensemble dessinant un cercle de 26 km d’approvisionnement. Implanté localement, ce projet suit une démarche participative et associative, et mélange aux données naturelles du territoire une construction artisanale qui manipule les matières locales. Surface : 5 m2.

 

Intérieur Crimée

Dans cette rénovation d’appartement de 70 m2, Materra-Matang a imaginé un mobilier architectural en bois créant l’identité du lieu. Ici le mobilier sert de parois, devient un placard, une cloison que l’on traverse pour se rendre d’une pièce à l’autre. Tout le réseau électrique et de plomberie passe dans les parois et les meubles,  (...)  (...)

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